Haut fonctionnaire cultivé, humaniste et intègre, Constantin Sachs devient le plus heureux des hommes en épousant la jolie Pauline, ravissante jeune femme tout juste sortie du pensionnat. Souhaitant faire d’elle son égale, il se lance dans un travail de Pygmalion qui s’avère plus difficile qu’il l’aurait cru. Et sa tâche se complique encore avec l’arrivée dans leur entourage du prince Galitzki, richissime écervelé à qui la beauté de Pauline a tourné la tête…
Ami de Tourguéniev et mentor de Tolstoï, Alexandre Droujinine (1824-1864) publia Pauline Sachs, son chef-d’œuvre, en 1847. D’une étonnante maturité pour un écrivain de vingt-trois ans, il lui apporta une immédiate notoriété ; par son féminisme et sa portée politique, Dostoïevski jugea qu’il avait exercé une « immense influence civilisatrice » sur sa génération.