{"id":816,"date":"2016-08-19T11:21:37","date_gmt":"2016-08-19T09:21:37","guid":{"rendered":"http:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=816"},"modified":"2016-10-14T18:54:36","modified_gmt":"2016-10-14T16:54:36","slug":"francisco-de-quevedo","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=816","title":{"rendered":"Francisco de Quevedo"},"content":{"rendered":"<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Francisco de Quevedo aux \u00e9ditions Sillage :<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/?p=604\">El Busc\u00f3n<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-817\" src=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/quevedo-1.jpg\" alt=\"quevedo\" width=\"154\" height=\"197\" srcset=\"https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/quevedo-1.jpg 154w, https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/quevedo-1-117x150.jpg 117w\" sizes=\"auto, (max-width: 154px) 100vw, 154px\" \/>\u00ab\u00a0Comme Joyce, comme Goethe, comme Shakespeare, comme Dante, comme aucun autre \u00e9crivain, Francisco de Quevedo est moins un homme qu\u2019une vaste et complexe litt\u00e9rature.\u00a0\u00bb \u2013 Jorge Luis Borges,\u00a0<i>Enqu\u00eates<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1580\u00a0: Naissance de Francisco G\u00f3mez de Quevedo y Villegas, \u00e0 Madrid, le 17 septembre. Il est le dernier d\u2019une fratrie de trois enfants, mais son fr\u00e8re meurt tr\u00e8s jeune et sa s\u0153ur ne vit que quelques mois.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1586\u00a0: Mort de son p\u00e8re, Pedro G\u00f3mez de Quevedo y Villegas, ancien secr\u00e9taire de l\u2019imp\u00e9ratrice Marie d\u2019Autriche \u00e0 Vienne, puis d\u2019Anne d\u2019Autriche, reine d\u2019Espagne, quatri\u00e8me femme de Philippe II.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1594\u00a0: Apr\u00e8s avoir fr\u00e9quent\u00e9 le Coll\u00e8ge imp\u00e9rial de la Compagnie de J\u00e9sus de Madrid, il poursuit ses \u00e9tudes, au coll\u00e8ge des J\u00e9suites d\u2019Oca\u00f1a, en b\u00e9n\u00e9ficiant d\u2019une bourse accord\u00e9e par le roi, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019intervention de sa grand-m\u00e8re, Felipa de Espinosa.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1596\u00a0: Entr\u00e9e \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Alcal\u00e1 de H\u00e9nar\u00e8s, pour y \u00e9tudier, outre les langues classiques et modernes, la philosophie, le droit et les sciences.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1600\u00a0: Francisco obtient sa licence \u00e8s arts et commence des \u00e9tudes de th\u00e9ologie dans la m\u00eame universit\u00e9. Parall\u00e8lement, il fait son entr\u00e9e dans le monde des lettres. On le d\u00e9peint d\u00e9j\u00e0 comme un homme laid, boiteux, myope \u2013 et tr\u00e8s vif d\u2019esprit. D\u00e9c\u00e8s de sa m\u00e8re, Mar\u00eda de Santiba\u00f1ez, une ancienne dame d\u2019honneur de la reine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1601\u00a0: Il part pour Valladolid, ville dans laquelle s\u2019\u00e9tait install\u00e9e la cour, pour y \u00e9tudier la th\u00e9ologie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1603\u00a0: Il compose ses premiers po\u00e8mes satiriques, dont dix-huit seront publi\u00e9s dans une importante anthologie, les\u00a0<i>Flores de poetas ilustres<\/i>. C\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque que se fortifie son rejet des conceptions esth\u00e9tiques mani\u00e9ristes de Luis de G\u00f3ngora, figure centrale du \u00ab\u00a0cultisme\u00a0\u00bb auquel Quevedo oppose un \u00ab\u00a0conceptisme\u00a0\u00bb privil\u00e9giant la ma\u00eetrise du verbe contre d\u2019obscures pr\u00e9ciosit\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1605\u00a0: Il se lance dans la r\u00e9daction du\u00a0<i>Busc\u00f3n<\/i>, achev\u00e9 en 1622.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1606\u00a0: Il accompagne la cour \u00e0 Madrid, afin d\u2019y poursuivre ses \u00e9tudes de th\u00e9ologie, et entame la r\u00e9daction des\u00a0<i>Songes<\/i>, qu\u2019il \u00e9talera sur pr\u00e8s de vingt ann\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1609\u00a0: D\u00e9but de son amiti\u00e9 avec Pedro T\u00e9llez Gir\u00f3n, le puissant duc d\u2019Osuna, vice-roi de Sicile et de Naples.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1613\u00a0: Quevedo se rend en Italie \u00e0 l\u2019appel de son nouveau protecteur. Il se voit confier des missions diplomatiques aupr\u00e8s du roi ou du pape, et est m\u00eal\u00e9 \u00e0 de nombreuses intrigues\u00a0: au mois de d\u00e9cembre, il participe au soul\u00e8vement du peuple de Nice contre Charles-Emmanuel de Savoie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Entre 1612 et 1635, son activit\u00e9 litt\u00e9raire ne faiblit pas. Puisant tout \u00e0 la fois dans sa correspondance avec l\u2019illustre philologue flamand Juste Lipse, d\u00e9fenseur d\u2019un renouveau du sto\u00efcisme, et aux sources de l\u2019enseignement de S\u00e9n\u00e8que, Quevedo multiplie les trait\u00e9s de morale\u00a0:\u00a0<i>Le Berceau et la s\u00e9pulture pour la connaissance de soi et d\u00e9sillusion des biens d\u2019autrui<\/i>\u00a0;\u00a0<i>Constance et patience de Job le saint\u00a0<\/i>;\u00a0<i>Comment rem\u00e9dier \u00e0 tous les al\u00e9as de fortune. Doctrine sto\u00efcienne et Politique de Dieu, gouvernement du Christ et tyrannie de Satan, ce dernier ouvrage \u00e9tant destin\u00e9 \u00e0 r\u00e9gler la conduite du prince<\/i>. Dans ce trait\u00e9 qui se d\u00e9marque nettement des th\u00e9ories de Machiavel, chaque pr\u00e9cepte est inspir\u00e9 des \u00c9critures.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1616\u00a0: S\u00e9jour en Espagne pour y recevoir des mains du souverain l\u2019habit de chevalier de l\u2019ordre de Santiago. Il y retournera en 1618, apr\u00e8s l\u2019\u00e9chec de la conjuration de Venise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1619\u00a0: Il r\u00e9dige un pamphlet antis\u00e9mite intitul\u00e9\u00a0<i>La premi\u00e8re et la plus dissimul\u00e9e des pers\u00e9cutions des Juifs contre J\u00e9sus-Christ et contre l\u2019\u00c9glise, en faveur de la Synagogue<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1620\u00a0: Le duc d\u2019Osuna tombe en disgr\u00e2ce, et Quevedo est emprisonn\u00e9 pour avoir tromp\u00e9 la famille royale et abus\u00e9 des largesses de son ami, contre lequel il sera contraint de t\u00e9moigner. Il finit par \u00eatre lib\u00e9r\u00e9 apr\u00e8s plusieurs mois de d\u00e9tention et se rend dans sa maison de La Torre de Juan Abad, pr\u00e8s de Valdepe\u00f1as.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1623\u00a0: Toujours en qu\u00eate d\u2019un protecteur qui lui permettrait de se rapprocher du pouvoir, il suit Philippe\u00a0IV en Andalousie, puis en Aragon. Le comte-duc d\u2019Olivar\u00e8s, favori de Philippe\u00a0IV, le prend sous sa protection et obtient pour lui le titre honorifique de secr\u00e9taire royal. C\u2019est probablement dans le courant de cette ann\u00e9e que Quevedo \u00e9crit\u00a0<i>Heurs et malheurs du trou du cul<\/i>, un opuscule m\u00ealant farce rabelaisienne et charge antisociale, qui ne circulera jamais de son vivant autrement que sous le manteau et sans nom d\u2019auteur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1624\u00a0: Publication de l\u2019<i>\u00c9p\u00eetre satirique et censure des m\u0153urs des Castillans d\u2019aujourd\u2019hui<\/i>, d\u00e9di\u00e9 au comte-duc d\u2019Olivar\u00e8s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1626\u00a0: Parution de la\u00a0<i>Vida del Busc\u00f3n<\/i>, \u00e9crite entre 1605 et 1622, dans une version expurg\u00e9e, les versions manuscrites ayant circul\u00e9 r\u00e9v\u00e9lant un texte plus corrosif. Ces pr\u00e9cautions ne sont toutefois pas suffisantes pour emp\u00eacher une d\u00e9nonciation \u00e0 l\u2019Inquisition en 1631.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1627\u00a0: Les textes rassembl\u00e9s dans\u00a0<i>Songes et discours de v\u00e9rit\u00e9s d\u00e9nonciatrices d\u2019abus<\/i>, dont la r\u00e9daction fut contemporaine de celle du\u00a0<i>Busc\u00f3n<\/i>, subissent le m\u00eame traitement et Quevedo sera contraint, en 1631, de faire r\u00e9imprimer son recueil sous un titre bien plus innocent\u00a0:\u00a0<i>Jouets de l\u2019enfance et espi\u00e8gleries de l\u2019esprit<\/i>. Ces textes peuvent se lire comme des fantaisies morales, dont l\u2019ambition est de d\u00e9noncer l\u2019av\u00e8nement de l\u2019argent et la disparition de l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral, fossoyeurs de la soci\u00e9t\u00e9 traditionnelle fond\u00e9e sur le sens de l\u2019honneur. Dans cette perspective, certaines corporations sont violemment stigmatis\u00e9es (greffiers, taverniers, m\u00e9decins, marchands, etc.), et Judas, Luther et Mahomet font office de corrupteurs de l\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1628\u00a0: Quevedo est rel\u00e9gu\u00e9 au couvent de San Marcos de Le\u00f5n pour \u00eatre intervenu dans la pol\u00e9mique relative au choix d\u2019un saint patron pour l\u2019Espagne, ses faveurs s\u2019\u00e9tant port\u00e9es vers saint Jacques de Compostelle au d\u00e9triment de sainte Th\u00e9r\u00e8se d\u2019Avila.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1630\u00a0: Dans\u00a0<i>El Chit\u00f3n de las tarabillas<\/i>, il prend la d\u00e9fense de la politique \u00e9conomique d\u2019Olivar\u00e8s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1631\u00a0: Quevedo, qui avait engag\u00e9 une proc\u00e9dure pour acqu\u00e9rir le droit de porter le titre de seigneur de La Torre de Juan Abad, obtient gain de cause, apr\u00e8s vingt-deux ans de lutte contre la municipalit\u00e9 concern\u00e9e. Il apportera d\u00e9sormais un soin presque maladif \u00e0 faire appara\u00eetre ce titre en frontispice de chacun de ses livres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1634\u00a0: Apr\u00e8s une longue liaison avec une actrice nomm\u00e9e Ledesma, il \u00e9pouse une veuve quinquag\u00e9naire, do\u00f1a Esperanza de Mendoza. Le mariage est malheureux et il ne tarde pas \u00e0 se s\u00e9parer de sa femme, deux ans apr\u00e8s leur mariage, en s\u2019enfuyant de Venise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1639\u00a0: Accus\u00e9 d\u2019\u00e9crire des libelles hostiles au gouvernement d\u2019Olivar\u00e8s apr\u00e8s l\u2019avoir longuement soutenu, Quevedo est de nouveau emprisonn\u00e9 au couvent de San Marcos, dans une cellule humide qui ruine sa sant\u00e9 et dont il ne sort que quatre ans plus tard.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1644\u00a0: De retour \u00e0 Madrid, Quevedo se charge lui-m\u00eame de la publication de son testament politique,\u00a0<i>Vie de Marcus Brutus<\/i>, d\u2019apr\u00e8s Plutarque.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1645\u00a0: Malade, presque aveugle, il meurt le 8 septembre \u00e0 Villanueva-de-los-Infantes, province de Ciudad-Real.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1649\u00a0: Son ami Gonz\u00e1lez de Salas publie une premi\u00e8re collection de ses oeuvres po\u00e9tiques,\u00a0<i>Le Parnasse espagnol<\/i>, compl\u00e9t\u00e9e vingt ans plus tard par Pedro Aldrete Quevedo, neveu de l\u2019\u00e9crivain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1650\u00a0: Publication de\u00a0<i>L\u2019Heure de tous et la Fortune raisonnable<\/i>\u00a0(r\u00e9dig\u00e9 en 1636), autre fantaisie morale dans laquelle chacun re\u00e7oit pour une heure ce que la Fortune lui doit. C\u2019est aussi une attaque franche contre la gestion administrative et la politique \u00e9trang\u00e8re d\u2019Olivar\u00e8s.<\/p>\n<hr \/>\n<div class=\"auteurtitre\">\n<h4 style=\"text-align: center;\"><a id=\"biblio\"><\/a>Bibliographie<\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u0152uvres de Francisco de Quevedo<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p><i>Obras completas<\/i>, pr\u00e9face, \u00e9dition et notes de Felicidad Buend\u00eda (4e ed.), Madrid, Aguilar, 1958-1960.<br \/>\n <i>Obras completas en prosa<\/i>\u00a0(3 vol.), Alfonso Rey (dir.), Madrid, Castalia, \u00ab\u00a0Nueva biblioteca de erudici\u00f3n y cr\u00edtica\u00a0\u00bb, 2003-2005.<br \/>\n <i>La Vida del Busc\u00f3n llamado Don Pablo<\/i>, Domingo Yndur\u00e1in (ed.), Madrid, C\u00e1tedra, 2003.<\/p>\n<p><i>La Vida del Busc\u00f3n<\/i>\u00a0fut publi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois par P.\u00a0Verges en 1626 \u00e0 Saragosse, sous le titre\u00a0<i>Historia de la vida del Busc\u00f3n, llamado Don Pablos, ejemplo de vagamundos, y espejo de taca\u00f1os<\/i>.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p><strong>Traductions fran\u00e7aises<\/strong><\/p>\n<p>El Busc\u00f3n<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p><i>L\u2019Avanturier Buscon, histoire fac\u00e9cieuse<\/i>, traduction de La Geneste, Paris, 1633.<br \/>\n <i>L\u2019Avanturier Buscon<\/i>, in\u00a0<i>Les Oeuvres de don Francisco Quevedo Villegas<\/i>, traduction de Raclots, Bruxelles, J. de Grieck, 1699.<br \/>\n <i>Le Fin-Matois, ou Histoire du Grand-Taquin<\/i>, traduction de Nicolas-Edme R\u00e9tif de La Bretonne et Vaquette d\u2019Hermilly, La Haye, 1776 (reproduit en reprint dans le volume n\u00b0 48 des\u00a0<i>\u0152uvres compl\u00e8tes de R\u00e9tif de la Bretonne<\/i>, Gen\u00e8ve, Slatkine, 1988).<br \/>\n <i>Histoire de Don Pablo de S\u00e9govie, surnomm\u00e9 l\u2019Aventurier Buscon<\/i>, traduction d\u2019Alfred Germond de Lavigne, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d\u2019une lettre de Charles Nodier, Paris, Charles War\u00e9e, 1843.<br \/>\n <i>La Vie de l\u2019aventurier don Pablos de S\u00e9govie<\/i>, in\u00a0<i>Romans picaresques espagnols<\/i>, traduction de Jean-Francis Reille, \u00e9dition de Maurice Molho et Jean-Francis Reille, Paris, Gallimard, \u00ab\u00a0Biblioth\u00e8que de la Pl\u00e9iade\u00a0\u00bb, 1968.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p>R\u00e9cits, trait\u00e9s, po\u00e9sie<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p><i>L\u2019Heure de tous et la Fortune raisonnable<\/i>, \u00e9dition, introduction, traduction et notes de Jean Bourg, Pierre Dupont et Pierre Geneste, Paris, Aubier-Montaigne, 1980.<br \/>\n <i>Sonnets amoureux<\/i>, traduction de Fr\u00e9d\u00e9ric Magne, Paris, La D\u00e9lirante, 1981.<br \/>\n <i>L\u2019Ombre derni\u00e8re<\/i>, traduction de Sophie et Carlos Pradal, \u00e9dition bilingue, Pin-Balma (Haute-Garonne), Sables, 1988.<br \/>\n <i>Monuments de la mort\u00a0: trente et un sonnets<\/i>, traduction de Claude Esteban, \u00e9dition bilingue, Montolieu (Aude), Deyrolle, 1992.<br \/>\n <i>Songes et discours, traitant de v\u00e9rit\u00e9s d\u00e9nicheuses d\u2019abus, vices et tromperies, dans tous les \u00e9tats et offices du monde<\/i>, traduction d\u2019Annick Louis et Bernard Tissier, postface de Marie Roig Miranda, Paris, Jos\u00e9 Corti, 2003.<br \/>\n <i>Sonnets<\/i>, traduction de Bernard Pons, \u00e9dition bilingue, Paris, Jos\u00e9 Corti, 2003.<br \/>\n <i>Les Visions de Quevedo<\/i>, traduites par le Sieur de La Geneste, \u00e9dition, introduction et notes de Marie Roig Miranda, Paris, Honor\u00e9 Champion, 2004.<br \/>\n <i>Heurs et malheurs du trou du cul<\/i>, suivi de\u00a0<i>Po\u00e8mes satiriques et burlesques<\/i>, traduction et postface de Victor Martinez, Paris, Mille et Une Nuits, \u00ab\u00a0La Petite Collection\u00a0\u00bb, 2004.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p><strong>Biographies et ouvrages critiques<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Mas Am\u00e9d\u00e9e,\u00a0<i>La Caricature de la femme, du mariage et de l\u2019amour dans l\u2019\u0153uvre de Quevedo<\/i>, Paris, Ediciones Hispano-americanas, 1957.<br \/>\n Spitzer Leo,\u00a0<i>L\u2019Art de Quevedo dans le Busc\u00f3n<\/i>, Paris, Ediciones Hispano-americanas, 1972.<br \/>\n Berger Philippe, \u00ab\u00a0Remarques sur l\u2019action dans le Busc\u00f3n\u00a0\u00bb, in\u00a0<i>Les Langues N\u00e9olatines<\/i>, n\u00b0208, 1974, pp. 1-23.<br \/>\n Cros Edmond,\u00a0<i>L\u2019Aristocrate et le carnaval des gueux\u00a0: \u00e9tude sur le Busc\u00f3n de Quevedo<\/i>, Montpellier, Universit\u00e9 Paul Val\u00e9ry, Centre d\u2019\u00e9tudes sociocritiques, 1975.<br \/>\n Crosby James O.,\u00a0<i>Guia bibliografica para el Estudio Critico de Quevedo<\/i>, Londres, Grant and Cutler, 1976.<br \/>\n Gendreau-Massaloux Mich\u00e8le,\u00a0<i>H\u00e9ritage et cr\u00e9ation\u00a0: recherches sur l\u2019humanisme de Quevedo<\/i>, Lille, Atelier Reproduction des th\u00e8ses, 1977.<br \/>\n Jammes Robert, \u00ab\u00a0\u00c0 propos de G\u00f3ngora et de Quevedo\u00a0: conformisme et anticonformisme au Si\u00e8cle d\u2019Or\u00a0\u00bb, in\u00a0<i>La Contestation de la Soci\u00e9t\u00e9 dans la Litt\u00e9rature Espagnole du Si\u00e8cle d\u2019Or<\/i>, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 1981, pp. 83-93.<br \/>\n Borges Jorge Luis,\u00a0<i>Enqu\u00eates<\/i>, traduction de Sylvia et Paul B\u00e9nichou, Paris, Gallimard, 1986.<br \/>\n Chevalier Maxime, \u00ab\u00a0Pour une d\u00e9finition du Busc\u00f3n\u00a0\u00bb, in\u00a0<i>Bulletin Hispanique<\/i>, n\u00b0 89, 1987, pp. 119-130.<br \/>\n Roig Miranda Marie,\u00a0<i>Les Sonnets de Quevedo\u00a0: variations, constance, \u00e9volution<\/i>, Nancy, Presses Universitaires de Nancy, 1990.<br \/>\n Borges Jorge Luis,\u00a0<i>La Jouissance litt\u00e9raire<\/i>, traduction de Jean-Pierre Bern\u00e8s, Paris, La D\u00e9lirante, 1991.<br \/>\n Canavaggio Jean (dir.),\u00a0<i>Histoire de la litt\u00e9rature espagnole<\/i>, t. I, Paris, Fayard, 1993, pp. 657-681.<br \/>\n Ortega Marie-Linda (dir.),\u00a0<i>La Po\u00e9sie amoureuse de Quevedo<\/i>, Lyon, E.N.S. \u00c9ditions, \u00ab\u00a0Feuillets\u00a0\u00bb, 1997.<br \/>\n Fern\u00e1ndez Mosquera Santiago,\u00a0<i>La poes\u00eda amorosa de Quevedo\u00a0: disposici\u00f3n y estilo desde \u201cCanta sola a Lisi\u201d<\/i>, Madrid, Gredos, 1999.<br \/>\n Fern\u00e1ndez Mosquera Santiago,\u00a0<i>Quevedo\u00a0: reescritura e intertextualidad<\/i>, Madrid, Biblioteca nueva, 2005.<br \/>\n Saez Ricardo,\u00a0<i>Lecturas del Busc\u00f3n de Quevedo<\/i>, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2006.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\">\n<p><strong>Revue<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p><i>La Perinola\u00a0: Revista de investigaci\u00f3n quevediana<\/i>, Pampelune, Servicio de publicaciones de la Universidad de Navarra, n\u00b0 1-10, 1997-2006.<\/p>\n<p><strong>Lien<\/strong><\/p>\n<p><span class=\"Apple-style-span\"><a href=\"http:\/\/www.cervantesvirtual.com\/FichaAutor.html?Ref=6\" target=\"_blank\">Page consacr\u00e9e \u00e0 Quevedo sur le site de la Biblioteca Virtual Miguel de Cervantes.<\/a><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<h4 style=\"text-align: center;\">Note du traducteur<\/h4>\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Nicolas-Edme R\u00e9tif de La Bretonne (1734-1806) et l\u2019hispanisant Vaquette d\u2019Hermilly (1710-1778) s\u2019associ\u00e8rent pour \u00e9tablir une traduction du\u00a0<i>Busc\u00f3n<\/i>, intitul\u00e9e\u00a0<i>Le Fin-Matois, ou Histoire du Grand-Taquin<\/i>\u00a0et imprim\u00e9e \u00e0 La Haye en 1776. Cette collaboration ponctuelle s\u2019expliquait en partie par la situation sociale de d\u2019Hermilly dont la fonction de censeur royal, jointe au plus grand d\u00e9nuement, retint l\u2019int\u00e9r\u00eat de R\u00e9tif au moment o\u00f9 celui-ci recherchait l\u2019approbation du\u00a0<i>Paysan perverti<\/i>\u00a0(qui parut finalement dans une version adapt\u00e9e aux exigences de la censure et lui valut une certaine notori\u00e9t\u00e9). Pour vingt-cinq louis, R\u00e9tif acquit la traduction de d\u2019Hermilly, bon connaisseur de la langue, de la litt\u00e9rature et de la civilisation espagnoles (on doit \u00e0 d\u2019Hermilly, outre son travail sur la traduction du\u00a0<i>Busc\u00f3n<\/i>, une \u00e9dition d\u2019\u0153uvres choisies de Quevedo en espagnol, la traduction d\u2019une\u00a0<i>Histoire g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019Espagne<\/i>, de l\u2019<i>Histoire du royaume de Majorque\u00a0<\/i>et des<i>Lusiades<\/i>\u00a0de Cam\u00f5es, parues cette m\u00eame ann\u00e9e 1776 r\u00e9vis\u00e9es par La Harpe), en m\u00eame temps qu\u2019il s\u2019attirait sa bienveillance. Apr\u00e8s avoir retravaill\u00e9 cette premi\u00e8re version, R\u00e9tif la compl\u00e9ta de sept chapitres de son cr\u00fb, pr\u00e9tendant en avoir d\u00e9couvert le manuscrit \u2013 ce qui laissa d\u2019Hermilly pour le moins sceptique. Quevedo avait lui-m\u00eame envisag\u00e9 de donner une suite \u00e0 son r\u00e9cit (il y fait allusion dans le dernier paragraphe du manuscrit original) mais elle ne fut jamais \u00e9crite.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, R\u00e9tif ajouta au texte une pr\u00e9face, une longue notice, quelques cent cinquante notes et une histoire abr\u00e9g\u00e9e de l\u2019Inquisition de la Cuenca, emprunt\u00e9e \u00e0 Mme d\u2019Aulnoy et \u00e0 un manuscrit fran\u00e7ais anonyme.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\" align=\"left\">Nous ne donnons ici que la traduction du texte de Quevedo, dont on aura compris qu\u2019on en doit l\u2019exactitude, exceptionnelle pour une traduction du XVIIIe si\u00e8cle, \u00e0 d\u2019Hermilly, et une certaine fluidit\u00e9 de style \u00e0 R\u00e9tif. Nous avons choisi de ne pas reproduire l\u2019imposant appareil critique et les annexes de l\u2019\u00e9dition de 1776. Celles des notes qui nous semblaient pouvoir faciliter la lecture ont \u00e9t\u00e9 revues et reformul\u00e9es. Par ailleurs, la pr\u00e9sente \u00e9dition r\u00e9tablit les noms propres tels qu\u2019ils apparaissent dans le texte espagnol.<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"soustitre\" align=\"center\">\u00a0<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Francisco de Quevedo aux \u00e9ditions Sillage : El Busc\u00f3n \u00ab\u00a0Comme Joyce, comme Goethe, comme Shakespeare, comme Dante, comme aucun autre \u00e9crivain, Francisco de Quevedo est moins un homme qu\u2019une vaste et complexe litt\u00e9rature.\u00a0\u00bb \u2013 Jorge Luis Borges,\u00a0Enqu\u00eates. 1580\u00a0: Naissance de Francisco G\u00f3mez de Quevedo y Villegas, \u00e0 Madrid, le 17 septembre. 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