{"id":865,"date":"2016-08-19T14:59:53","date_gmt":"2016-08-19T12:59:53","guid":{"rendered":"http:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=865"},"modified":"2017-07-20T18:04:24","modified_gmt":"2017-07-20T16:04:24","slug":"michel-evgrafovitch-saltykov","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=865","title":{"rendered":"Michel Evgrafovitch Saltykov-Chtch\u00e9drine"},"content":{"rendered":"<div class=\"textecourantjustif\">\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Michel Evgrafovitch Saltykov-Chtch\u00e9drine aux \u00e9ditions Sillage :<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/?p=600\"><em>Les Golovlev<\/em><\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-811\" src=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/saltykov-1.jpg\" alt=\"saltykov\" width=\"154\" height=\"198\" srcset=\"https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/saltykov-1.jpg 154w, https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/saltykov-1-117x150.jpg 117w\" sizes=\"auto, (max-width: 154px) 100vw, 154px\" \/>1826\u00a0: Le 27 janvier, naissance de Michel Evgrafovitch Saltykov dans le village de Spas-Ougol (province de Tver). Il est le sixi\u00e8me enfant d\u2019Olga Mikha\u00eflovna Zab\u00e9lina, fille d\u2019un marchand anobli, et d\u2019Evgrav Vassili\u00e9vitch Saltykov. Son p\u00e8re, gentilhomme retir\u00e9 sur ses terres, est un quinquag\u00e9naire lunatique, d\u00e9vot\u00a0; ayant d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 la gestion de ses affaires \u00e0 son \u00e9pouse, il passe l\u2019essentiel de son temps clo\u00eetr\u00e9 dans sa biblioth\u00e8que.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1836\u00a0: En ao\u00fbt, il est envoy\u00e9 dans l\u2019une des \u00e9coles les plus r\u00e9put\u00e9es de Russie, la pension Noble, \u00e0 Moscou. En 1838, il est re\u00e7u au Lyc\u00e9e Imp\u00e9rial de Tsarsko\u00ef\u00e9 S\u00e9lo.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1841\u00a0: Il publie un po\u00e8me dans une revue litt\u00e9raire p\u00e9tersbourgeoise, et commence \u00e0 fr\u00e9quenter les salons litt\u00e9raires de la capitale, o\u00f9 il est re\u00e7u malgr\u00e9 son jeune \u00e2ge.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1844\u00a0: En juin, il sort du Lyc\u00e9e Imp\u00e9rial sans r\u00e9sultats notables, et est affect\u00e9 au minist\u00e8re de la Guerre. Proche des cercles lib\u00e9raux, il lit George Sand, les socialistes utopiques fran\u00e7ais et les revues de tendance occidentale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1847\u00a0: Il publie des notes de lecture dans <i>Le Contemporain<\/i> et <i>Les Annales de la patrie<\/i>, ainsi qu\u2019une nouvelle dans cette derni\u00e8re revue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1848\u00a0: Apr\u00e8s la chute de Louis-Philippe en France, la censure redouble de vigilance. La publication d\u2019<i>Une affaire embrouill\u00e9e<\/i>, r\u00e9cit satirique, dans <i>Les Annales de la patrie<\/i>, lui vaut d\u2019\u00eatre arr\u00eat\u00e9 le 3 mai puis d\u2019\u00eatre envoy\u00e9 en exil \u00e0 Viatka (aujourd\u2019hui Kirov), o\u00f9 il re\u00e7oit un emploi de copiste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1848-1855\u00a0: Durant ses huit ann\u00e9es d\u2019exil, Saltykov, travailleur \u00e9nergique, obtient un avancement rapide et d\u00e9couvre la Russie profonde, la corruption de l\u2019administration et les tensions \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans le monde paysan. Ses fr\u00e9quentes suppliques adress\u00e9es \u00e0 l\u2019Empereur pour quitter la ville restent lettre morte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1851\u00a0: En mars, mort de son p\u00e8re. Ce n\u2019est qu\u2019en 1853 qu\u2019il obtient un cong\u00e9 pour se rendre dans son village natal. Dans les ann\u00e9es qui suivent, ses fr\u00e8res se livrent \u00e0 une cour acharn\u00e9e aupr\u00e8s de leur m\u00e8re, esp\u00e9rant chacun obtenir \u00e0 sa mort la meilleure part du domaine des Saltykov. On trouve l\u2019\u00e9cho de ces querelles dans les Golovlev.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1854\u00a0: En octobre, Saltykov est charg\u00e9 d\u2019une enqu\u00eate dans les milieux vieux-croyant. Il la m\u00e8ne avec un z\u00e8le inquisiteur, sans qu\u2019il soit possible de dire s\u2019il est anim\u00e9 par le d\u00e9sir de se faire bien voir \u2013 son exil lui est insupportable \u2013 ou par son d\u00e9go\u00fbt de l\u2019obscurantisme. Il fait emprisonner un moine nomm\u00e9 Chtch\u00e9drine, \u00e0 qui il empruntera peut-\u00eatre son pseudonyme (Chtch\u00e9dry signifie \u00ab\u00a0g\u00e9n\u00e9reux\u00a0\u00bb en russe).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1855\u00a0: Le 2 mars, mort de Nicolas Ier. Son successeur, Alexandre II, entreprend de r\u00e9former le pays, mais il revient peu \u00e0 peu \u00e0 un mode de gouvernement tr\u00e8s r\u00e9actionnaire, qui exasp\u00e8re Saltykov.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1856\u00a0: Saltykov, qu\u2019on a enfin laiss\u00e9 libre du choix de son lieu de r\u00e9sidence, s\u2019installe \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg. Le 18 juin, il \u00e9pouse \u00c9lisabeth Apollonovna Boltine, fille du gouverneur de Viatka. En ao\u00fbt, il publie dans <i>Le Messager russe<\/i>, une revue lib\u00e9rale moscovite, les <i>Esquisses provinciales<\/i>. Reprises en recueil, ces nouvelles satiriques sur la province russe rencontrent un grand succ\u00e8s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1858\u00a0: Saltykov s\u2019installe \u00e0 Riazan, o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 vice-gouverneur. Il travaille avec acharnement et tient un salon o\u00f9 se rassemble la soci\u00e9t\u00e9 lib\u00e9rale. En avril 1860, il est nomm\u00e9 \u00e0 Tver.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1861\u00a0: Abolition du servage en f\u00e9vrier. Des r\u00e9voltes paysannes se produisent, qui provoquent l\u2019intervention brutale des troupes imp\u00e9riales.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1862\u00a0: Saltykov d\u00e9missionne de ses fonctions administratives. Apr\u00e8s avoir \u00e9chou\u00e9 \u00e0 mettre sur pied une ferme mod\u00e8le puis \u00e0 lancer sa propre revue, il collabore au <i>Contemporain<\/i>, alors dirig\u00e9 par le po\u00e8te Nekrassov. Deux ans plus tard, lass\u00e9 par des querelles internes et peut-\u00eatre aussi parce que son ind\u00e9pendance d\u2019esprit attire trop l\u2019attention de la censure, il reprend du service en tant que pr\u00e9sident de la Chambre des finances de Penza.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1866\u00a0: Suite \u00e0 l\u2019attentat de Karakozov contre le tsar le 16 avril, la censure s\u2019exerce avec une s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 accrue. <i>Le Contemporain<\/i> est interdit et <i>Les Annales de la patrie<\/i> suspendues. En novembre, Saltykov est nomm\u00e9 \u00e0 Toula.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1867\u00a0: De nouveau mut\u00e9 \u00e0 Riazan, il fait para\u00eetre les <i>Lettres de province<\/i> dans <i>Les Annales de la patrie<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1868\u00a0: Saltykov, dont la carri\u00e8re est marqu\u00e9e par de violents conflits avec ses sup\u00e9rieurs, et dont le regard de plus en plus critique sur la soci\u00e9t\u00e9 russe provoque un m\u00e9contentement croissant des autorit\u00e9s, prend sa retraite, nanti d\u2019une confortable pension annuelle et s\u2019installe \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg. Nekrassov l\u2019appelle \u00e0 la r\u00e9daction des <i>Annales de la patrie<\/i>. Il y publie <i>L\u2019Histoire d\u2019une ville<\/i> au cours de l\u2019ann\u00e9e suivante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1872\u00a0: Naissance de son fils Constantin. Il commence \u00e0 r\u00e9diger pour <i>Les Annales de la patrie<\/i> une s\u00e9rie de r\u00e9cits, les <i>Propos bien intentionn\u00e9s<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1873\u00a0: Naissance de sa fille \u00c9lisabeth. Parution du <i>Journal d\u2019un provincial<\/i> \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1874\u00a0: En d\u00e9cembre, mort de sa m\u00e8re, qui inspire sans doute en partie le personnage d\u2019Arina Petrovna Golovleva.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1875\u00a0: En voyage \u00e0 Paris, il \u00e9crit les 15e et 16e livraisons de ses <i>Propos bien intentionn\u00e9s<\/i>, qui constitueront les deux premiers chapitres des <i>Golovlev<\/i>. Gontcharov et Tourgu\u00e9niev l\u2019encouragent \u00e0 \u00e9crire un \u00ab\u00a0grand roman\u00a0\u00bb \u00e0 partir de ces fragments.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1876\u00a0: En mars, parution dans <i>Les Annales de la patrie<\/i> du <i>Bilan d\u2019une famille<\/i>, futur troisi\u00e8me chapitre des <i>Golovlev<\/i>. Il con\u00e7oit le plan g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019ouvrage au printemps et pense en avoir termin\u00e9 en ao\u00fbt. En fait, le roman ne sera achev\u00e9 qu\u2019en mai 1880.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1878\u00a0: Apr\u00e8s la mort de Nekrassov, Saltykov devient r\u00e9dacteur en chef des <i>Annales de la patrie<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1881\u00a0: Mort d\u2019Alexandre II dans un attentat. Son successeur, Alexandre III, durcit la lutte contre ses opposants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1884\u00a0: Interdiction d\u00e9finitive des <i>Annales de la patrie<\/i>. Saltykov, tr\u00e8s affect\u00e9, \u00e9crit quelques articles et r\u00e9cits pour le <i>Courrier de l\u2019Europe<\/i>, de tendance lib\u00e9rale, mais se d\u00e9sint\u00e9resse peu \u00e0 peu de la politique.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">1886-1889\u00a0: Malgr\u00e9 une d\u00e9gradation inqui\u00e9tante de son \u00e9tat de sant\u00e9, il travaille \u00e0 de nombreux contes et \u00e0 un ultime roman, <i>Le Bon Vieux Temps<\/i> (<i>Poch\u00e9khonie d\u2019autrefois<\/i>). Il meurt le 10 mai 1889. Venue rendre hommage \u00e0 l\u2019irr\u00e9ductible adversaire de l\u2019autocratie, une foule immense assiste \u00e0 son enterrement.<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<hr \/>\n<\/div>\n<h3 class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\"><a id=\"biblio\"><\/a>Bibliographie<\/h3>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>\u0152uvres<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<p><i>Sobranie socinenij<\/i>, 20 vol., Moscou, Hudo\u00efeztvenna\u00e2 literatura, 1965-1977.<\/p>\n<p>Le roman <i>Les Golovlev<\/i> parut en sept livraisons dans <i>Les Annales de la patrie<\/i> d\u2019octobre 1875 \u00e0 mai 1880, avant d\u2019\u00eatre repris en volume en 1880.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p><strong>Traductions des <i>Golovlev<\/i><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Les Messieurs Golovleff<\/i>, traduit par Marina Polonsky et Georges Debesse, Paris, A. Savine, 1889.<br \/>\n <i>Les Golovlev<\/i>, traduit par Sylvie Luneau, collection Les Classiques russes, Paris, Gallimard, 1949.<br \/>\n <i>La Famille Golovlev<\/i>, traduit par Sonia Adrien et Gaston Cohen, Paris, Les \u00c9diteurs fran\u00e7ais r\u00e9unis, 1955.<\/p>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p><strong>Autres \u0153uvres traduites<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<p><i>L\u2019Amie de l\u2019ancien gouverneur<\/i>, nouvelle traduite par O\u2019Farell, Paris, Librairie des bibliophiles, 1881.<br \/>\n <i>Trois Contes russes<\/i>, traduits par O\u2019Farell, Paris, Librairie des bibliophiles, 1881.<br \/>\n <i>Berlin et Paris, voyage satirique \u00e0 travers l\u2019Europe. La conscience perdue<\/i>, traduit par Michel Delines, Paris, L. Westhausser, 1887.<br \/>\n <i>Poch\u00e9khonie d\u2019autrefois\u00a0: vie et aventures de Nikanor Zatrap\u00e9zny<\/i>, traduit par Marina Polonsky et Georges Debesse, Paris, A. Savine, 1892.<br \/>\n \u00ab\u00a0Les Solliciteurs\u00a0\u00bb, extrait traduit par E. Duchesne, in <i>Revue des \u00e9tudes franco-russes<\/i>, Paris, mars 1911.<br \/>\n <i>Histoire d\u2019une ville \u2013 Les Golovlev \u2013 Quatre contes \u2013 Deux r\u00e9cits<\/i>, in Nicolas Leskov \/ M. E. Saltykov-Chtch\u00e9drine, \u0152uvres, Sylvie Luneau et Louis Martinez \u00e9d., Paris, Gallimard, Biblioth\u00e8que de la Pl\u00e9iade, 1967.<br \/>\n <i>Histoire d\u2019une ville<\/i>, traduit par Louis Martinez, Paris, Gallimard, Folio, 1994.<br \/>\n <i>Le Bon Vieux Temps<\/i> [<i>Poch\u00e9khonie d\u2019autrefois<\/i>], traduit par Luba Jurgenson, Lausanne, L\u2019\u00c2ge d\u2019homme, 1997.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p><strong>\u00c9tudes sur Saltykov-Chtch\u00e9drine<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<p>Bielik Catherine, \u00ab\u00a0Saltykov-Shchedrin et la religion\u00a0\u00bb, in <i>Cahiers du monde russe et sovi\u00e9tique<\/i>, n\u00b0 29\/3-4, Paris, \u00c9ditions de l\u2019\u00c9cole pratique des hautes \u00e9tudes, 1988.<br \/>\n Woroszylski Wiktor, Mikha\u00efl Saltykov-Chtch\u00e9drine, in <i>Histoire de la litt\u00e9rature russe. Le XIXe si\u00e8cle<\/i>, tome II, Le temps du roman, sous la direction de E. Etkind, G. Nivat, I. Serman et V. Strada, Paris, Fayard, 2005, p. 824-848.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Michel Evgrafovitch Saltykov-Chtch\u00e9drine aux \u00e9ditions Sillage : Les Golovlev 1826\u00a0: Le 27 janvier, naissance de Michel Evgrafovitch Saltykov dans le village de Spas-Ougol (province de Tver). Il est le sixi\u00e8me enfant d\u2019Olga Mikha\u00eflovna Zab\u00e9lina, fille d\u2019un marchand anobli, et d\u2019Evgrav Vassili\u00e9vitch Saltykov. 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