{"id":830,"date":"2016-08-19T11:49:26","date_gmt":"2016-08-19T09:49:26","guid":{"rendered":"http:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=830"},"modified":"2016-10-14T18:39:09","modified_gmt":"2016-10-14T16:39:09","slug":"hanns-einz-ewers","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=830","title":{"rendered":"Hanns Einz Ewers"},"content":{"rendered":"<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Hanns Einz Ewers aux \u00e9ditions Sillage :<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/?p=610\">Tannh\u00e4user crucifi\u00e9<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-831\" src=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/ewers-1.jpg\" alt=\"ewers\" width=\"154\" height=\"175\" srcset=\"https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/ewers-1.jpg 154w, https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/ewers-1-132x150.jpg 132w\" sizes=\"auto, (max-width: 154px) 100vw, 154px\" \/>1871\u00a0: Hanns Heinrich Ewers na\u00eet \u00e0 D\u00fcsseldorf le 3 novembre. Son p\u00e8re, Heinz Ewers, est peintre de genre et d\u2019histoire. Sa m\u00e8re, Maria aus\u2019m Weerth, \u00e9crivain et traductrice (\u00ab\u00a0peintre\u00a0\u00bb aussi selon la g\u00e9n\u00e9alogie mythique de l\u2019\u00e9crivain), est d\u2019origine bourgeoise. Les liens \u00e9troits avec la m\u00e8re sont manifestes dans l\u2019\u0153uvre. C\u2019est \u00e0 elle qu\u2019Ewers doit son initiation \u00e0 la po\u00e9sie et \u00e0 la litt\u00e9rature.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1881-1891\u00a0: Ann\u00e9es d\u2019\u00e9tudes secondaires difficiles \u00e0 D\u00fcsseldorf, mais aussi \u00e0 Cleve (1888-1889), qui laissent des traces dans l\u2019\u0153uvre. Mort du p\u00e8re en 1885 alors qu\u2019Ewers a 14 ans. Premiers po\u00e8mes en 1888 sur le mod\u00e8le de Heine et premier amour exalt\u00e9 pour Helene Schleifenbaum (\u00ab\u00a0Lili\u00a0\u00bb) en 1888-1891. Pendant les vacances scolaires, Ewers voyage en France, en Angleterre et en Italie. L\u2019arm\u00e9e le d\u00e9clare inapte au service pour cause de myopie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1891-1898\u00a0: \u00c9tudes de droit \u00e0 Berlin (1891), et pour quelques mois \u00e0 Bonn (1892) et \u00e0 Gen\u00e8ve (1893), termin\u00e9es en 1894. Ewers commence une br\u00e8ve carri\u00e8re dans la magistrature pour gagner sa vie. Il y \u00e9touffe et ses coll\u00e8gues s\u2019opposent \u00e0 sa vocation litt\u00e9raire. Son int\u00e9r\u00eat pour l\u2019hypnotisme et le spiritisme (1895) lui vaut une mutation disciplinaire. Il se met \u00e0 consommer du haschisch et passe quatre semaines en d\u00e9tention \u00e0 cause d\u2019un duel. Renvoy\u00e9 en 1897, il se fiance \u00e0 Ilna Wunderwald. Promu docteur en droit \u00e0 Leipzig (1898) avec une note tr\u00e8s basse, il fait son premier voyage \u00e0 Capri o\u00f9 il rencontre Oscar Wilde. Sa nouvelle \u00ab\u00a0C.3.3.\u00a0\u00bb, qui a pour titre le num\u00e9ro de la cellule de Wilde \u00e0 Reading, est une superbe \u00e9vocation imag\u00e9e de cette rencontre. Il finit par rompre pour de bon avec la carri\u00e8re juridique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1898\u20131900\u00a0: \u00c9tabli \u00e0 D\u00fcsseldorf comme \u00e9crivain et traducteur, il survit avec le soutien financier de sa m\u00e8re en publiant des comptes rendus, des articles, des essais, des traductions et des po\u00e9sies dans diverses revues. Il est condamn\u00e9 \u00e0 une amende pour publication de po\u00e9sies lascives dans la luxueuse revue\u00a0<i>Der Eigene<\/i>\u00a0de tendance homosexuelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1901\u00a0: Il publie avec Theodor Etzel le\u00a0<i>Fabelbuch<\/i>\u00a0[<i>Livre de fable<\/i>s], son premier succ\u00e8s litt\u00e9raire, et \u00e0 titre individuel\u00a0<i>Der gekreuzigte Tannh\u00e4user<\/i>\u00a0[<i>Tannh\u00e4user crucifi\u00e9<\/i>], recueil de r\u00e9cits m\u00eal\u00e9s de po\u00e9sies. Le livre, publi\u00e9 \u00e0 Berlin par Carl Messer, adopte le mod\u00e8le typographique des volumes raffin\u00e9s, publi\u00e9s \u00e0 Paris par \u00c9douard Dentu et la librairie Borel (collections Guillaume et Lotus Alba). Il se fait remarquer par Ernst von Wolzogen qui l\u2019engage dans l\u2019aventure de l\u2019Ueberbrettl berlinois, le c\u00e9l\u00e8bre cabaret litt\u00e9raire. Ses couplets spirituels et ses po\u00e9sies connaissent un grand succ\u00e8s. Il devient l\u2019homme du \u00ab\u00a0cadavre dans l\u2019\u00e9tang aux carpes\u00a0\u00bb, d\u2019apr\u00e8s une des fables absurdes qu\u2019il r\u00e9cite. Dans la nouvelle \u00ab\u00a0Le Noy\u00e9\u00a0\u00bb, il commente le ph\u00e9nom\u00e8ne en ces termes\u00a0: \u00ab\u00a0Il en \u00e9tait donc ainsi\u00a0: lorsqu\u2019il se sentait v\u00e9ritablement po\u00e8te, les autres le traitaient d\u2019idiot\u00a0; et maintenant qu\u2019il jouait l\u2019idiot, on le d\u00e9clarait po\u00e8te\u00a0\u00bb (trad. E. Willenz).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Propuls\u00e9 tout d\u2019un coup au c\u0153ur de la vie litt\u00e9raire, Ewers attire plusieurs collaborateurs de Wolzogen dans son propre cabaret Ueberbrettl (Modernes Theater). Il se lie d\u2019amiti\u00e9 avec Marc Henry, Max Reinhardt, Frank Wedekind, Herwarth Walden et Else Lasker-Sch\u00fcler et fait la connaissance de Maximilian Harden et de Stanislaw Przybyszewski. Cette m\u00eame ann\u00e9e, il \u00e9pouse Ilna Wunderwald (1875-1957), peintre animalier, qui fera plusieurs illustrations pour ses livres, notamment la c\u00e9l\u00e8bre couverture jaune \u00e0 l\u2019araign\u00e9e de\u00a0<i>Die Besessenen<\/i>, et qui se produit aussi au cabaret. Leur mariage sera rompu dix ans plus tard pour incompatibilit\u00e9 entre personnalit\u00e9s trop fortes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1902-1906\u00a0: Ses moyens financiers lui permettent de r\u00e9aliser ses projets de voyage \u00e0 travers le monde, seul ou avec Ilna, avec de brefs retours chez sa m\u00e8re ou \u00e0 son domicile berlinois. Il compose ses \u00e9crits en voyage\u00a0: son essai sur Edgar Allan Poe (1905), les nouvelles des volumes\u00a0<i>Das Grauen<\/i>\u00a0[<i>Dans l\u2019\u00e9pouvante<\/i>],\u00a0<i>Die Besessenen<\/i>\u00a0[<i>Les Poss\u00e9d\u00e9s<\/i>],\u00a0<i>Grotesken<\/i>\u00a0[<i>Grotesques<\/i>], ainsi que des po\u00e8mes et des drames. Entre novembre 1902 et l\u2019\u00e9t\u00e9 1904 il vit avec Ilna \u00e0 Capri o\u00f9 il pr\u00eache le nudisme. Il commence \u00e0 consommer de l\u2019opium \u00e0 partir de 1903. Il fait la connaissance de Johannes Schlaf et de John Henry Mackay et se lie d\u2019amiti\u00e9 avec Paul Scheerbart, Roda Roda et Herbert Eulenberg. Il voyage successivement en Espagne et dans le Sud de la France (1905), aux Cara\u00efbes et en Am\u00e9rique Centrale (1906). En Ha\u00efti il participe \u00e0 une c\u00e9r\u00e9monie vaudou. \u00c0 partir de 1905, il imagine une culture \u00ab\u00a0qui n\u2019est plus fourr\u00e9e dans son \u00e9troit costume national\u00a0\u00bb. Il pr\u00f4ne une culture supra-nationale, v\u00e9ritable patrie pour les artistes de toute origine, appartenance ou nationalit\u00e9, par opposition au peuple ignorant ou indiff\u00e9rent (<i>Edgar Allan Poe<\/i>, pp. 38-39). Il devient le traducteur allemand de l\u2019\u00e9crivain juif Isra\u00ebl Zangwill et de plusieurs auteurs fran\u00e7ais, et se lie d\u2019amiti\u00e9 avec Gerhart Hauptmann. Il cr\u00e9e la fondation Scheerbart et se produit aux cabarets Nachtlicht et Fledermaus des Ateliers viennois. Il est l\u2019ami du peintre Gustav Klimt (qui ornera le recueil Die Besessenen d\u2019un frontispice) et du compositeur Ferrucino Busoni.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1907\u00a0: Il publie le recueil de nouvelles\u00a0<i>Das Grauen<\/i>\u00a0[trad. fran\u00e7aise\u00a0<i>Dans l\u2019\u00e9pouvante<\/i>], qui obtient un tr\u00e8s grand succ\u00e8s (54 \u00e9ditions jusqu\u2019en 1920), et signe un contrat avec la prestigieuse maison d\u2019\u00e9dition Georg M\u00fcller \u00e0 Munich. Il commence \u00e0 \u00e9crire sur le cin\u00e9ma.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1908\u00a0: Il voyage en Am\u00e9rique du Sud avec Ilna et publie le recueil de nouvelles\u00a0<i>Die Besessenen<\/i>\u00a0[<i>Les Poss\u00e9d\u00e9s<\/i>], qui contient sa nouvelle la plus c\u00e9l\u00e8bre,\u00a0<i>L\u2019Araign\u00e9e<\/i>, avec la couverture illustr\u00e9e par Ilna et le frontispice de Klimt. Le volume sera \u00e0 sa 34e \u00e9dition en 1920. Il tourne, probablement en France, son premier film.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1909-1910\u00a0: Il publie son premier roman,\u00a0<i>Der Zauberlehrling oder die Teufelsj\u00e4ger<\/i>[<i>L\u2019Apprenti sorcier ou Les Chasseurs du diable<\/i>], le premier de la trilogie de Frank Braun (<i>L\u2019Apprenti sorcier<\/i>,\u00a0<i>Mandragore<\/i>\u00a0et\u00a0<i>Vampir<\/i>), qui s\u2019inspire de la psychologie des masses. Il commence la s\u00e9rie de conf\u00e9rences\u00a0<i>La Religion de Satan<\/i>\u00a0et se pique \u00e0 la morphine. Paru chez Georg M\u00fcller, dans un \u00e9l\u00e9gant format oblong, le recueil de nouvelles\u00a0<i>Grotesken<\/i>[<i>Grotesques<\/i>] conna\u00eet cinq \u00e9ditions dans la m\u00eame ann\u00e9e. Ewers voyage au Ceylan, en Inde, en Australie et en Extr\u00eame-Orient avec Ilna, qui, bient\u00f4t apr\u00e8s, quitte le domicile conjugal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1911\u00a0: Il publie le roman\u00a0<i>Alraune, die Geschichte eines lebenden Wesens<\/i>\u00a0[<i>Mandragore, histoire d\u2019un \u00eatre vivant<\/i>], \u00e0 la fois retour sur un vieux mythe germanique et histoire de la cr\u00e9ation d\u2019une femme artificielle. Le texte conna\u00eetra un immense succ\u00e8s. Vendu en des milliers d\u2019exemplaires (il est \u00e0 sa 228e \u00e9dition en 1921), il sera progressivement traduit en vingt-huit langues. La m\u00eame ann\u00e9e commence son amiti\u00e9 avec Walther Rathenau, homme politique d\u2019une grande culture et pr\u00e9sident-directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019A.E.G., qui s\u2019occupera de l\u2019organisation de l\u2019\u00e9conomie de guerre allemande.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1912-1914\u00a0: Il rejoint le\u00a0<i>Deutsches Theater<\/i>\u00a0de Max Reinhardt comme acteur (1912) et se s\u00e9pare d\u2019Ilna (avril 1912). Il compose, en \u00e9troite collaboration avec le Fran\u00e7ais Marc Henry, artiste de cabaret et \u00e9crivain, le livret de l\u2019op\u00e9ra d\u2019Eugen d\u2019Albert\u00a0<i>Die toten Augen<\/i>[<i>Les Yeux morts<\/i>]. Ils publient \u00e0 eux deux \u00e0 Berlin le volume\u00a0<i>Joli Tambour<\/i>, une anthologie de la chanson populaire fran\u00e7aise (textes originaux avec traductions en allemand par Ewers), qui inclut des chansons folkloriques et les derni\u00e8res cr\u00e9ations montmartroises. Le cirque berlinois Schumann pr\u00e9sente en octobre 1912\u00a0<i>Der unsichtbare Mensch<\/i>[<i>L\u2019Homme invisible<\/i>], luxueuse revue-spectacle de Hanns Heinz Ewers et de Marc Henry. Ewers commence une liaison avec Marie Laurencin qui durera jusqu\u2019en 1920. Il signe en 1913 son premier film d\u2019auteur,\u00a0<i>Der Student von Prag<\/i>\u00a0[<i>L\u2019\u00c9tudiant de Prague<\/i>], et initie Ernst Lubitsch, qu\u2019il a rencontr\u00e9 dans la troupe de Max Reinhardt, au cin\u00e9ma. Nouveau voyage en Am\u00e9rique Latine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1914-1918\u00a0: Toujours en voyage lorsque la Grande Guerre \u00e9clate, il se rend aux \u00c9tats-Unis, o\u00f9 il vivra jusqu\u2019en 1920. Revirement subit du cosmopolitisme au nationalisme. Il publie \u00e0 New York des\u00a0<i>Deutsche Kriegslieder<\/i>\u00a0[<i>Chants de guerre allemands<\/i>]. Sur invitation de l\u2019ambassadeur allemand aux \u00c9tats-Unis, il participe activement \u00e0 la propagande germanophile surtout par ses conf\u00e9rences. De 1914 \u00e0 1918 il lie connaissance avec le mage Aleister Crowley. Il voyage en Espagne et au Mexique et travaille pour les services secrets allemands (1915-1917). Vers la fin de l\u2019ann\u00e9e 1916, il fait la connaissance de Josephine Bumiller qui deviendra sa seconde \u00e9pouse. Lorsque les \u00c9tats-Unis d\u00e9clarent la guerre \u00e0 l\u2019Allemagne, Ewers, consid\u00e9r\u00e9 comme un adversaire dangereux sur le sol am\u00e9ricain, est arr\u00eat\u00e9. D\u00e9tenu comme prisonnier de guerre au camp de Fort Oglethorpe, il tombe gravement malade et se fait hospitaliser \u00e0 New York. L\u2019\u00e9crivain britannique John Galsworthy entreprend des d\u00e9marches pour qu\u2019il retrouve une libert\u00e9 surveill\u00e9e et contre caution en ao\u00fbt 1919. On lui interdit d\u2019\u00e9crire et de publier aux \u00c9tats-Unis. La com\u00e9die musicale\u00a0<i>Das M\u00e4dchen von Alaska<\/i>\u00a0[<i>La Fille d\u2019Alaska<\/i>] dont il a \u00e9crit le livret n\u2019est pas repr\u00e9sent\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En son absence, la maison d\u2019\u00e9dition Georg M\u00fcller publie en 1916 le volume\u00a0<i>Der gekreuzigte Tannh\u00e4user und andere Grotesken<\/i>\u00a0[<i>Tannh\u00e4user crucifi\u00e9 et autres grotesques<\/i>], qui r\u00e9unit<i>Grotesken<\/i>\u00a0de 1910 et certaines autres nouvelles de 1901. Un autre volume intitul\u00e9\u00a0<i>Mein Begr\u00e4bnis und andere seltsame Geschichten<\/i>\u00a0[<i>Mes fun\u00e9railles et autres histoires \u00e9tranges<\/i>], qui r\u00e9unit un choix de nouvelles d\u00e9j\u00e0 parues, para\u00eet en 1917 dans la collection \u00ab\u00a0Galerie der Phantasten\u00a0\u00bb [\u00ab\u00a0Galerie des Visionnaires\u00a0\u00bb] qu\u2019Ewers a dirig\u00e9e chez Georg M\u00fcller pour les trois premiers volumes. Les histoires d\u2019Ewers y c\u00f4toient les\u00a0<i>Contes fantastiques<\/i>d\u2019Hoffmann, \u00ab\u00a0Le Corbeau\u00a0\u00bb et un choix de nouvelles d\u2019Edgar Allan Poe (sous le titre<i>Nebelmeer<\/i>),\u00a0<i>Visions du cr\u00e9puscule<\/i>\u00a0d\u2019Oskar Panizza,\u00a0<i>Lemuria<\/i>\u00a0de Karl Hans Strobl et\u00a0<i>L\u2019Autre c\u00f4t\u00e9<\/i>\u00a0d\u2019Alfred Kubin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1920\u00a0: \u00c0 son retour en Allemagne en ao\u00fbt 1920, son domicile berlinois est saccag\u00e9, son \u00e9diteur retient des droits importants qu\u2019il refuse de lui verser et il se fait arr\u00eater pour paiement d\u00e9faillant de la pension alimentaire due \u00e0 son ex-\u00e9pouse Ilna. Il publie le roman\u00a0<i>Vampir<\/i>, le dernier de la trilogie de Frank Braun, qui fait de la Premi\u00e8re Guerre Mondiale une griserie sanguinaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1921\u00a0: Il \u00e9pouse Josephine Bumiller, qui l\u2019a suivi \u00e0 son d\u00e9part des \u00c9tats-Unis, et publie le recueil de nouvelles\u00a0<i>Nachtmahr<\/i>\u00a0[<i>Cauchemar<\/i>]. Il donne \u00e9galement une suite au r\u00e9cit inachev\u00e9 de Friedrich Schiller\u00a0<i>Der Geisterseher<\/i>\u00a0[<i>Le Visionnaire<\/i>]. Walther Rathenau, sur le point de devenir ministre des Affaires \u00c9trang\u00e8res, sollicite sa collaboration et son soutien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1922-1923\u00a0: Walther Rathenau est assassin\u00e9 par des antis\u00e9mites d\u2019extr\u00eame-droite. Dans la mis\u00e8re de l\u2019apr\u00e8s-guerre, Ewers adopte des positions id\u00e9ologiques extr\u00e9mistes et adh\u00e8re au parti populaire monarchiste. En 1923 (comme en 1926), il signe pourtant des p\u00e9titions contre les poursuites de l\u2019homosexualit\u00e9 masculine. Georg M\u00fcller fait para\u00eetre le\u00a0<i>Hanns Heinz Ewers Brevier<\/i>, une anthologie d\u2019extraits de l\u2019\u0153uvre d\u2019Ewers organis\u00e9e en huit chapitres, orn\u00e9e de neuf planches, et accompagn\u00e9e d\u2019une bibliographie exhaustive de l\u2019\u0153uvre parue. Cette preuve incontestable de gloire litt\u00e9raire co\u00efncide en fait avec un certain d\u00e9clin de sa veine cr\u00e9atrice. Il publie en 1923-1924\u00a0<i>Ameisen<\/i>\u00a0[<i>Fourmis<\/i>], un livre de vulgarisation scientifique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1926-1928\u00a0: D\u00e9c\u00e8s de sa m\u00e8re en 1926. Il r\u00e9silie son contrat avec les \u00e9ditions Georg M\u00fcller en 1927 en raison d\u2019arri\u00e9r\u00e9s de ses droits d\u2019auteur. Il signe un contrat avec Sieben St\u00e4be Verlag. \u00c0 partir de 1928 il alt\u00e8re ses textes ant\u00e9rieurs en y supprimant des passages entiers et en faisant syst\u00e9matiquement la chasse aux mots \u00e9trangers. En 1928 para\u00eet son roman\u00a0<i>Fundvogel, die Geschichte einer Wandlung<\/i>\u00a0[<i>Fundvogel, histoire d\u2019une m\u00e9tamorphose<\/i>], qui reprend le vieux conte allemand de\u00a0<i>Fundevogel<\/i>\u00a0recueilli par les Grimm (n\u00b0 51) pour y inscrire l\u2019histoire d\u2019une mutation sexuelle. Il cr\u00e9e la soci\u00e9t\u00e9 cin\u00e9matographique Hanns Heinz Ewers Produktion. Il tombe malade et son mariage est en crise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1929\u00a0: Sur fond de crise \u00e9conomique mondiale, son nouvel \u00e9diteur et sa soci\u00e9t\u00e9 cin\u00e9matographique connaissent des difficult\u00e9s dues \u00e0 des d\u00e9tournements de fonds. Il \u00e9dite avec le sexologue Magnus Hirschfeld les trois volumes de\u00a0<i>Liebe im Orient<\/i>[<i>L\u2019Amour en Orient<\/i>] en r\u00e9clamant plus d\u2019art dans la technique amoureuse. Vers la fin de l\u2019ann\u00e9e, il entend mettre volontairement fin \u00e0 ses jours et il r\u00e9dige son testament.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1930-1933\u00a0: Il se s\u00e9pare de sa femme en 1930. Au cours de recherches pour un nouveau roman, contacts avec les forces arm\u00e9es. Il signe un contrat avec les \u00e9ditions Cotta en 1931 et publie le roman\u00a0<i>Reiter in deutscher Nacht<\/i>\u00a0[<i>Cavaliers dans la nuit allemande<\/i>] en prise sur l\u2019histoire contemporaine (sur le mouvement paramilitaire des Corps Libres en relation avec l\u2019occupation de la Rh\u00e9nanie et le s\u00e9paratisme rh\u00e9nan). Il rejoint le parti national-socialiste o\u00f9 Hitler l\u2019accueille en personne, mais il se trouve vite attaqu\u00e9 \u00e0 la fois par divers membres du parti et par la gauche. En 1932 il publie le roman\u00a0<i>Horst Wessel, ein deutsches Schicksal<\/i>\u00a0[<i>Horst Wessel, un destin allemand<\/i>], histoire (retravaill\u00e9e) du commandant S.A. homonyme, assassin\u00e9 en 1930 dans des circonstances peu claires, et qu\u2019Ewers connaissait personnellement. En accord avec Goebbels, participation d\u00e9cisive \u00e0 la mise au pas du syndicat des \u00e9crivains allemands et, plus tard, de la section allemande du Pen-Club. Le 20 avril 1933, pour le 44e anniversaire de Hitler, diffusion de la pi\u00e8ce radiophonique\u00a0<i>Horst Wessel<\/i>\u00a0de Paul Beyer d\u2019apr\u00e8s le roman d\u2019Ewers. Dix-neuf jours plus tard cependant, les \u0153uvres d\u2019Ewers sont victimes des b\u00fbchers de livres de mai 1933. Il tourne avec Ernst Hanfstaengl, un intime de Hitler, le film\u00a0<i>Horst Wessel<\/i>, mais Goebbels l\u2019interdit en octobre. Le roman sera \u00e0 son tour interdit en 1934.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1934-1935\u00a0: Menac\u00e9 de mort, Ewers doit se cacher et ses \u0153uvres sont mises \u00e0 l\u2019index. \u00c0 partir de 1935 il se d\u00e9tourne du national-socialisme et aide plusieurs de ses amis juifs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1937-1938\u00a0: Voyage en France. Malade \u00e0 compter de 1938, il envoie sept caisses de manuscrits, de dossiers et de lettres \u00e0 la ville de D\u00fcsseldorf en vue de la cr\u00e9ation du Fonds Hanns Heinz Ewers (aujourd\u2019hui collection \u00e9largie, en d\u00e9p\u00f4t aupr\u00e8s de l\u2019Institut Heinrich Heine \u00e0 D\u00fcsseldorf).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1939-1943\u00a0: Il noue une derni\u00e8re liaison avec Rita Grabowski, 27 ans, d\u2019origine mi-juive, jusqu\u2019en 1943, lorsqu\u2019il l\u2019aidera \u00e0 fuir en Tch\u00e9coslovaquie. En 1940 lev\u00e9e partielle de l\u2019interdiction de ses \u0153uvres et en 1941, lev\u00e9e de l\u2019interdiction d\u2019\u00e9crire. Entre 1940 et 1943 il compose des satires (in\u00e9dites) sur la p\u00e9riode nazie. Contrat avec les \u00e9ditions Zinnen. Il publie en 1943 le recueil de nouvelles\u00a0<i>Die sch\u00f6nsteen H\u00e4nde der Welt\u00a0<\/i>[<i>Les plus belles mains du monde<\/i>] et une nouvelle \u00e9dition d\u2019<i>Ameisen<\/i>. Peu apr\u00e8s, ces livres sont saisis et d\u00e9truits par la Gestapo. Il meurt le 12 juin 1943 \u00e0 Berlin. Le m\u00eame jour, sa maison natale \u00e0 D\u00fcsseldorf est d\u00e9truite lors d\u2019un bombardement. Il est incin\u00e9r\u00e9 le 18 juin.<\/p>\n<hr \/>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><a id=\"biblio\"><\/a>Bibliographie<\/h3>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Note sur les nouvelles de ce volume<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p>Les nouvelles allemandes ont pour la plupart paru dans la presse avant d\u2019\u00eatre recueillies en volume. Selon l\u2019\u00e9tat actuel de la bibliographie de l\u2019\u0153uvre d\u2019Ewers, l\u2019ordre chronologique serait le suivant\u00a0:<br \/>\n \u00ab\u00a0Der gekreuzigte Tannh\u00e4user\u00a0\u00bb,\u00a0<i>Das Magazin f\u00fcr Litteratur<\/i>\u00a0(Berlin), LXX, n\u00b0 18, 4 mai 1901, pp. 424-427. Recueilli dans\u00a0<i>Der gekreuzigte Tannh\u00e4user<\/i>, Berlin, Carl Messer, 1901.<br \/>\n \u00ab\u00a0Warum Arno Falk sich verlobte\u00a0\u00bb, paru dans\u00a0<i>Hochnotpeinliche Geschichten<\/i>, Leipzig, Seemann, 1902.<br \/>\n \u00ab\u00a0Die Petition\u00a0\u00bb,\u00a0<i>Jugend<\/i>\u00a0(M\u00fcnchen), II, n\u00b0 35, 1904, pp. 708-711. Recueilli dans<i>Grotesken<\/i>, M\u00fcnchen, Georg M\u00fcller, 1910.<br \/>\n \u00ab\u00a0Momentbilder von fremden Schaub\u00fchnen\u00a0: [\u2026] Bibelbilli\u00a0\u00bb,\u00a0<i>Die Schaub\u00fchne<\/i>\u00a0(Berlin), III, n\u00b0 1, 1907, pp. 126-129 [deux autres textes, \u00ab\u00a0Weiber in der Arena\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Hahnenkampf\u00a0\u00bb y ont paru sous ce m\u00eame titre]. Recueilli dans\u00a0<i>Grotesken<\/i>, M\u00fcnchen, Georg M\u00fcller, 1910.<br \/>\n \u00ab\u00a0Die Kurve\u00a0\u00bb,\u00a0<i>Das Blaubuch<\/i>\u00a0(Berlin), 1908, pp. 171-176. Recueilli dans\u00a0<i>Grotesken<\/i>, M\u00fcnchen, Georg M\u00fcller, 1910.<br \/>\n \u00ab\u00a0Mein Begr\u00e4bnis\u00a0\u00bb,\u00a0<i>Zeitgeist<\/i>, suppl\u00e9ment de\u00a0<i>Berliner Tageblatt<\/i>, 11 avril 1910. Recueilli dans\u00a0<i>Grotesken<\/i>, M\u00fcnchen, Georg M\u00fcller, 1910.<br \/>\n \u00ab\u00a0Anthropoovaropartus\u00a0\u00bb, paru dans\u00a0<i>Grotesken<\/i>, M\u00fcnchen, Georg M\u00fcller, 1910.<br \/>\n \u00ab\u00a0Abenteuer in Hamburg\u00a0\u00bb, paru dans\u00a0<i>Grotesken<\/i>, M\u00fcnchen, Georg M\u00fcller, 1910.<\/p>\n<p>Toutes ces nouvelles ont paru dans\u00a0<i>Der gekreuzigte Tannh\u00e4user und andere Grotesken<\/i>, M\u00fcnchen, Georg M\u00fcller, 1916. C\u2019est sur ce texte que se fondent les pr\u00e9sentes traductions.<\/p>\n<p>Des huit traductions de ce volume, une seule a d\u00e9j\u00e0 paru en fran\u00e7ais, \u00ab\u00a0Tannh\u00e4user crucifi\u00e9\u00a0\u00bb traduit par Liliane [\u00c9vangh\u00e9lia] Stead et Antje V\u00f6ge-Dyson,\u00a0<i>Les Cahiers du Schibboleth<\/i>\u00a0(B\u00e8gles), n\u00b0 13, 1991, pp. 5-10.<\/p>\n<p>Les traductrices remercient \u00c9ric Dussert, Jean-Fran\u00e7ois Fourcade, Jacques Goursaud, Sophie Jeddi, Gernot Kr\u00e4mer, In\u00e8s Horchani-Idir, ainsi que Mala et Theo V\u00f6ge, pour leur lecture, leur soutien, et leur aide dans divers points \u00e0 \u00e9claircir.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p><strong>\u0152uvres de Hanns Heinz Ewers publi\u00e9es en fran\u00e7ais (depuis 1969)<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p><i>L\u2019Araign\u00e9e et autres contes fantastiques<\/i>, Verviers, G\u00e9rard et Cie, \u00ab\u00a0Biblioth\u00e8que Marabout\u00a0\u00bb, 1969.<br \/>\n <i>Dans l\u2019\u00e9pouvante<\/i>\u00a0(Das Grauen), histoires extraordinaires, Paris, Christian Bourgois, 1970.<br \/>\n <i>Mandragore<\/i>, Paris, Christian Bourgois, 1970.<br \/>\n <i>L\u2019Apprenti sorcier<\/i>, Paris, Christian Bourgois, 1970.<br \/>\n <i>Vampir<\/i>, Lausanne, L\u2019\u00c2ge d\u2019homme, 1989.<br \/>\n <i>Les Indiens bleus<\/i>, in\u00a0<i>Dossier Hanns Heinz Ewers<\/i>, s.l., Icare\/Les Presses d\u2019Anank\u00e9, 1989.<br \/>\n <i>La Supr\u00eame Trahison et onze autres r\u00e9cits macabres<\/i>, [Amiens], Encrage, 1993.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p><strong>Bibliographie s\u00e9lective sur Hanns Heinz Ewers<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Bozzetto, Roger, \u00ab\u00a0Carnaval \u00e0 Cadix. L\u2019Objet anim\u00e9 fantastique chez H. H. Ewers\u00a0\u00bb,<i>Les Cahiers du CERLI<\/i>, n\u00b0 10, janvier 1985, pp. 61-65.<br \/>\n Brandenburg, Ulrike,\u00a0<i>Hanns Heinz Ewers (1871-1943). Von der Jahrhundertwende zum Dritten Reich\u00a0: Erz\u00e4hlungen, Dramen, Romane 1903-1932. Von der Genese des Arioheros aus der Retorte\u00a0: die Gestaltwerdung einer \u2018deut-schen Reichsutopie\u2019<\/i>, Frankfurt am Main &#8211; Berlin &#8211; Bern [etc.], Peter Lang, 2003.<br \/>\n Buard, Jean-Luc,\u00a0<i>Dossier Hanns Heinz Ewers<\/i>, s.l., Icare\/Les Presses d\u2019Anank\u00e9, 1989.<br \/>\n Buard, Jean-Luc, Xavier Legrand-Ferroni\u00e8re et Elisabeth Willenz, \u00ab\u00a0Bibliographies\u00a0\u00bb, in<i>Hanns Heinz Ewers, La Supr\u00eame Trahison et onze autres r\u00e9cits macabres<\/i>, [Amiens], Encrage, 1993, pp. 235-254.<br \/>\n Diederichs, Helmut H.,\u00a0<i>Der Student von Prag. Einf\u00fchrung und Protokoll, Original-Expos\u00e9\u00a0: Hanns Heinz Ewers, Fotos aus der Kopie\u00a0: Gerhard Ullmann, Herausgegeber der Focus-Film-Texte\u00a0: Robert Fischer<\/i>, s.l. [Stuttgart], Focus, Verlagsgemeinschaft Robert Fischer, Rainer Kress, Uwe Wiedleroither, 1985.<br \/>\n Juin, Hubert, \u00ab\u00a0Mandragore et Cie\u00a0\u00bb,\u00a0<i>Les Lettres fran\u00e7aises<\/i>, 29 juillet 1970, pp. 7-8\u00a0; repris comme pr\u00e9face dans\u00a0<i>Mandragore<\/i>, traduit de l\u2019allemand par Fran\u00e7ois Truchaud, Christian Bourgois, r\u00e9impr. 1988, pp. 17-22.<br \/>\n Keiner, Reinhold,\u00a0<i>Hanns Heinz Ewers und der phantas-tische Film<\/i>, Hildesheim &#8211; Z\u00fcrich &#8211; New York, Georg Olms Verlag, 1988.<br \/>\n Kugel, Wilfried,\u00a0<i>Der Unverantwortliche\u00a0: das Leben des Hanns Heinz Ewers\u00a0<\/i>[<i>L\u2019Irresponsable\u00a0: la vie de Hanns Heinz Ewers<\/i>], [D\u00fcsseldorf], Grupello Verlag, 1992.<br \/>\n Palacio, Jean de,\u00a0<i>Pierrot fin-de-si\u00e8cle ou les m\u00e9tamorphoses d\u2019un masque<\/i>, Paris, Librairie S\u00e9guier, 1990, pp. 200-203.<br \/>\n Pollet, Jean-Jacques,\u00a0<i>Essai sur la litt\u00e9rature fantastique allemande du d\u00e9but du XXe si\u00e8cle (1900-1930)<\/i>, th\u00e8se de Doctorat d\u2019\u00c9tat dirig\u00e9e par M. B. Gorceix, Lille, ANRT, 1986.<br \/>\n Pollet, Jean-Jacques,\u00a0<i>Introduction \u00e0 la nouvelle fantastique allemande<\/i>, Paris, Nathan, 1997.<br \/>\n Ponnau, Gwenha\u00ebl,\u00a0<i>La Folie dans la litt\u00e9rature fantastique<\/i>\u00a0[CNRS \u00e9ditions, 1987], nouvelle \u00e9dition, Paris, Presses Universitaires de France, \u00ab\u00a0\u00c9criture\u00a0\u00bb, 1997, pp. 81, 165, 169, 259, 283-288, 319, 320.<br \/>\n Ray, Jean, \u00ab\u00a0Le culte de la peur\u00a0: \u201cDans l\u2019\u00e9pouvante\u201d de Hanns Heins [sic] Ewers\u00a0\u00bb<i>[Journal de Gand<\/i>, 28 juillet 1922], in\u00a0<i>Cahier de l\u2019Herne\u00a0: Jean Ray<\/i>, dirig\u00e9 par Fran\u00e7ois Truchaud et Jacques Van Herp, n\u00b0 38, 1980, pp. 392-394.<br \/>\n Richard, Lionel,\u00a0<i>Cabaret, Cabarets, Origines et d\u00e9cadence<\/i>, Paris, Plon, 1991, pp. 148-156 et 163-169.<br \/>\n Richard, Lionel,\u00a0<i>Nazisme et litt\u00e9rature<\/i>, Paris, Fran\u00e7ois Maspero, 1971, pp. 71 et 163-165\u00a0;\u00a0<i>Le Nazisme et la culture<\/i>, ibid., 1978, pp. 127 et 250-254.<br \/>\n Sennewald, Michael,\u00a0<i>Hanns Heinz Ewers\u00a0: Phantastik und Jugendstil, Meisenheim am Glan<\/i>, Verlag Anton Hein, 1973.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Lien<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span class=\"Apple-style-span\"><a href=\"http:\/\/www.hanns-heinz-ewers.com\/\" target=\"_blank\">H. H. Ewers online<\/a><\/span><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hanns Einz Ewers aux \u00e9ditions Sillage : Tannh\u00e4user crucifi\u00e9 1871\u00a0: Hanns Heinrich Ewers na\u00eet \u00e0 D\u00fcsseldorf le 3 novembre. Son p\u00e8re, Heinz Ewers, est peintre de genre et d\u2019histoire. Sa m\u00e8re, Maria aus\u2019m Weerth, \u00e9crivain et traductrice (\u00ab\u00a0peintre\u00a0\u00bb aussi selon la g\u00e9n\u00e9alogie mythique de l\u2019\u00e9crivain), est d\u2019origine bourgeoise. 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