{"id":775,"date":"2016-08-18T16:10:06","date_gmt":"2016-08-18T14:10:06","guid":{"rendered":"http:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=775"},"modified":"2017-07-20T18:12:19","modified_gmt":"2017-07-20T16:12:19","slug":"pierre-macorlan","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=775","title":{"rendered":"Pierre Mac Orlan"},"content":{"rendered":"<div class=\"auteurtitre\">\n<div align=\"center\">\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: left;\">Pierre Mac Orlan aux \u00e9ditions Sillage :<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: left;\"><em><a href=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/?p=576\">Petit manuel du parfait aventurier<\/a><\/em><\/li>\n<li style=\"text-align: left;\"><em><a href=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/?p=446\">Le Rire jaune et autres textes<\/a><\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>(Chronologie \u00e9tablie par <a href=\"http:\/\/www.librairie-goudemare.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><u>Sylvain Goudemare<\/u><\/a>)<\/p><\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-776\" src=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/macorlan.jpg\" alt=\"macorlan\" width=\"154\" height=\"201\" srcset=\"https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/macorlan.jpg 154w, https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/macorlan-115x150.jpg 115w\" sizes=\"auto, (max-width: 154px) 100vw, 154px\" \/>1882\u00a0: Le 26 f\u00e9vrier, naissance de Pierre Dumarchey \u00e0 P\u00e9ronne (Somme). Selon ses souvenirs (qui ont souvent le go\u00fbt du r\u00eave), son p\u00e8re \u00e9tait alors lieutenant d\u2019infanterie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1889\u00a0: Il est pris en charge par son oncle et tuteur, inspecteur d\u2019acad\u00e9mie \u00e0 Orl\u00e9ans. C\u2019est vraisemblablement cette ann\u00e9e-l\u00e0 que meurt sa m\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1889-1898\u00a0: Scolarit\u00e9 difficile. D\u2019apr\u00e8s ses dires, il est un \u00ab\u00a0mauvais \u00e9l\u00e8ve, paresseux et indisciplin\u00e9\u00a0\u00bb. Il est renvoy\u00e9 \u00ab\u00a0discr\u00e8tement\u00a0\u00bb du lyc\u00e9e d\u2019Orl\u00e9ans. Il d\u00e9veloppe au cours de ces ann\u00e9es un go\u00fbt marqu\u00e9 pour la litt\u00e9rature, le dessin et la peinture. Il rencontre Gaston Cout\u00e9, qui lui fait d\u00e9couvrir Fran\u00e7ois Villon. Il adresse des po\u00e8mes et chansons \u00e0 Aristide Bruant, dont il admire les compositions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1899\u00a0: Il \u00ab\u00a0monte\u00a0\u00bb \u00e0 Paris &#8211; alors que son tuteur r\u00eavait de faire de lui un normalien, \u00e0 Rouen &#8211; en compagnie de son fr\u00e8re Jean qui finira par s\u2019engager dans la L\u00e9gion \u00c9trang\u00e8re. Il a l\u2019espoir \u00ab\u00a0de pouvoir peindre un jour\u00a0\u00bb et de vivre de ses tableaux et dessins. \u00ab\u00a0Une centaine de francs, \u00e9crit-il, devaient suffire \u00e0 mon \u00e9tablissement dans un paysage montmartrois nettement situ\u00e9 entre la rue des Saules et la rue de l\u2019Abreuvoir\u00a0\u00bb. Montmartre restera un lieu privil\u00e9gi\u00e9 des premi\u00e8res ann\u00e9es parisiennes de Mac Orlan.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1900\u00a0: Petits m\u00e9tiers, vie de boh\u00e8me et de mis\u00e8re. Fr\u00e9quente des milieux interlopes, dont il ne gardera pas un grand souvenir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1901\u00a0: Il devient correcteur d\u2019imprimerie \u00e0 <i>La D\u00e9p\u00eache de Rouen<\/i>. Il rencontre des \u00e9crivains, des journalistes, essaye de nouer des relations dans le monde de l\u2019\u00e9dition.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1902\u00a0: Voyage \u00e0 Londres, \u00e0 Copenhague.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1903-1904\u00a0: Service militaire, \u00e0 Ch\u00e2lons et \u00e0 Nancy, aux 37e et 69e d\u2019infanterie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1905\u00a0: Publie son premier livre en tant qu\u2019illustrateur, sous son nom de plume, Mac Orlan\u00a0: il dessine des hors-texte pour le roman d\u2019un jeune rouennais, Robert Duquesne. Il visite la m\u00eame ann\u00e9e l\u2019Italie, Palerme, Florence, et surtout Naples. Il gagne sa vie, selon Gilbert Sigaux, en copiant des cartes postales qui deviennent de petits tableaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1906\u00a0: De retour \u00e0 Montmartre, il s\u00e9journe au Bateau-Lavoir, o\u00f9 il fr\u00e9quente Vlaminck et Picasso. Il fait la connaissance d\u2019Andr\u00e9 Salmon, de Max Jacob\u2026 Il part pour la Belgique, se d\u00e9couvre une passion pour Bruges o\u00f9, d\u2019apr\u00e8s sa notice autobiographique, \u00ab\u00a0au hasard des petits m\u00e9tiers qu\u2019il pratiquait tant bien que mal, il v\u00e9cut plus d\u2019un an\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1907\u00a0: Voyage \u00e0 Marseille. Il se rend en Tunisie, o\u00f9 il s\u00e9journera \u00e0 de nombreuses reprises.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1908-1910\u00a0: Par l\u2019interm\u00e9diaire de Roland Dorgel\u00e8s, rencontr\u00e9 \u00e0 Montmartre, Mac Orlan fait la connaissance de Gus Bofa, qui publie ses contes dans le journal qu\u2019il dirige, <i>Le Rire<\/i>. Il collabore \u00e9galement au <i>Sourire<\/i> et au <i>Journal<\/i>, o\u00f9 il publie quelques textes et dessins. Pendant cette p\u00e9riode, il \u00e9crit \u00e9galement un grand nombre de textes \u00e9rotiques, parfois sous son vrai nom, mais souvent sign\u00e9s de diff\u00e9rents pseudonymes\u00a0: Pierre de Jusange, Sadie Blackeyes, Jean Sadinet, Pierre du Bourdel\u2026 Ces r\u00e9cits avaient trait, la plupart du temps, \u00e0 des histoires de flagellation, dans la c\u00e9l\u00e8bre collection des \u00ab\u00a0Orties Blanches\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1911\u00a0: Premier recueil de nouvelles, <i>Les Pattes en l\u2019air<\/i>, qui para\u00eet chez Ollendorff, avec des illustrations et une couverture de l\u2019auteur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1912\u00a0: Parution de son premier roman, <i>La Maison du retour \u00e9c\u0153urant<\/i>, \u00ab\u00a0roman d\u2019aventures\u00a0\u00bb. Il collabore \u00e0 la revue de Th\u00e9odore Botrel, <i>La Bonne chanson<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1913\u00a0: Il \u00e9pouse Marguerite Luc, belle-fille de Fr\u00e9d\u00e9ric G\u00e9rard, alias \u00ab\u00a0Fr\u00e9d\u00e9\u00a0\u00bb, patron du <i>Lapin Agile<\/i>. Dans ce cabaret se rencontrent les po\u00e8tes et artistes de Montmartre, Carco, Toulet, Apollinaire, Salmon, Delaw, Dorgel\u00e8s, Warnod, Jacob\u2026 Marguerite a \u00e9t\u00e9 la mod\u00e8le de Picasso, en 1905, pour \u00ab\u00a0La Femme \u00e0 la corneille\u00a0\u00bb. Elle partagera cinquante ans de la vie de Mac Orlan.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1914\u00a0: Il publie deux nouveaux livres, et se trouve en Bretagne lorsqu\u2019il est mobilis\u00e9, le 2 ao\u00fbt. Il rejoint le 69e r\u00e9giment d\u2019infanterie, \u00e0 Toul.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1916\u00a0: Il est bless\u00e9 non loin de P\u00e9ronne, sa ville natale. D\u00e9mobilis\u00e9 \u00e0 l\u2019armistice, il re\u00e7oit la Croix de Guerre. Cette exp\u00e9rience de la guerre aura un grand impact sur son \u0153uvre\u00a0: entre fascination et d\u00e9go\u00fbt, la grande fraternit\u00e9 et la grande sottise du combat des \u00eatres humains.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1917\u00a0: Il publie trois ouvrages, dont l\u2019un enti\u00e8rement consacr\u00e9 au grand d\u00e9cervelage\u00a0: <i>Les Poissons morts<\/i>. Il habite \u00e0 Auteuil\u00a0: Apollinaire \u00e9voque cette \u00e9poque dans <i>Le Fl\u00e2neur des deux rives<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1918\u00a0: Il part en Allemagne, comme reporter pour <i>L\u2019Intransigeant<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1919-1923\u00a0: Intense p\u00e9riode d\u2019\u00e9criture, il fait de nombreux reportages pour diff\u00e9rents magazines, et publie chez les \u00e9diteurs les plus int\u00e9ressants de l\u2019\u00e9poque\u00a0: Cr\u00e8s, La Sir\u00e8ne, Gallimard. Il a des fonctions de directeur de collection chez l\u2019un de ses principaux \u00e9diteurs, La Renaissance du Livre, o\u00f9 il s\u2019emploie \u00e0 faire conna\u00eetre Stevenson, London, Kipling, Stoker, Ewers, les \u00e9lisab\u00e9thains et les romantiques allemands.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1927\u00a0: Il s\u2019installe d\u00e9finitivement au hameau d\u2019Archet, \u00e0 Saint-Cyr-sur-Morin, o\u00f9 il vivra jusqu\u2019\u00e0 la fin de ses jours. Il publie, chez Gallimard, l\u2019un de ses plus grands succ\u00e8s, <i>Le Quai des brumes<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1931\u00a0: <i>Atget, photographe de Paris<\/i>, o\u00f9 Mac Orlan expose son amour de la photographie. La m\u00eame ann\u00e9e, il publie un texte tr\u00e8s pertinent sur Germaine Krull.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1932-1945\u00a0: Parution de plus de vingt ouvrages, parmi lesquels <i>L\u2019Ancre de Mis\u00e9ricorde<\/i>, qui est l\u2019\u00e9gal, en langue fran\u00e7aise, de <i>L\u2019\u00cele au tr\u00e9sor<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1950\u00a0: Il est \u00e9lu, \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9, au \u00ab\u00a0couvert\u00a0\u00bb de Lucien Descaves, \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie Goncourt.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1953\u00a0: Parution de <i>Chansons pour accord\u00e9ons<\/i>, qui montre combien Mac Orlan est un remarquable parolier, chant\u00e9 par Juliette Gr\u00e9co, Germaine Montero, Monique Morelli, Catherine Sauvage\u2026 Il pr\u00e9face <i>Touchez pas au grisbi<\/i> d\u2019Albert Simonin, publi\u00e9 en \u00ab\u00a0S\u00e9rie Noire\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1959\u00a0: Parution de <i>La Petite Cloche de Sorbonne<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1967\u00a0: Il re\u00e7oit les insignes de commandeur de la L\u00e9gion d\u2019honneur, sur proposition d\u2019Andr\u00e9 Malraux. On s\u2019inqui\u00e9ta toutefois, en haut lieu, des \u0153uvres de jeunesse de cet \u00e9crivain d\u2019aventures\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1970\u00a0: Il meurt le 27 juin dans sa maison de Saint-Cyr-sur-Morin. \u00ab\u00a0En somme, \u00e9crivait-il de lui-m\u00eame, une vie d\u2019aventures plus clandestines que spectaculaires\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pierre Mac Orlan aux \u00e9ditions Sillage : Petit manuel du parfait aventurier Le Rire jaune et autres textes (Chronologie \u00e9tablie par Sylvain Goudemare) 1882\u00a0: Le 26 f\u00e9vrier, naissance de Pierre Dumarchey \u00e0 P\u00e9ronne (Somme). Selon ses souvenirs (qui ont souvent le go\u00fbt du r\u00eave), son p\u00e8re \u00e9tait alors lieutenant d\u2019infanterie. 1889\u00a0: Il est pris en [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-775","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/775","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=775"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/775\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1837,"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/775\/revisions\/1837"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=775"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}