{"id":821,"date":"2016-08-19T11:28:03","date_gmt":"2016-08-19T09:28:03","guid":{"rendered":"http:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=821"},"modified":"2016-10-14T18:39:26","modified_gmt":"2016-10-14T16:39:26","slug":"hermann-melville","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=821","title":{"rendered":"Herman Melville"},"content":{"rendered":"<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Herman Melville aux \u00e9ditions Sillage:<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/?p=606\">Le Grand Escroc<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-822\" src=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/melville-1.jpg\" alt=\"melville\" width=\"152\" height=\"224\" srcset=\"https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/melville-1.jpg 152w, https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/melville-1-102x150.jpg 102w\" sizes=\"auto, (max-width: 152px) 100vw, 152px\" \/>1819-1836\u00a0: Troisi\u00e8me d\u2019une fratrie de huit enfants, Herman Melville na\u00eet le 1er ao\u00fbt 1819 \u00e0 New York, d\u2019un p\u00e8re issu d\u2019une famille de n\u00e9gociants \u00e9cossais et d\u2019une m\u00e8re descendante de patriciens hollandais. Lorsqu\u2019il a treize ans, son p\u00e8re succombe \u00e0 une pneumonie\u00a0; la situation financi\u00e8re de la famille \u00e9tant d\u00e9sastreuse, Herman est oblig\u00e9 d\u2019interrompre ses \u00e9tudes et devient entre autres employ\u00e9 de la New York State Bank. Il parvient n\u00e9anmoins \u00e0 suivre quelques cours \u00e0 l\u2019<i>Albany Classical School<\/i>, lit Cooper et Byron.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1837-1840\u00a0: p\u00e9riode de transition au cours de laquelle il alterne diverses professions. Instituteur durant quelques mois en 1837 dans une \u00e9cole de campagne pr\u00e8s de Pittsfield (Massachussetts), il s\u2019engage deux ans plus tard comme gar\u00e7on de cabine \u00e0 bord du\u00a0<i>St.\u00a0Lawrence<\/i>\u00a0en partance pour Liverpool. Peu satisfait de cette exp\u00e9rience, il rentre l\u2019ann\u00e9e suivante dans sa famille, enseigne \u00e0 nouveau et voyage dans le Midwest.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1841-1845\u00a0: parcourt les mers du Sud et m\u00e8ne une vie d\u2019aventures dans laquelle il puisera l\u2019inspiration de ses premiers romans. Sans doute plus par obligation que par choix, Melville reprend la mer en 1841, \u00e0 bord cette fois de l\u2019<i>Acushnet<\/i>, un baleinier\u00a0; il profite d\u2019une halte aux \u00eeles Marquises en 1842 pour d\u00e9serter avec son ami Toby Greene quand il est fait prisonnier par une tribu d\u2019indig\u00e8nes cannibales. Ayant r\u00e9ussi \u00e0 prendre la fuite, il s\u2019embarque alors sur le\u00a0<i>Lucy Ann<\/i>, o\u00f9 les conditions de vie s\u2019av\u00e8rent extr\u00eamement dures. \u00c0 Tahiti, les matelots finissent pas se mutiner\u00a0; Melville est arr\u00eat\u00e9, jet\u00e9 en prison puis s\u2019\u00e9vade sans difficult\u00e9s. Il travaille alors chez un planteur, puis part sur un troisi\u00e8me baleinier, le\u00a0<i>Charles &amp; Henry<\/i>, qui le conduit \u00e0 Hawa\u00ef. En 1843, il s\u2019engage comme gabier \u00e0 bord de la fr\u00e9gate de guerre\u00a0<i>United States<\/i>\u00a0et d\u00e9barque \u00e0 Boston en octobre 1844.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1846-1851\u00a0: intense p\u00e9riode de production litt\u00e9raire, \u00e9crit six romans en six ans.\u00a0<i>Typee<\/i>(1846) aborde son exp\u00e9rience dans la tribu des Ta\u00efpis\u00a0; dans\u00a0<i>Omoo<\/i>\u00a0(1847), il fait allusion \u00e0 la mutinerie du\u00a0<i>Lucy Ann<\/i>\u00a0et \u00e0 son exp\u00e9rience en prison. La m\u00eame ann\u00e9e, il s\u2019installe \u00e0 New York et se marie avec la fille d\u2019un juge, Elizabeth Shaw, dont il aura quatre enfants. Il jouit d\u2019une situation financi\u00e8re plus ais\u00e9e, en d\u00e9pit de l\u2019\u00e9chec de son troisi\u00e8me roman,\u00a0<i>Mardi<\/i>\u00a0(1849), dont la tonalit\u00e9 all\u00e9gorique d\u00e9pla\u00eet \u00e0 la critique. Marqu\u00e9 par la r\u00e9volution de f\u00e9vrier 1848 en Europe, Melville a ajout\u00e9 \u00e0 son roman vingt-trois chapitres \u00ab\u00a0politiques\u00a0\u00bb\u00a0: l\u2019esclavage, la famine en Irlande, la ru\u00e9e vers l\u2019or en Californie, etc., y sont abord\u00e9s. Avec\u00a0<i>Redburn ou sa premi\u00e8re croisi\u00e8re<\/i>\u00a0(<i>Redburn\u00a0: His First Voyage<\/i>) (1849), il renoue avec le genre du r\u00e9cit autobiographique en relatant sa premi\u00e8re travers\u00e9e. Afin de n\u00e9gocier ses droits d\u2019auteur avec son \u00e9diteur, il part pour l\u2019Angleterre et s\u00e9journe bri\u00e8vement en France, en Belgique et en Rh\u00e9nanie d\u2019octobre 1849 \u00e0 f\u00e9vrier 1850. De retour \u00e0 New York, il fait la rencontre de Nathaniel Hawthorne, son futur voisin, \u00e0 Pittsfield, o\u00f9 il ach\u00e8te une ferme \u00e0 l\u2019automne 1850.<i>Vareuse-blanche<\/i>\u00a0(<i>White-Jacket<\/i>) (1850), inspir\u00e9 de son exp\u00e9rience sur un navire de guerre, plaidoyer contre les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux matelots dans la marine militaire, re\u00e7oit des critiques tr\u00e8s \u00e9logieuses.\u00a0<i>Moby Dick<\/i>\u00a0(<i>Moby-Dick or the Whale<\/i>) (1851), d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Hawthorne et qui sera consid\u00e9r\u00e9 comme son plus grand chef-d\u2019\u0153uvre, n\u2019est en revanche qu\u2019un demi-succ\u00e8s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1852-1866\u00a0:\u00a0<i>Pierre ou les ambigu\u00eft\u00e9s<\/i>\u00a0(<i>Pierre, or The Ambiguities<\/i>) (1852) roman difficile, traitant du th\u00e8me de l\u2019inceste, est \u00e9reint\u00e9 par la critique. Atteint par la d\u00e9saffection d\u2019Hawthorne, am\u00e8rement d\u00e9\u00e7u par la r\u00e9ception de son dernier ouvrage, Melville s\u2019oriente alors vers la publication de nouvelles. Avec\u00a0<i>Bartleby le scribe<\/i>\u00a0(<i>Bartleby the scrivener<\/i>), publi\u00e9 dans le\u00a0<i>Putnam\u2019s Magazine<\/i>\u00a0en 1853, il offre un r\u00e9cit d\u2019une stup\u00e9fiante modernit\u00e9, quasi-existentialiste\u00a0; suivent\u00a0<i>Israel Potter<\/i>, roman mi-historique, mi-picaresque,\u00a0<i>Les \u00celes enchant\u00e9es<\/i>\u00a0(<i>The Encantadas<\/i>), mettant en sc\u00e8ne les \u00eeles Galapagos au fil de cinq \u00ab\u00a0esquisses\u00a0\u00bb,\u00a0<i>Benito Cereno<\/i>, inspir\u00e9 d\u2019un fait divers de la fin du xviii<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle. Accapar\u00e9 par des soucis mat\u00e9riels et physiquement diminu\u00e9, il entreprend, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019aide de son beau-p\u00e8re, un voyage en Europe. Son s\u00e9jour \u00e0 Liverpool marque la rupture d\u00e9finitive avec Hawthorne. Entre octobre 1856 et mai 1857, il parcourt l\u2019\u00c9cosse et l\u2019Angleterre, voyage en Italie puis en Terre Sainte, consignant ses impressions dans ses\u00a0<i>Carnets<\/i>. De retour en Am\u00e9rique, il publie son dernier grand roman,\u00a0<i>Le Grand Escroc<\/i>\u00a0(<i>The Confidence Man\u00a0: His Masquerade<\/i>) qui ne remporte pas le succ\u00e8s escompt\u00e9. Marqu\u00e9 par ce nouvel \u00e9chec commercial, il renonce \u00e0 vivre de sa plume et se lance dans des tourn\u00e9es de conf\u00e9rences sur ses voyages. En 1860, un projet d\u2019exp\u00e9dition autour du monde avec son fr\u00e8re doit \u00eatre abandonn\u00e9\u00a0; l\u2019ann\u00e9e suivante, ses espoirs d\u2019obtenir un consulat sont d\u00e9\u00e7us\u00a0; enfin il se trouve contraint de vendre sa ferme de Pittsfield en 1862.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1866-1891\u00a0: En 1866, acc\u00e9dant \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 mat\u00e9rielle qui lui faisait d\u00e9faut, il devient inspecteur des douanes \u00e0 New York, fonction qu\u2019il occupe pendant dix-neuf ans. Abandonnant la fiction, il se tourne vers l\u2019\u00e9criture de po\u00e8mes. Ses\u00a0<i>Tableaux de guerre<\/i>(<i>Battle-Pieces and Aspects of the War<\/i>) \u00e9voquent la guerre de S\u00e9cession qui vient de s\u2019achever (1866),\u00a0<i>Clarel, po\u00e8me et p\u00e8lerinage en Terre Sainte<\/i>\u00a0(<i>Clarel\u00a0: A Poem and a Pilgrimage in the Holy Land<\/i>) (1876) prend la forme d\u2019une vaste autobiographie spirituelle de dix-huit mille vers. Deux autres recueils sont diffus\u00e9s de fa\u00e7on confidentielle\u00a0:\u00a0<i>John Marr et autres marins<\/i>\u00a0(<i>John Marr and Other Sailors<\/i>) en 1888 et\u00a0<i>Timoleon<\/i>\u00a0en 1891. Auteur oubli\u00e9, Melville meurt le 28 septembre 1891\u00a0; son d\u00e9c\u00e8s ne suscite que tr\u00e8s peu de r\u00e9actions. Son dernier r\u00e9cit,\u00a0<i>Billy Budd, gabier de misaine<\/i>\u00a0(<i>Billy Budd\u00a0: Foretopman<\/i>), achev\u00e9 quelques mois auparavant, ne sera publi\u00e9 qu\u2019en 1924.<\/p>\n<hr \/>\n<h4 style=\"text-align: center;\"><a id=\"biblio\"><\/a>Bibliographie<\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>The Confidence-Man\u00a0: His Masquerade<\/i>\u00a0a paru pour la premi\u00e8re fois le 1er avril 1857 chez l\u2019\u00e9diteur Dix &amp; Edwards (New York).<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p><strong>\u0152uvres d\u2019Herman Melville<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p><i>The Writings of Herman Melville<\/i>, H. Hayford, H. Parker, T. Tanselle eds., Northwestern University Press &amp; The Newberry Librabry, 15 vol., 1968-1993<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p>Traductions fran\u00e7aises<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p><i>\u0152uvres<\/i>, Philippe Jaworski \u00e9d., Biblioth\u00e8que de La Pl\u00e9iade, Gallimard, Paris. Tome I (1997)\u00a0:\u00a0<i>Ta\u00efpi<\/i>\u00a0\u2013\u00a0<i>Omou<\/i>\u00a0\u2013\u00a0<i>Mardi<\/i>. Tome II (2004)\u00a0:\u00a0<i>Redburn<\/i>\u00a0\u2013\u00a0<i>Vareuse<\/i>&#8211;<i>Blanche<\/i>\u00a0\u2013\u00a0<i>Articles 1847-1849<\/i>. Tome III (2006)\u00a0:\u00a0<i>Moby Dick<\/i>\u00a0\u2013\u00a0<i>Pierre ou Les Ambigu\u00eft\u00e9s<\/i>\u00a0\u2013\u00a0<i>Hawthorne et ses \u201cmousses\u201d<\/i>\u00a0\u2013\u00a0<i>Correspondance mai 1850-janvier 1852<\/i>. Tome IV\u00a0: \u00e0 para\u00eetre.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p>Romans<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Ta\u00efpi<\/i>, Gallimard, Paris, 1952<br \/>\n <i>Omoo, ou le Vagabond du Pacifique<\/i>, Gallimard, Paris, 1951<br \/>\n <i>Mardi<\/i>, Gallimard, Paris, 1983<br \/>\n <i>Redburn ou Sa premi\u00e8re croisi\u00e8re\u00a0: confessions et souvenirs d\u2019un fils de famille engag\u00e9 comme mousse dans la marine marchande am\u00e9ricaine<\/i>, Gallimard, Paris, 1976<br \/>\n <i>La Vareuse blanche<\/i>, Gallimard, Paris, 1967<br \/>\n <i>Moby Dick<\/i>\u00a0(traduction de Jean Giono), Gallimard, Paris, 1941<br \/>\n <i>Moby Dick<\/i>\u00a0(traduction d\u2019Henriette Guex-Rolle), Garnier-Flammarion, 1970<br \/>\n <i>Moby Dick<\/i>\u00a0(traduction d\u2019Armel Guerne), \u00c9ditions du Sagittaire, Paris, 1954\u00a0; r\u00e9\u00e9d. Ph\u00e9bus, Paris, 2005<br \/>\n <i>Pierre ou Les Ambigu\u00eft\u00e9s<\/i>, Gallimard, Paris, 1967<br \/>\n <i>Isra\u00ebl Potter<\/i>, Gallimard, Paris, 1977<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p>Nouvelles<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p><i>Benito Cereno et autres contes de la v\u00e9randa<\/i>, Gallimard, Paris, 1951<br \/>\n <i>Billy Budd, marin\u00a0: r\u00e9cit interne<\/i>\u00a0; (suivi de)\u00a0<i>Daniel Orme<\/i>, Gallimard, Paris, 1980<br \/>\n <i>Cocorico\u00a0! et autres contes<\/i>, Gallimard, Paris, 1954<br \/>\n <i>Moi et ma chemin\u00e9e<\/i>, \u00c9d. du Seuil, Paris, 1984<br \/>\n <i>Le Paradis des c\u00e9libataires<\/i>, 10\/18, Paris, 2002<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p>Po\u00e8mes, articles, correspondance<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p><i>\u00c0 bord<\/i>, Finitude, Bordeaux, 2004<br \/>\n <i>D\u2019o\u00f9 viens-tu, Hawthorne\u00a0?\u00a0: lettres \u00e0 Nathaniel Hawthorne et \u00e0 d\u2019autres correspondants suivi de \u201cHawthorne et ses mousses\u201d<\/i>, Gallimard, Paris, 1986<br \/>\n <i>Po\u00e8mes de guerre<\/i>, Gallimard, Paris, 1991<br \/>\n <i>Po\u00e8mes divers\u00a0: 1876-1891<\/i>, Gallimard, Paris, 1991<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p>Journaux de voyage<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Carnets de voyage\u00a0: 1856-1857<\/i>, Mercure de France, Paris, 1993<br \/>\n <i>Journaux de voyage<\/i>, Gallimard, Paris, 1956<br \/>\n <i>Journal de voyage\u00a0: de New York \u00e0 Londres, 1849<\/i>, Michel Houdiard, Paris, 2002<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p><strong>Ouvrages critiques et biographies<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p>Mayoux, Jean-Jacques,\u00a0<i>Melville par lui-m\u00eame<\/i>, \u00c9d. du Seuil, Paris, 1958<br \/>\n Durand, R\u00e9gis,\u00a0<i>Melville, Signes et m\u00e9taphores<\/i>, L\u2019\u00c2ge d\u2019Homme, Lausanne, 1980<br \/>\n Jaworski, Philippe,\u00a0<i>Melville\u00a0: le d\u00e9sert et l\u2019empire<\/i>, Presses de l\u2019\u00c9cole Normale Sup\u00e9rieure, Paris, 1986<br \/>\n Howard Leon,\u00a0<i>Herman Melville. A Biography<\/i>, University of California Press, Berkeley, 1951<br \/>\n Parker Hershel,\u00a0<i>Herman Melville. A Biography<\/i>, 2 vol., John Hopkins University Press, Baltimore et Londres, 1996-2002<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p><strong>\u00c9tudes sur le\u00a0<i>Grand Escroc<\/i><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<p>Lindberg, Gary,\u00a0<i>The Confidence Man in American literature<\/i>, Oxford University Press, New York, 1982<br \/>\n Quirk, Tom,\u00a0<i>Melville\u2019s Confidence Man\u00a0: from knave to knight<\/i>, University of Missouri Press, Columbia, Missouri, 1982.<\/p>\n<div><strong>Liens<\/strong><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<\/div>\n<div>\n<p><span class=\"Apple-style-span\"><a href=\"http:\/\/www.melville.org\/\">The Life and Works of Herman Melville.<\/a><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/people.hofstra.edu\/John_L_Bryant\/Melville\/\">The Melville Society.<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<hr \/>\n<h4 class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: center;\"><a id=\"note\"><\/a>\u00a0Note de l&rsquo;\u00e9diteur<\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Le Grand Escroc<\/i>\u00a0est le dernier roman publi\u00e9 par Herman Melville. Il parut en 1857, et fut tr\u00e8s mal accueilli, tant par le public que par la critique. L\u2019\u00e9chec commercial du<i>Grand Escroc<\/i>\u00a0fut une des raisons pour lesquelles Melville cessa presque compl\u00e8tement d\u2019\u00e9crire des textes de fiction durant les trente derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie. Un si\u00e8cle et demi plus tard, le texte nous semble toujours, dans sa conception, d\u2019une modernit\u00e9, d\u2019une\u00a0<i>originalit\u00e9<\/i>\u00a0peu communes. Si regrettable qu\u2019ait \u00e9t\u00e9 son aveuglement, le public de 1857 a peut-\u00eatre quelques excuses\u00a0: Le Grand Escroc est une \u0153uvre complexe, dont l\u2019int\u00e9r\u00eat ne semble pas devoir s\u2019\u00e9puiser au fil des lectures. Melville s\u2019attache \u00e0 parsemer le roman d\u2019indices contradictoires quant \u00e0 la duplicit\u00e9 \u00e9ventuelle de figures dont il est impossible d\u2019affirmer qu\u2019elles sont, ou ne sont pas, des incarnations du Grand Escroc. De ce qui est une fable m\u00e9taphysique sans d\u00e9nouement possible \u2013 est-il quelque r\u00e9alit\u00e9 en ce monde\u00a0? existe-t-il une autorit\u00e9, de quelque nature que ce soit, qui puisse d\u00e9cider du vrai ou du faux\u00a0? est-il quelque chose ou quelqu\u2019un en qui nous puissions nous fier\u00a0? et pourquoi finalement ce besoin aveugle, presque maladif,\u00a0<i>d\u2019accorder<\/i>\u00a0notre confiance\u00a0? \u2013 Melville fait une mani\u00e8re de roman policier dans lequel seul le lecteur peut \u00eatre d\u00e9tective \u2013 si la fantaisie lui en prend.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le roman se pr\u00e9sente comme une suite de tableaux mettant aux prises un petit groupe de personnages \u2013 rarement plus de deux ou trois \u2013 dans lesquels, invariablement, l\u2019un des protagonistes va tenter d\u2019inspirer confiance aux autres afin de leur extorquer de l\u2019argent. Le cadre est un vapeur effectuant une descente du Mississipi\u00a0; l\u2019action se d\u00e9roule un premier avril, du lever du soleil \u00e0 la nuit noire. Nous sommes avertis par le titre et une affiche, placard\u00e9e pr\u00e8s de la cabine du capitaine (qui restera, de m\u00eame que tout \u00e9ventuel garant de l\u2019ordre social, invisible tout au long du roman), qu\u2019un escroc \u00e9tranger,\u00a0<i>bien singulier g\u00e9nie en son genre<\/i>, est pr\u00e9sent \u00e0 bord du navire. \u00c0 partir de l\u00e0, toutes les conjectures sont permises, mais la plus s\u00e9duisante \u2013 et la plus probable \u2013 est que tous les qu\u00e9mandeurs, aigrefins, sophistes et bateleurs qui dans ce livre parviennent \u00e0 se faire verser de l\u2019argent, si peu que ce soit, sont un seul et m\u00eame personnage. Il rev\u00eat de nouveaux d\u00e9guisements, la plupart du temps apr\u00e8s une escale, rep\u00e8re ses dupes, qu\u2019il aborde parfois sous deux, voire trois visages diff\u00e9rents, afin de bien savoir quel personnage leur vendre ou tout simplement pour profiter plus longtemps de leur cr\u00e9dulit\u00e9\u00a0; chacune de ses incarnations prend soin de vanter les m\u00e9rites de ses cons\u0153urs aupr\u00e8s de son public, et il pousse l\u2019habilet\u00e9, la ma\u00eetrise et l\u2019ironie jusqu\u2019\u00e0 laisser un autre escroc, au petit pied celui-l\u00e0, essayer de le faire boire, avant de le confondre au cours d\u2019un m\u00e9morable chapitre. Ce serait g\u00e2cher beaucoup du plaisir de la lecture que de livrer ici la liste des quelques figures cr\u00e9\u00e9es successivement par le Grand Escroc\u00a0; elle est d\u2019ailleurs, \u00e0 quelques d\u00e9tails pr\u00e8s, donn\u00e9e par un des personnages du roman, dans une r\u00e9plique qui fit couler beaucoup d\u2019encre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 l\u2019appui de cette conception de la trame romanesque du\u00a0<i>Grand Escroc<\/i>, nous ne citerons que Melville lui-m\u00eame, qui, dans son tr\u00e8s bref chapitre XLIV, nous d\u00e9clare, et nous explique fort bien,\u00a0<i>qu\u2019il ne peut y avoir qu\u2019un personnage original pour une \u0153uvre d\u2019imagination. Deux personnages entreraient en contradiction, jusqu\u2019au chaos<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quant \u00e0 ceux qui demanderaient la raison pour laquelle un homme si miraculeusement dou\u00e9 pour convaincre et pour tromper se donnerait tant de peine pour gagner si peu, il ne reste plus qu\u2019\u00e0 r\u00e9pondre, avec un certain sceptique, borgne, boiteux et plut\u00f4t rev\u00eache\u00a0:\u00a0<i>You [\u2026] green-horns\u00a0! Money, you think, is the sole motive to pains and hazard, deception and deviltry, in this world. How much money did the devil make by gulling Eve\u00a0?<\/i>\u00a0(Henri Thomas traduit par\u00a0: \u00ab\u00a0Vous \u00eates des buses\u00a0!\u00a0 Vous pensez que l\u2019argent est l\u2019unique motif des souffrances et des risques, des tromperies et des diableries en ce monde. Combien d\u2019argent le diable a-t-il gagn\u00e9 \u00e0 duper \u00c8ve\u00a0?\u00a0\u00bb)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le diable, comme chacun sait, n\u2019y gagna pas un sou. Pourtant,\u00a0<i>cette mascarade eut quelque suite<\/i>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Herman Melville aux \u00e9ditions Sillage: Le Grand Escroc 1819-1836\u00a0: Troisi\u00e8me d\u2019une fratrie de huit enfants, Herman Melville na\u00eet le 1er ao\u00fbt 1819 \u00e0 New York, d\u2019un p\u00e8re issu d\u2019une famille de n\u00e9gociants \u00e9cossais et d\u2019une m\u00e8re descendante de patriciens hollandais. Lorsqu\u2019il a treize ans, son p\u00e8re succombe \u00e0 une pneumonie\u00a0; la situation financi\u00e8re de la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-821","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/821","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=821"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/821\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1278,"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/821\/revisions\/1278"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=821"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}