{"id":858,"date":"2016-08-19T12:49:41","date_gmt":"2016-08-19T10:49:41","guid":{"rendered":"http:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=858"},"modified":"2016-10-14T18:43:54","modified_gmt":"2016-10-14T16:43:54","slug":"b-traven","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=858","title":{"rendered":"B. Traven"},"content":{"rendered":"<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">B. Traven aux \u00e9ditions Sillage :<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/?p=391\">Le Tr\u00e9sor de la Sierra Madre<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-859\" src=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/traven-1.jpg\" alt=\"traven\" width=\"130\" height=\"170\" srcset=\"https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/traven-1.jpg 130w, https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/traven-1-115x150.jpg 115w\" sizes=\"auto, (max-width: 130px) 100vw, 130px\" \/>\u00ab\u00a0\u00c9nigme litt\u00e9raire. Connu sous une trentaine de fausses identit\u00e9s et une demi-douzaine de feintes nationalit\u00e9s.\u00a0\u00bb Ainsi d\u00e9bute la notice consacr\u00e9e \u00e0 B. Traven par la Biblioth\u00e8que Nationale de France. L\u2019auteur a, en effet, une r\u00e9putation de myst\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le nom de B. Traven appara\u00eet pour la premi\u00e8re fois en 1924, au Mexique. La personne qui l\u2019utilise a \u00e9t\u00e9 auparavant Ret Marut, acteur vivant en Allemagne, responsable d\u2019une revue anarchiste \u00e0 Munich \u00e0 la fin de la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Condamn\u00e9 \u00e0 mort en 1919 pour activisme, il quitte le pays au d\u00e9but des ann\u00e9es 1920. Le nom de Ret Marut n\u2019est mentionn\u00e9 nulle part avant 1907 et les biographes n\u2019ont pas pu d\u00e9terminer d\u2019o\u00f9 venait celui qui l\u2019employait. Sa carte de r\u00e9sident \u00e0 Ohrdruf, dat\u00e9e de 1908, indique qu\u2019il est n\u00e9 en 1882 \u00e0 San Francisco (une ville dont les archives ont br\u00fbl\u00e9 en 1906). En 1912, une autre carte de r\u00e9sident, \u00e0 D\u00fcsseldorf cette fois-ci, indique que Marut est de nationalit\u00e9 britannique. En 1917, il se fait enregistrer \u00e0 Munich comme citoyen am\u00e9ricain. Il n\u2019existe aucun autre renseignement sur ses origines.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien entendu, Traven n\u2019a rien fait pour dissiper le myst\u00e8re. Au Mexique, il a v\u00e9cu et publi\u00e9 sous divers pseudonymes\u00a0: B. Traven bien s\u00fbr, mais aussi Traven Torsvan ou Hal Croves. Il refusait d\u2019expliquer \u00e0 quoi renvoyait l\u2019initiale \u00ab\u00a0B.\u00a0\u00bb qui pr\u00e9c\u00e9dait son nom, et fuyait les appareils photographiques. Lui qui \u00e9crivait principalement en allemand s\u2019obstinait \u00e0 se faire passer pour anglais ou am\u00e9ricain, parfois pour scandinave, et il nia sa vie durant \u00eatre d\u2019origine allemande \u2013 peut-\u00eatre par peur d\u2019\u00eatre extrad\u00e9. Des admirateurs de son \u0153uvre ont essay\u00e9 de d\u00e9couvrir qui \u00e9tait l\u2019homme d\u2019avant Traven et d\u2019expliquer pourquoi il se cachait\u00a0: tour \u00e0 tour il fut le fils naturel de Guillaume II, le pr\u00e9sident du Mexique, Jack London, Arthur Cravan, quand le nom de Traven ne dissimulait pas un collectif\u2026 Peu \u00e0 peu, des journalistes et des universitaires se sont efforc\u00e9 d\u2019\u00e9clairer les zones d\u2019ombre \u2013 citons notamment les travaux de Karl S. Guthke, qui examine toutes ces hypoth\u00e8ses dans l\u2019indispensable\u00a0<i>B. Traven\u00a0: Biographie eines R\u00e4tsels<\/i>. Nous ne savons rien de l\u2019homme que fut Traven avant 1907. La vie de Ret Marut nous est assez connue. Quant \u00e0 celle que mena Traven au Mexique, les sources de renseignement abondent \u00e0 son sujet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1907, Marut est donc en Allemagne. Acteur peu connu, il est membre d\u2019une troupe qui parcourt le pays. Il vit quelque temps \u00e0 D\u00fcsseldorf et s\u2019installe \u00e0 Munich en 1915. Parall\u00e8lement \u00e0 ses activit\u00e9s th\u00e9\u00e2trales, il publie en revue quelques nouvelles qui rencontrent peu de succ\u00e8s. En 1916, sous le nom de Richard Maurhut, il fait para\u00eetre une longue nouvelle,\u00a0<i>An das Fr\u00e4ulein von S\u2026<\/i>, chez l\u2019\u00e9diteur J. Mermet, dont ce sera le seul titre \u2013 peut-\u00eatre ce nom cache-t-il Irene Mermet, qui deviendra sa compagne et avec laquelle il restera li\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la fin des ann\u00e9es 1920. En septembre 1917 para\u00eet le premier num\u00e9ro de la revue\u00a0<i>Der Ziegelbrenner<\/i>, dont il \u00e9crit tous les articles. Le ton est particuli\u00e8rement violent\u00a0; c\u2019est celui d\u2019un anarchiste et d\u2019un pamphl\u00e9taire. Quarante num\u00e9ros seront publi\u00e9s \u00e0 un rythme irr\u00e9gulier jusqu\u2019en 1921.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 8 novembre 1918, le conseil ouvrier de Munich proclame la R\u00e9publique. Au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e suivante, Marut occupe des fonctions de censeur dans le nouveau gouvernement. Le 7 avril 1919 est proclam\u00e9e l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re R\u00e9publique des Conseils de Bavi\u00e8re. Elle dispara\u00eet le 1<sup>er<\/sup>\u00a0mai. Arr\u00eat\u00e9, condamn\u00e9 \u00e0 mort, Marut parvient \u00e0 s\u2019enfuir. Il entre en clandestinit\u00e9\u00a0; on croit savoir qu\u2019il se cache quelque temps dans la r\u00e9gion de Cologne. En ao\u00fbt 1923, il parvient \u00e0 rallier Londres. Il y est en situation irr\u00e9guli\u00e8re, et on l\u2019incarc\u00e8re en novembre. Il est lib\u00e9r\u00e9 en f\u00e9vrier 1924, essaye en vain de se faire reconna\u00eetre comme citoyen am\u00e9ricain. Son nom appara\u00eet sur la liste d\u2019\u00e9quipage d\u2019un navire norv\u00e9gien en partance pour Tenerife, mais biff\u00e9. Marut s\u2019est-il engag\u00e9 \u00e0 bord sous un autre nom afin d\u2019\u00e9chapper \u00e0 la police\u00a0? A-t-il pris un autre bateau\u00a0? Il est impossible de trancher.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 l\u2019\u00e9t\u00e9, il arrive au Mexique, pays qui servira de d\u00e9cor \u00e0 la quasi-totalit\u00e9 de son \u0153uvre \u00e0 venir. Il vit \u00e0 Tampico sous le nom de Traven Torsvan, travaille probablement comme journalier, conna\u00eet de grandes difficult\u00e9s financi\u00e8res. Peut-\u00eatre est-il accompagn\u00e9 quelque temps d\u2019Irene Mermet, qui gagne plus tard les \u00c9tats-Unis, o\u00f9 elle \u00e9pouse un avocat. Sous les noms de Traven Torsvan et B. Traven, il envoie quantit\u00e9 d\u2019articles et de nouvelles \u00e0 des journaux am\u00e9ricains ou allemands.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1925, le r\u00e9dacteur en chef de la revue\u00a0<i>Vorw\u00e4rts<\/i>\u00a0le recommande \u00e0 Ernst Preczang, directeur de la\u00a0<i>B\u00fcchergilde<\/i>\u00a0<i>Gutenberg<\/i>, un club du livre affili\u00e9 \u00e0 une association d\u2019imprimeurs, plut\u00f4t marqu\u00e9e \u00e0 gauche. Des relations amicales s\u2019instaurent entre les deux hommes, bien qu\u2019ils ne se soient pas rencontr\u00e9s. En 1926, la\u00a0<i>B\u00fcchergilde<\/i>\u00a0publie\u00a0<i>Le Vaisseau des morts<\/i>, qui conna\u00eet un succ\u00e8s imm\u00e9diat, ainsi que\u00a0<i>Der Wobbly<\/i>, jamais traduit en fran\u00e7ais. La m\u00eame ann\u00e9e, l\u2019auteur s\u2019installe \u00e0 Mexico, o\u00f9 il fr\u00e9quente l\u2019intelligentsia, se liant notamment avec Diego Rivera.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le succ\u00e8s de ses premiers romans peut lui permettre de se consacrer essentiellement \u00e0 l\u2019\u00e9criture et \u00e0 l\u2019\u00e9tude de la civilisation mexicaine. Sous le nom de Torsvan (et en se d\u00e9clarant de nationalit\u00e9 norv\u00e9gienne), il participe en 1926 \u00e0 une exp\u00e9dition arch\u00e9ologique au Chiapas. De 1927 \u00e0 1929, il suit \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Mexico des cours de civilisation mexicaine et de langue espagnole. Il publie en 1927\u00a0<i>Le Tr\u00e9sor de la Sierra Madre\u00a0<\/i>; en 1928,<i>\u00a0Land des Fr\u00fchlings<\/i>, r\u00e9cit de voyage illustr\u00e9 de photographies, ainsi que<i>Der Busch<\/i>, un recueil de nouvelles\u00a0; en 1929 paraissent\u00a0<i>Le Pont dans la jungle<\/i>\u00a0et\u00a0<i>Rosa Blanca<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Traven emm\u00e9nage en 1930 pr\u00e8s d\u2019Acapulco, \u00e0 El Parque Cach\u00fa. Pendant les vingt-sept ann\u00e9es suivantes, il vivra avec Mar\u00eda de la Luz Mart\u00ednez, qui tient l\u00e0 un restaurant. Il part fr\u00e9quemment en exp\u00e9dition dans la jungle et se rend parfois aux \u00c9tats-Unis \u2013 o\u00f9 il obtient notamment un brevet de pilote d\u2019avion. De 1931 \u00e0 1940, il publie les six romans du \u00ab\u00a0Cycle d\u2019acajou\u00a0\u00bb, dont seuls ont \u00e9t\u00e9 traduits en fran\u00e7ais\u00a0<i>La Charrette<\/i>(1931),\u00a0<i>Indios<\/i>\u00a0(1931) et\u00a0<i>La R\u00e9volte des pendus<\/i>\u00a0(1936).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e des nazis au pouvoir en Allemagne et l\u2019interdiction de ses \u0153uvres, forc\u00e9 de trouver un nouveau public, Traven se tourne vers les \u00c9tats-Unis. Il traduit lui-m\u00eame ses romans, qu\u2019il remanie \u00e0 cette occasion, y introduisant des d\u00e9veloppements et modifiant de nombreux d\u00e9tails. Il pr\u00e9tend fournir \u00e0 son \u00e9diteur am\u00e9ricain les premi\u00e8res versions de ses textes \u2013 selon lui, ils auraient d\u2019abord \u00e9t\u00e9 \u00e9crits en anglais puis traduits en allemand \u2013 mais la critique est unanime pour accorder l\u2019ant\u00e9riorit\u00e9 aux versions allemandes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1940, l\u2019auteur rencontre Esperanza L\u00f3pez Mateos, dont le fr\u00e8re Adolfo deviendra pr\u00e9sident de la R\u00e9publique du Mexique. Elle traduit ses ouvrages en espagnol \u00e0 partir des versions anglaises, devient sa secr\u00e9taire et son agent. \u00c0 partir de cette date, Traven se tourne vers le cin\u00e9ma, \u00e9crivant de nombreux sc\u00e9narios en vue de l\u2019adaptation de ses ouvrages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1947, John Huston commence \u00e0 tourner\u00a0<i>Le Tr\u00e9sor de la Sierra Madre<\/i>. Traven se pr\u00e9sente \u00e0 lui sous le nom d\u2019Hal Croves et pr\u00e9tend \u00eatre l\u2019agent de l\u2019auteur. Il est engag\u00e9 sur le tournage pour cent dollars par semaine. Le film sort l\u2019ann\u00e9e suivante et remporte un grand succ\u00e8s. Tr\u00e8s rapidement, de nombreuses controverses \u00e9clatent dans des journaux am\u00e9ricains, mexicains ou europ\u00e9ens quant \u00e0 l\u2019identit\u00e9 de Traven. Des articles paraissent dans\u00a0<i>Life<\/i>, dans\u00a0<i>Time<\/i>, dans le\u00a0<i>New York Times<\/i>. Hal Croves publie des tribunes niant qu\u2019il soit Traven. Cette m\u00eame ann\u00e9e, Luis Spota, un journaliste mexicain, parvient \u00e0 d\u00e9couvrir sa r\u00e9sidence d\u2019Acapulco. Traven r\u00e9pond par un d\u00e9menti \u00e0 l\u2019article que publie Spota, affirmant que l\u2019individu nomm\u00e9 Torsvan qu\u2019a rencontr\u00e9 le journaliste est son cousin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Esperanza L\u00f3pez Mateos se suicide en 1951. L\u2019\u00e9v\u00e9nement semble durablement affecter Traven. Le 13 septembre, il obtient la nationalit\u00e9 mexicaine. La m\u00eame ann\u00e9e para\u00eet le premier num\u00e9ro des\u00a0<i>BT-Mitteilungen<\/i>, une revue qui lui est enti\u00e8rement consacr\u00e9e et qu\u2019il r\u00e9dige lui-m\u00eame avec Joseph Wieder, son agent europ\u00e9en. La revue est distribu\u00e9e \u00e0 des \u00e9diteurs de toutes nationalit\u00e9s. Sous couvert d\u2019informer le public des projets de l\u2019\u00e9crivain et de combattre les rumeurs courant sur son identit\u00e9, elle publie de nombreux articles destin\u00e9s \u00e0 accr\u00e9diter les origines am\u00e9ricaines et prol\u00e9tariennes de l\u2019auteur. Elle para\u00eetra jusqu\u2019en 1960.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1953, Traven rencontre Rosa Elena Luj\u00e1n, qui traduit un sc\u00e9nario pour un film tir\u00e9 de La R\u00e9volte des pendus. Elle devient \u00e0 son tour sa secr\u00e9taire, son agent et la traductrice de ses \u0153uvres encore in\u00e9dites en espagnol. Elle l\u2019accompagne lors d\u2019un long voyage en Europe l\u2019ann\u00e9e suivante, et ils se marient en 1957. Le succ\u00e8s ne se d\u00e9ment pas, permettant au couple d\u2019acqu\u00e9rir une vaste maison dans la capitale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Traven semble s\u2019\u00eatre d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9 de la cr\u00e9ation litt\u00e9raire durant cette p\u00e9riode. \u00c9crire en allemand lui \u00e9tant devenu difficile, il r\u00e9dige quelques nouvelles en anglais, qu\u2019il fait para\u00eetre dans la presse allemande, anglaise et espagnole. Il publie \u00e9galement des \u00e9ditions revues et corrig\u00e9es de ses romans \u2013 souvent pour gommer toute r\u00e9f\u00e9rence pouvant trahir d\u2019\u00e9ventuelles origines germaniques. L\u2019essentiel de son activit\u00e9 est d\u00e9sormais orient\u00e9 vers le cin\u00e9ma\u00a0: plusieurs de ses \u0153uvres sont adapt\u00e9es entre 1954 et 1961. Hal Croves signe la plupart des sc\u00e9narios et se rend sur les tournages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1960 para\u00eet\u00a0<i>Aslan Norval<\/i>, le premier roman qu\u2019il publie depuis vingt ans. Il est mal re\u00e7u par la critique. Traven n\u2019en \u00e9crira plus d\u2019autre. Bien que son ou\u00efe et sa vue se d\u00e9t\u00e9riorent, il continue d\u2019avoir une vie sociale intense, fr\u00e9quente les th\u00e9\u00e2tres et l\u2019op\u00e9ra, vit entour\u00e9 d\u2019amis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 4 mars 1969, il r\u00e9dige un testament dans lequel il pr\u00e9tend s\u2019appeler Traven Torsvan Croves et \u00eatre n\u00e9 citoyen am\u00e9ricain le 3 mai 1890 \u00e0 Chicago.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il meurt le 26 mars. Ses cendres sont dispers\u00e9es dans le Chiapas.<\/p>\n<hr \/>\n<h4 style=\"text-align: center;\"><a id=\"biblio\"><\/a>Bibliographie<\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"auteurtitre\">\n<p><strong>\u0152uvres de B. Traven<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Romans<\/strong> \u2013 Nous indiquons entre parenth\u00e8se les traductions en anglais dues \u00e0 l\u2019auteur.<br \/>\n <i>Das Totenschiff<\/i>, Berlin, B\u00fcchergilde Gutenberg, 1926 (<i>The Death Ship<\/i>, New York, Alfred A. Knopf, 1934).<br \/>\n <i>Der Wobbly<\/i>, Berlin-Leipzig, Buchmeister Verlag, 1926 (<i>The Cotton-Pickers<\/i>, New York, Hill and Wang, 1969).<br \/>\n <i>Der Schatz der Sierra Madre<\/i>, Berlin, B\u00fcchergilde Gutenberg, 1927 (<i>The Treasure of the Sierra Madre<\/i>, New York, Alfred A. Knopf, 1935).<br \/>\n <i>Die Br\u00fccke im Dschungel<\/i>, Berlin, B\u00fcchergilde Gutenberg, 1929 (<i>The Bridge in the Jungle<\/i>, New York, Alfred A. Knopf, 1938).<br \/>\n <i>Die weisse Rose<\/i>, Berlin, B\u00fcchergilde Gutenberg, 1929 (<i>The White Rose<\/i>, Londres, Robert Hale, 1965).<br \/>\n <i>Der Karren<\/i>, Berlin, B\u00fcchergilde Gutenberg, 1931 (<i>The Carreta<\/i>, New York, Hill and Wang, 1970).<br \/>\n <i>Regierung<\/i>, Berlin, B\u00fcchergilde Gutenberg, 1931 (<i>Government<\/i>, New York, Hill and Wang, 1971).<br \/>\n <i>Der Marsch ins Reich der Caoba<\/i>, Zurich-Vienne-Prague, B\u00fcchergilde Gutenberg, 1933 (<i>March to the Monteria<\/i>, New York, Dell Publishing &amp; Co., 1964).<br \/>\n <i>Die Troza<\/i>, Zurich-Vienne-Prague, B\u00fcchergilde Gutenberg, 1936.<br \/>\n <i>Die Rebellion der Gehenkten<\/i>, Zurich-Vienne-Prague, B\u00fcchergilde Gutenberg, 1936 (<i>The Rebellion of the Hanged<\/i>, New York, Alfred A. Knopf, 1952 \u2013 avec la mention \u00ab traduit de l\u2019espagnol \u00bb, sans nom de traducteur).<br \/>\n <i>Ein General kommt aus dem Dschungel<\/i>, Amsterdam, Allert de Lange, 1940.<br \/>\n <i>Aslan Norval<\/i>, Vienne-Munich-B\u00e2le, Verlag Kurt Desch, 1960.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Recueils de nouvelles<\/strong><br \/>\n <i>Der Busch<\/i>, Berlin, B\u00fcchergilde Gutenberg, 1928 (nouvelle \u00e9dition revue et augment\u00e9e en 1930).<br \/>\n <i>Sonnensch\u00f6pfung<\/i>, Zurich-Vienne-Prague, B\u00fcchergilde Gutenberg, 1936.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>R\u00e9cit de voyage<\/strong><br \/>\n <i>Land des Fr\u00fchlings<\/i>, Berlin, B\u00fcchergilde Gutenberg, 1928.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sous d\u2019autres pseudonymes<br \/>\n <i>An das Fr\u00e4ulein von S\u2026<\/i>, Munich, J. Mermet, 1916 (sous le nom de Richard Maurhut).<br \/>\n <i>Der Ziegelbrenner<\/i>\u00a0(fac-simil\u00e9), Zurich, Limmat Verlag, 1967 (sous le nom de Ret Marut).<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p><strong>Traductions<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<p><i>Le Vaisseau fant\u00f4me<\/i>, trad. (allemand) de Charles Burghard, Paris, Flammarion, 1934. Sous le titre\u00a0<i>Le Vaisseau des morts<\/i>\u00a0: trad. (allemand) et adaptation de Philippe Jaccottet, Lausanne, Guilde du Livre, 1951 ; trad. (allemand) de Mich\u00e8le Valencia (premi\u00e8re traduction int\u00e9grale), Paris, La D\u00e9couverte, 2004.<br \/>\n <i>Le Pont dans la jungle<\/i>, trad. (allemand) de Robert Simon, Paris, Gallimard, 2004.<br \/>\n <i>Rosa Blanca<\/i>, trad. (allemand) de Charles Burghard, Paris, Flammarion, 1932 ; \u00e9dition revue et augment\u00e9e par Pascal Vanderberghe, Paris, La D\u00e9couverte, 2005.<br \/>\n <i>La Charrette<\/i>, trad. (espagnol) de Mathilde Camhi, Paris, Calmann-L\u00e9vy, 1955.<br \/>\n <i>Indios<\/i>, trad. (anglais) de Jacqueline Castet, Paris, Calmann-L\u00e9vy, 1974.<br \/>\n <i>La R\u00e9volte des pendus<\/i>, trad. (allemand) de Albert Lehman, Paris, P. Tisn\u00e9, 1938 ; r\u00e9\u00e9d. Paris, La D\u00e9couverte, 2004, avec la mention \u00ab traduit de l\u2019anglais \u00bb.<br \/>\n <i>Le Visiteur du soir et autres histoires<\/i>, trad. (anglais) de Claude Elsen, Paris, Stock, 1967.<br \/>\n <i>Le Chagrin de saint Antoine et autres histoires mexicaines<\/i>, trad. (allemand) de Pascal Vandenberghe, Paris, La D\u00e9couverte, 2005.<br \/>\n <i>Dans l\u2019\u00c9tat le plus libre du monde<\/i>\u00a0(Ret Marut), trad. (allemand) d\u2019Ad\u00e8le Zwicker, Paris, L \u2019Insomniaque, 1994 ; r\u00e9\u00e9d. Arles, Actes Sud, 1999.<br \/>\n <i>Le genre de choses qui arrivent en France et autres fabliaux<\/i>\u00a0(Ret Marut), trad. (allemand) d\u2019Ad\u00e8le Zwicker, Montreuil, L \u2019Insomniaque, 1999.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p><strong>Ouvrages critiques<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Baumann Michael Leopold,\u00a0<i>B. Traven, An Introduction<\/i>, Albuquerque, University of New Mexico Press, 1976.<br \/>\n Baumann Michael Leopold,\u00a0<i>Mr. Traven, I Presume ?<\/i>, Bloomington, Indiana University Press, 1997.<br \/>\n Beck Johannes, Bergmann Klaus, Boehncke Heiner,\u00a0<i>Das B. Traven-Buch<\/i>, Reinbek, Rowohlt Taschenbuch Verlag, 1976.<br \/>\n Dammann G\u00fcnter (ed.),\u00a0<i>B. Travens Erz\u00e4hlwerk in der Konstellation von Sprachen und Kulturen<\/i>, W\u00fcrzburg, K\u00f6nigshausen &amp; Neumann, 2005 (Actes d\u2019un congr\u00e8s tenu \u00e0 Eutin en Allemagne, du 24 au 27 septembre 2003).<br \/>\n Guthke Karl Siegfried,\u00a0<i>B. Traven : Biographie eines R\u00e4tsels<\/i>, Francfort-sur-le-Main, B\u00fcchergilde Gutenberg, 1987.<br \/>\n Heinz Ludwig Arnold (ed.),\u00a0<i>B. Traven<\/i>, Munich, Text und Kritik, 1989.<br \/>\n Jenkins Philip, Sch\u00fcrer Ernst,\u00a0<i>B. Traven, Life and Work<\/i>, University Park, Pennsylvania State University Press, 1987.<br \/>\n Raskin Jonah,\u00a0<i>\u00c0 la recherche de B. Traven<\/i>, Arles, Les Fondeurs de briques, 2007.<br \/>\n Recknagel Rolf,\u00a0<i>Insaisissable. Les aventures de B. Traven, alias Ret Marut<\/i>, Montreuil, L \u2019Insomniaque, \u00e0 para\u00eetre en janvier 2009.<br \/>\n Stone Judy,\u00a0<i>The Mystery of B. Traven<\/i>, Los Altos, William Kaufmann, 1977.<br \/>\n Treverton Edward N.,\u00a0<i>B. Traven : A Bibliography<\/i>, Lanham, Scarecrow Press, 1999.<br \/>\n Wyatt Will, The Man Who Was B. Traven, London, Cape, 1980.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Signalons \u00e9galement la parution des\u00a0<i>BT-Mitteilungen<\/i>, Zurich, B\u00fcchergilde Gutenberg, 36 num\u00e9ros, janvier 1951-avril 1960.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span class=\"Apple-style-span\"><a href=\"http:\/\/www.plusloin.org\/ac\/spip.php?rubrique22\">Un dossier en fran\u00e7ais consacr\u00e9 \u00e0 Traven sur le site de la revue\u00a0<i>\u00c0 contretemps<\/i><\/a>.<\/span><\/p>\n<hr \/>\n<\/div>\n<h4 style=\"text-align: center;\"><a id=\"note\"><\/a>Note sur\u00a0<em>Le Tr\u00e9sor de la Sierra Madre<\/em><\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Der Schatz der Sierra Madre<\/i>\u00a0para\u00eet en 1927, \u00e0 Berlin, \u00e0 la\u00a0<i>B\u00fcchergilde<\/i>\u00a0<i>Gutenberg<\/i>. Une traduction anglaise, due \u00e0 Basil Creighton, est publi\u00e9e en 1934, \u00e0 Londres, chez Chatto &amp; Windus, sous le titre\u00a0<i>The Treasure of the Sierra Madre<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019ann\u00e9e suivante, l\u2019auteur publie sous le m\u00eame titre sa propre traduction de l\u2019ouvrage, \u00e0 New York, chez l\u2019\u00e9diteur Alfred A. Knopf. Il s\u2019agit d\u2019une seconde version du texte, qui reprend la trame de la premi\u00e8re en d\u00e9veloppant la plupart des \u00e9pisodes. Traven ins\u00e8re quelques d\u00e9tails destin\u00e9s notamment \u00e0 mieux ancrer le texte dans la r\u00e9alit\u00e9 mexicaine. La critique de l\u2019influence de l\u2019\u00c9glise sur les Indiens se durcit. Les remarques concernant les m\u0153urs de la population sont plus nombreuses et plus pr\u00e9cises \u2013 ce qui peut s\u2019expliquer par le fait que l\u2019auteur a pu en quelques ann\u00e9es approfondir sa connaissance du pays o\u00f9 il r\u00e9side.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est cette version am\u00e9ricaine que nous avons choisi de traduire. \u2013 Une premi\u00e8re traduction fran\u00e7aise du\u00a0<i>Tr\u00e9sor de la Sierra Madre<\/i>, due \u00e0 Henri Bonifas, parut en 1937, \u00e0 Lausanne, \u00e0 la Guilde du Livre. Elle s\u2019appuyait sur la version allemande et portait la mention \u00ab\u00a0adapt\u00e9 par Charles Baudoin\u00a0\u00bb \u2013 de fait, certains passages importants n\u2019y figuraient pas, notamment le chapitre XII. Cette traduction fut reprise telle quelle dans plusieurs collections de poche, certaines l\u2019annon\u00e7ant tir\u00e9e de l\u2019allemand, d\u2019autres de l\u2019anglais.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>B. Traven aux \u00e9ditions Sillage : Le Tr\u00e9sor de la Sierra Madre \u00ab\u00a0\u00c9nigme litt\u00e9raire. Connu sous une trentaine de fausses identit\u00e9s et une demi-douzaine de feintes nationalit\u00e9s.\u00a0\u00bb Ainsi d\u00e9bute la notice consacr\u00e9e \u00e0 B. Traven par la Biblioth\u00e8que Nationale de France. L\u2019auteur a, en effet, une r\u00e9putation de myst\u00e8re. Le nom de B. 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