{"id":770,"date":"2016-08-18T16:02:39","date_gmt":"2016-08-18T14:02:39","guid":{"rendered":"http:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=770"},"modified":"2016-10-11T14:51:19","modified_gmt":"2016-10-11T12:51:19","slug":"henry-miller","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=770","title":{"rendered":"Henry Miller"},"content":{"rendered":"<div class=\"textecourantjustif\">\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Disponible aux \u00e9ditions Sillage :<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/?p=568\">Un diable au paradis<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-771\" src=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/miller-1.jpg\" alt=\"miller\" width=\"152\" height=\"209\" srcset=\"https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/miller-1.jpg 152w, https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/miller-1-109x150.jpg 109w\" sizes=\"auto, (max-width: 152px) 100vw, 152px\" \/>1891\u00a0: Le 26 d\u00e9cembre, naissance \u00e0 New York de Henry Valentine Miller. Ses grands-parents sont allemands. Son p\u00e8re exerce le m\u00e9tier de tailleur \u00e0 Brooklyn.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1907\u00a0: \u00c0 seize ans, le jeune homme entre \u00e0 la Eastern District High School, o\u00f9 il rencontre Cora Seward, avec qui il entame une relation platonique qui durera plusieurs ann\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1909\u00a0: Entre au City College de New York, qu\u2019il quitte apr\u00e8s deux mois pour travailler dans un bureau. \u00c0 partir de cette date, et jusqu\u2019en 1920, Miller exercera de tr\u00e8s nombreux petits m\u00e9tiers. Il lit \u00e9norm\u00e9ment, sur les sujets les plus divers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1910\u00a0: Entame une relation avec Pauline Chouteau, veuve de 36 ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1912\u00a0: \u00c0 la fin de l\u2019ann\u00e9e, il se lie avec Robert Hamilton Challacombe, qui pratique la th\u00e9osophie et lui fait d\u00e9couvrir Swedenborg et Jakob B\u00f6hme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1913\u00a0: Voyage dans l\u2019Ouest. Travaille dans un ranch. \u00c0 San Diego, Miller rencontre Emma Goldman, anarchiste d\u2019origine russe, qui aura une grande influence sur sa pens\u00e9e. Elle lui fait lire Nietzsche, Bakounine, Strindberg, Ibsen. En fin d\u2019ann\u00e9e, il rentre \u00e0 New York pour travailler dans la boutique de son p\u00e8re, fr\u00e9quent\u00e9e par une client\u00e8le d\u2019artistes et d\u2019\u00e9crivains. Miller lit, \u00e9crit des essais et entretient une correspondance nourrie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1914\u00a0: Suit des cours de piano avec Beatrice Sylvas Wickens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1917\u00a0: Rupture avec Pauline Chouteau et mariage avec Beatrice. Ce mariage ne le satisfera pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1919\u00a0: Naissance de sa fille Barbara.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1920\u00a0: Entre \u00e0 la Western Union Telegraph Company. Il en devient rapidement directeur du personnel, situation qui lui procure une certaine aisance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1922\u00a0: \u00c9crit son premier livre, <i>Clipped Wings<\/i> (posthume).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1923\u00a0: Rencontre June Smith, entra\u00eeneuse dans un cabaret.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1924\u00a0: D\u00e9cid\u00e9 \u00e0 ne plus vivre que de son \u00e9criture, Miller quitte la Western Union. Lui et Beatrice divorcent et il \u00e9pouse June. Quoique leur relation soit tumultueuse, Miller trouve en elle une muse \u2013 elle reste omnipr\u00e9sente dans son \u0153uvre jusqu\u2019\u00e0 la fin de sa vie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1924-1925\u00a0: June vend \u00e0 ses admirateurs des <i>Mezzotints<\/i>, cartes sur lesquelles sont imprim\u00e9s des po\u00e8mes de Miller, qu\u2019elle signe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1926\u00a0: Amoureuse d\u2019une certaine Jean Kronski, June l\u2019installe aupr\u00e8s d\u2019elle et de son \u00e9poux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1927\u00a0: June et Henry ouvrent un bar clandestin, mais l\u2019exp\u00e9rience aboutit tr\u00e8s vite \u00e0 un \u00e9chec. En avril, rupture avec June, qui part pour l\u2019Europe en compagnie de Jean, et revient seule apr\u00e8s quelques semaines. Entre autres activit\u00e9s, Miller travaille un temps comme fossoyeur. Il s\u2019adonne \u00e0 la mendicit\u00e9. Premi\u00e8re exposition d\u2019aquarelles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1928\u00a0: Un admirateur promet \u00e0 June de l\u2019argent si elle \u00e9crit un roman. Miller en \u00e9crit un qu\u2019elle fait passer pour le sien\u00a0: le couple obtient une somme suffisante pour faire un tour d\u2019Europe. \u00c0 Paris, Miller se lie avec Alfred Perl\u00e8s, qui deviendra l\u2019un de ses plus proches amis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1929\u00a0: Retour \u00e0 New York. Miller termine <i>This Gentile World<\/i> (posthume).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1930\u00a0: June a convaincu Miller de retourner seul en Europe. Il s\u2019installe \u00e0 Paris, o\u00f9 il se liera dans les ann\u00e9es suivantes avec de tr\u00e8s nombreux peintres et artistes, parmi lesquels Brassa\u00ef, Delteil et Cendrars. Miller \u00e9crit des articles que June publie sous son nom aux \u00c9tats-Unis. Perl\u00e8s, qui travaille pour le <i>Chicago Tribune<\/i>, lui obtient un poste de correcteur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1931\u00a0: P\u00e9riode de grande mis\u00e8re et de travail intense \u2013 il entame notamment la r\u00e9daction de <i>Tropic of Cancer<\/i>. Miller est h\u00e9berg\u00e9 par Michael Fraenkel dans la Villa Seurat, o\u00f9 vivent entre autres Chagall et Jean Lur\u00e7at. Son ami Richard Osborn lui pr\u00e9sente Ana\u00efs Nin, alors peu connue. Elle deviendra son amante. June rejoint son mari \u00e0 Paris pour quelques mois et s\u00e9duit Ana\u00efs Nin. Miller rencontre Georges Belmont et Henri Fluch\u00e8re, ses futurs traducteurs. Nombreuses promenades dans Paris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1932\u00a0: En fin d\u2019ann\u00e9e, Miller devient r\u00e9p\u00e9titeur dans un lyc\u00e9e \u00e0 Dijon.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1933\u00a0: Miller quitte son poste et rejoint Perl\u00e8s \u00e0 Clichy, o\u00f9 il termine l\u2019\u00e9criture de <i>Tropic of Cancer<\/i>. Il entame celle de <i>Black Spring<\/i> et de <i>Wisdom of the Heart<\/i>, ainsi que d\u2019un volume sur son ma\u00eetre D.H. Lawrence, qui ne para\u00eetra qu\u2019\u00e0 titre posthume.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1934\u00a0: Retour \u00e0 la Villa Seurat. Parution de <i>Tropic of Cancer<\/i> chez Obelisk Press \u2013 maison fond\u00e9e \u00e0 Paris par Jack Kahane, qui publie dans leur langue originale des auteurs et des livres interdits dans les pays anglo-saxons, notamment Lawrence Durrell et James Joyce. Miller, \u00e9pris d\u2019Ana\u00efs Nin, la suit \u00e0 New York. Il divorce d\u2019avec June.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1935\u00a0: Lawrence Durrell, qui vient de publier son premier roman, lui \u00e9crit. Les deux \u00e9crivains resteront tr\u00e8s li\u00e9s toute leur vie. Miller rencontre Conrad Moricand, astrologue r\u00e9put\u00e9, qui deviendra le T\u00e9ricand de <i>A Devil in Paradise<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1937\u00a0: Apr\u00e8s deux ann\u00e9es d\u2019\u00e9changes \u00e9pistolaires, rencontre avec Durrell \u00e0 Paris. Publication de <i>Scenario<\/i>. Miller reprend avec des amis la revue <i>The Booster<\/i>, qui deviendra <i>The Delta<\/i> l\u2019ann\u00e9e suivante. Son comit\u00e9 de r\u00e9daction inclut notamment Perl\u00e8s, Durrell, William Saroyan, Nin, Fraenkel, Brassa\u00ef. \u00c0 l\u2019hiver, voyage en Angleterre, o\u00f9 il rencontre T. S. Eliot et Dylan Thomas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1938\u00a0: <i>Max and the White Phagocytes<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1939\u00a0: <i>Tropic of Capricorn<\/i>. Hamlet, avec Michael Fraenkel. Pressentant l\u2019imminence de la guerre, Miller quitte Paris en juin. Il voyage dans le sud de la France et s\u2019embarque pour Corfou, o\u00f9 il rejoint Durrell. Rencontre Georges Katsimbalis, qui fournira le mod\u00e8le du <i>Colossus of Maroussis<\/i>. La mort de son \u00e9diteur Jack Kahane, au lendemain de la d\u00e9claration de guerre, le prive de revenus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1940\u00a0: Retour aux \u00c9tats-Unis, o\u00f9 il rend visite \u00e0 Sherwood Anderson et John Dos Passos. Durant les ann\u00e9es de guerre, il travaille \u00e0 l\u2019\u00e9criture de <i>Sexus<\/i>, <i>The Colossus of Maroussis<\/i>, <i>The World of Sex<\/i>, <i>Quiet Days in Clichy<\/i>, <i>The Air-Conditionned Nightmare<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1941\u00a0: Voyage \u00e0 travers les \u00c9tats-Unis en compagnie du peintre Abraham Rattner. Retourne \u00e0 New York \u00e0 la mort de son p\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1942\u00a0: S\u2019installe en Californie en juin. Il peint et \u00e9crit \u00e9norm\u00e9ment.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1944\u00a0: Exposition d\u2019aquarelles \u00e0 Santa Barbara. Voyage sur la c\u00f4te ouest avec Jean Varda, oncle d\u2019Agn\u00e8s Varda. \u00c9merveill\u00e9 par Big Sur, Miller d\u00e9cide de s\u2019y installer, \u00e0 Partington Ridge. Il prend Emil White pour secr\u00e9taire. Sa situation financi\u00e8re s\u2019am\u00e9liore, certains de ses ouvrages \u00e9tant publi\u00e9s aux \u00c9tats-Unis et en Angleterre \u2013 m\u00eame si les livres interdits et diffus\u00e9s sous le manteau y ont plus de succ\u00e8s. En octobre, il rencontre Janina Martha Lepska, polonaise, \u00e9tudiante en philosophie, qu\u2019il \u00e9pouse deux mois plus tard.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1945\u00a0: Naissance de sa fille Valentine. Entame une traduction d\u2019<i>Une saison en Enfer<\/i>, qu\u2019il laissera inachev\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1946\u00a0: Recevant 40 000 dollars de droits d\u2019auteur de Maurice Girodias, fils de Jack Kahane, Miller ach\u00e8te une maison \u00e0 Big Sur. En France, un proc\u00e8s pour obsc\u00e9nit\u00e9 est intent\u00e9 \u00e0 Deno\u00ebl et aux \u00e9ditions du Ch\u00eane, \u00e9diteurs de Miller. Maurice Nadeau cr\u00e9e un comit\u00e9 de d\u00e9fense d\u2019Henry Miller, dont feront partie Breton, Camus, \u00c9luard, Sartre et Gide.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1948\u00a0: S\u00e9jour de Conrad Moricand \u00e0 Big Sur. En ao\u00fbt, naissance de son fils Tony. Miller \u00e9crit <i>Plexus<\/i>, <i>The Time of the Assassins<\/i>, <i>The Smile at the Foot of the Ladder<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1949\u00a0: Entame la r\u00e9daction de <i>Books in my Life<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1951\u00a0: Il vit s\u00e9par\u00e9 de Janina Lepska et se lie avec Eve MacClure, qui s\u2019installe avec lui l\u2019ann\u00e9e suivante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1952\u00a0: Divorce d\u2019avec Janina. Le 31 d\u00e9cembre, Eve et Henry arrivent \u00e0 Paris et entament un tour d\u2019Europe, au cours duquel ils rencontreront Maurice Nadeau, John Cowper Powys et Fr\u00e9d\u00e9ric Jacques Temple.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1953\u00a0: De retour \u00e0 Big Sur, Miller \u00e9pouse Eve.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1954\u00a0: Alfred Perl\u00e8s rejoint Miller \u00e0 Big Sur, o\u00f9 il \u00e9crit <i>My Friend Henry Miller<\/i>. Exposition d\u2019aquarelles au Japon. Il commence \u00e0 \u00e9crire <i>Big Sur and the Oranges of Hieronymus Bosch<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1955\u00a0: Miller rencontre sa fille Barbara, qu\u2019il n\u2019avait pas vue depuis 1925.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1956\u00a0: Mort de sa m\u00e8re. En juillet, parution de <i>A devil in paradise<\/i>, troisi\u00e8me partie de <i>Big Sur and the Oranges of Hieronymus Bosch<\/i> (les deux premi\u00e8res ne seront publi\u00e9es que l\u2019ann\u00e9e suivante).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1957\u00a0: Devient membre de l\u2019Institut national des arts et lettres des \u00c9tats-Unis. Proc\u00e8s en Norv\u00e8ge pour <i>Sexus<\/i> \u2013 Miller \u00e9crit \u00e0 cette occasion <i>Defense of the Freedom to Read<\/i>. Expositions \u00e0 Londres, J\u00e9rusalem et Tel Aviv.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1959\u00a0: Termine <i>Nexus<\/i>. Retrouve Durrell en France, apr\u00e8s vingt ans de s\u00e9paration.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1960\u00a0: \u00c9crit <i>To Paint is to Love Again<\/i>. Jur\u00e9 du festival de Cannes. \u00c0 Hambourg, il tombe amoureux de Renate Gerhardt, assistante de son \u00e9diteur allemand.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1961\u00a0: Tour d\u2019Europe avec son secr\u00e9taire Vincent Birge. Miller ayant autoris\u00e9 un \u00e9diteur \u00e0 publier les <i>Tropics<\/i> aux \u00c9tats-unis, ce dernier se voit intenter une soixantaine de proc\u00e8s, qu\u2019il finira par gagner.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1962\u00a0: Installation \u00e0 Pacific Palisades. Voyage en Irlande, \u00e0 Paris, \u00e0 Berlin. Divorce d\u2019avec Eve.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1965\u00a0: Mort de Eve. Miller expose \u00e0 Los Angeles. Un op\u00e9ra tir\u00e9 de <i>The Smile at the Foot of the Ladder<\/i> est jou\u00e9 \u00e0 Hambourg.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1966\u00a0: Rencontre Hoki Tokuda, chanteuse de cabaret.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1967\u00a0: Expositions \u00e0 Paris et Uppsala. En septembre, Miller \u00e9pouse Hoki Tokuda.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1968\u00a0: Durrell lui rend visite \u00e0 Pacific Palisades.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1969\u00a0: Premi\u00e8re du film de Bob Snyder, <i>The Henry Miller Odyssey<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1970\u00a0: La sant\u00e9 de Miller se d\u00e9t\u00e9riore. Il perd progressivement l\u2019usage de l\u2019\u0153il droit. Publication de <i>On Turning Eighty<\/i>. Sortie aux \u00c9tats-Unis des films <i>Tropic of Cancer<\/i> et <i>Quiet Days in Clichy<\/i>. Entretiens de Paris avec Georges Belmont. Il se s\u00e9pare d\u2019Hoki. Dans les ann\u00e9es qui suivent, Miller continue \u00e0 publier articles, r\u00e9cits, essais ; il accorde de nombreux entretiens \u00e0 des journalistes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1976\u00a0: Parution du <em>Book of Friends.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1977\u00a0: Mort d\u2019Ana\u00efs Nin. Publication de <i>J\u2019suis pas plus con qu\u2019un autre<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1978\u00a0: Miller fait campagne pour obtenir le prix Nobel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1980\u00a0: Il meurt quelques jours avant la publication de <i>The World of Lawrence<\/i>. Il est incin\u00e9r\u00e9 et ses cendres dispers\u00e9es \u00e0 Big Sur. Ses archives sont transf\u00e9r\u00e9es \u00e0 la biblioth\u00e8que de l\u2019UCLA.<\/p>\n<hr \/>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<h3 style=\"text-align: center;\"><a id=\"biblio\"><\/a>Bibliographie<\/h3>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Il n\u2019existe pas \u00e0 ce jour d\u2019\u00e9dition compl\u00e8te des \u0153uvres d\u2019Henry Miller (bien qu\u2019une traduction du <i>Tropique du Capricorne<\/i> par Georges Belmont, l\u2019un de ses traducteurs et amis, porte la mention\u00a0: \u00ab\u00a0traduction d\u00e9finitive destin\u00e9e aux \u0153uvres compl\u00e8tes de Henry Miller\u00a0\u00bb). Miller, qui pratiqua des genres tr\u00e8s divers, \u00e9crivait et publiait beaucoup, faisant para\u00eetre de nombreux textes et articles en revue. Il composait parfois des recueils incluant p\u00eale-m\u00eale fiction et essais, textes in\u00e9dits ou d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9s et extraits d\u2019\u0153uvres en cours. Des ouvrages diff\u00e9rents pouvaient inclure un m\u00eame texte, et certains textes, annonc\u00e9s comme \u00e9tant partie int\u00e9grante d\u2019une \u0153uvre \u00e0 venir, ne figuraient pas dans l\u2019\u0153uvre effectivement publi\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 ces circonstances rendant d\u00e9licat l\u2019\u00e9tablissement d\u2019une bibliographie, s\u2019ajoutaient les difficult\u00e9s cr\u00e9\u00e9es par la censure dont nombre d\u2019\u0153uvres de Miller furent longtemps frapp\u00e9es dans les pays anglo-saxons. La plupart d\u2019entre elles furent publi\u00e9es en anglais par des maisons d\u2019\u00e9dition install\u00e9es en France, notamment Obelisk Press, dirig\u00e9e par Jack Kahane puis par son fils Maurice Girodias, et Olympia Press, fond\u00e9e par ce dernier. Ces \u0153uvres connurent de nombreuses \u00e9ditions pirates. Dans quelques cas, elles parurent d\u2019abord en traduction avant d\u2019\u00eatre disponibles dans leur langue originale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, si Miller composa en anglais ses textes majeurs, il lui arriva d\u2019\u00e9crire en fran\u00e7ais certains textes brefs \u2013 c\u2019est notamment le cas de <i>J\u2019suis pas plus con qu\u2019un autre<\/i> (Paris, Buchet-Chastel, 1976).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aucune bibliographie des \u0153uvres d\u2019Henry Miller ne peut \u00e0 l\u2019heure actuelle \u00eatre qualifi\u00e9e d\u2019absolument exhaustive ; celle qui suit ne pr\u00e9tend pas \u00e9chapper \u00e0 la r\u00e8gle.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<h4>\u0152uvres de Henry Miller<\/h4>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>\u00c9ditions de <i>A Devil in Paradise<\/i><\/strong><\/p>\n<p><i>A Devil in Paradise<\/i>, New York, New American Library, 1956.<br \/>\n La traduction d\u2019Alex Grall, <i>Un diable au paradis<\/i>, fut publi\u00e9e en deux parties dans <i>Les Lettres nouvelles<\/i>, n\u00b0 41 (septembre 1956) et n\u00b0 42 (octobre 1956), \u00e0 Paris, aux \u00e9ditions Ren\u00e9 Julliard. Elle fut reprise la m\u00eame ann\u00e9e en volume \u00e0 Paris, aux \u00e9ditions Corr\u00eaa.<br \/>\n En 1957, le texte anglais fut repris sous le titre <i>Paradise Lost<\/i>, comme troisi\u00e8me partie de <i>Big Sur and the Oranges of Hieronymous Bosch<\/i> (New York, New Directions), mais la traduction fran\u00e7aise de cet ouvrage, si elle mentionne son existence, ne la reproduit pas.<\/p>\n<p><strong>\u0152uvres en anglais<\/strong><\/p>\n<p>Romans<\/p>\n<p><i>Big Sur and the Oranges of Hieronymous Bosch<\/i>, New York, New Directions, 1957 (la troisi\u00e8me partie de ce texte, intitul\u00e9e <i>Paradise Lost<\/i>, reprend celui de <i>A Devil in Paradise<\/i>).<br \/>\n <i>The Colossus of Maroussi<\/i>, San Francisco, Colt Press, 1941.<br \/>\n <i>The Rosy Crucifixion<\/i>\u00a0:<br \/>\n \u2013 Tome 1\u00a0: <i>Sexus<\/i>, Paris, Obelisk Press, 1949, 2 vol.<br \/>\n \u2013 Tome 2\u00a0: <i>Plexus<\/i>, Paris, Olympia Press, 1953, 2 vol. (traduction fran\u00e7aise\u00a0: <i>Plexus<\/i>, Paris, Corr\u00eaa, 1952).<br \/>\n \u2013 Tome 3\u00a0: <i>Nexus<\/i>, Paris, Obelisk Press, 1960 (l\u2019\u00e9dition anglaise date de juin 1960 ; une traduction en danois avait paru \u00e0 Copenhague, chez Hans Reitzel, en octobre 1959, sous le titre <i>Nexus<\/i>, ainsi qu\u2019une traduction fran\u00e7aise, en janvier 1960, \u00e0 Paris, chez Corr\u00eaa, sous le m\u00eame titre).<br \/>\n <i>The Smile at the Foot of the Ladder<\/i>, New York, Duell, Sloan and Pearce, 1948.<br \/>\n <i>Tropic of Cancer<\/i>, Paris, Obelisk Press, 1934.<br \/>\n <i>Tropic of Capricorn<\/i>, Paris, Obelisk Press, 1939.<\/p>\n<p>Essais, \u00e9tudes, r\u00e9cits<\/p>\n<p><i>Aller Retour New York<\/i>, Paris, Obelisk Press, 1935.<br \/>\n <i>Art and Outrage, a correspondance about Henry Miller between Alfred Perl\u00e8s and Lawrence Durrell, with an intermission by Henry Miller<\/i>, en collaboration avec Alfred Perl\u00e8s et Lawrence Durrell, Londres, Putnam, 1959 (pr\u00e9sent\u00e9 comme une correspondance entre Perl\u00e8s et Durrell dans laquelle interviendrait Henry Miller, ce texte \u00e9tait d\u00e8s l\u2019origine destin\u00e9 \u00e0 la publication ; nous l\u2019avons donc class\u00e9 parmi les essais).<br \/>\n <i>Book of Friends<\/i>\u00a0:<br \/>\n \u2013 Tome 1\u00a0: <i>Book of Friends<\/i>, Santa Barbara, Capra Press, 1976.<br \/>\n \u2013 Tome 2\u00a0: <i>My Bike and Other Friends<\/i> (deuxi\u00e8me volume du <i>Book of Friends<\/i>), Santa Barbara, Capra Press, 1978.<br \/>\n \u2013 Tome 3\u00a0: <i>Joey<\/i> (troisi\u00e8me volume du <i>Book of Friends<\/i>), Santa Barbara, Capra Press, 1979.<br \/>\n <i>The Books in My Life<\/i>, London, Peter Owen, 1952.<br \/>\n <i>First Impressions of Greece<\/i>, Santa Barbara, Capra Press, 1973.<br \/>\n <i>Greece<\/i>, New York, Viking Press, 1964.<br \/>\n <i>Hamlet<\/i>, en collaboration avec Michael Fraenkel, premier volume\u00a0: New York, Carrefour, 1939 (nouvelle \u00e9dition augment\u00e9e, 1943) ; second volume\u00a0: New York, Carrefour, 1941.<br \/>\n <i>Insomnia or The Devil at Large<\/i>, New Orleans, Loujon Press, 1970.<br \/>\n <i>Opus Pistorum<\/i>, Carmel, Press of the Sunken Eye, 1950 (r\u00e9cit pornographique d\u00e9savou\u00e9 par Miller, publi\u00e9 sous le pseudonyme de \u00ab Couillon \u00bb) ; nouvelle \u00e9dition, New York, Grove Press, 1983 (toutes les \u00e9ditions post\u00e9rieures \u00e0 1985 ont pour titre\u00a0: <i>Under the Roofs of Paris<\/i>).<br \/>\n <i>Quiet Days in Clichy<\/i>, Paris, Olympia Press, 1956.<br \/>\n <i>Time of the Assassins<\/i>, New York, New American Library, 1956 (premi\u00e8re traduction fran\u00e7aise, <i>Rimbaud<\/i>, Lausanne, Mermod, 1952).<br \/>\n <i>To Paint is to Love Again<\/i>, Alhambra, Cambria Books, 1960.<br \/>\n <i>Reflections on the Death of Mishima<\/i>, Santa Barbara, Capra Press, 1972.<br \/>\n <i>Scenario, a film with sound<\/i>, Paris, Obelisk Press, 1937.<br \/>\n <i>The World of Lawrence<\/i>, Santa Barbara, Capra Press, 1980.<br \/>\n <i>The World of Sex<\/i>, Chicago, J.H.N. (John Henry Nash), 1941 ; m\u00eame \u00e9dition, New York City, Ben Abramson, 1946 ; nouvelle \u00e9dition tr\u00e8s largement remani\u00e9e, Paris, Olympia Press, 1957.<\/p>\n<p>Recueils<\/p>\n<p><i>On Turning Eighty<\/i>, Santa Barbara, Capra Press, 1972.<br \/>\n <i>The Air-Conditioned Nightmare<\/i>, New York, New Directions, 1945.<br \/>\n <i>Black Spring<\/i>, Paris, Obelisk Press, 1936.<br \/>\n <i>The Cosmological Eye<\/i>, New York, New Direction, 1939 (ce recueil est compos\u00e9 d\u2019extraits de <i>Black Spring<\/i> et de <i>Max and the White Phagocytes<\/i>, ainsi que d\u2019un in\u00e9dit, <i>Peace ! It\u2019s Wonderful !<\/i>).<br \/>\n <i>Gliding into the Everglades and Other Essays<\/i>, Lake Oswego, Lost Pleiade Press, 1977.<br \/>\n <i>Max and the White Phagocytes<\/i>, Paris, Obelisk Press, 1938.<br \/>\n <i>Miscellanea<\/i>, Berkeley, 1945, Bern Porter.<br \/>\n <i>The Plight of the Creative Artist in the United States of America<\/i>, Houlton, Bern Porter, 1944.<br \/>\n <i>Remember to Remember<\/i>, New York, New Directions, 1947 (pr\u00e9sent\u00e9 comme une suite \u00e0 <i>The Air-Conditioned Nightmare<\/i>).<br \/>\n <i>Stand Still Like the Hummingbird<\/i>, New York, New Directions, 1962.<br \/>\n <i>Sunday After the War<\/i>, New York, New Directions, 1941 (ce recueil contient notamment des textes \u00e0 para\u00eetre dans <i>The Rosy Crucifixion<\/i> et <i>The Air-Conditioned Nightmare<\/i>).<br \/>\n <i>The Theatre and Other Pieces<\/i>, New York, Stroker, 1979.<br \/>\n <i>The Wisdom of the Heart<\/i>, New York, New Directions, 1941.<\/p>\n<p>Posthumes<\/p>\n<p><i>Crazy Cock<\/i>, New York, Grove Weidenfeld, 1991.<br \/>\n <i>The Mezzotints<\/i>, Ann Arbor, Roger Jackson, 1993.<br \/>\n <i>Moloch<\/i> or <i>This Gentile World<\/i>, New York, Grove Press, 1992.<\/p>\n<p>Th\u00e9\u00e2tre<\/p>\n<p><i>Just Wild About Harry<\/i>, New York, New Directions, 1963.<\/p>\n<p>Aquarelles<\/p>\n<p><i>Watercolours, Drawings &amp; His Essay \u00ab The Angel is My Watermark \u00bb<\/i>, New York, Abrams, 1962 (premi\u00e8re traduction allemande\u00a0: <i>Der Engel Ist Mein Wasserzeichen<\/i>, Cologne, Du Mont, 1961).<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p><strong>Traductions fran\u00e7aises<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Romans<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Big Sur et les oranges de J\u00e9r\u00f4me Bosch<\/i>, trad. de Roger Giroux, Paris, Corr\u00eaa\/Buchet-Chastel, 1959 (cette traduction n\u2019inclut pas la troisi\u00e8me partie du texte original, intitul\u00e9e \u00ab Paradise Lost \u00bb, d\u00e9j\u00e0 traduite par Alex Grall en 1956 sous le titre <i>Un diable au paradis<\/i> \u2013 voir supra).<br \/>\n <i>Le Colosse de Maroussi<\/i>, trad. anonyme (due \u00e0 Jean-Claude Lefaure), Paris, Ch\u00eane, 1948 (nouvelle \u00e9dition, trad. r\u00e9vis\u00e9e de Georges Belmont, Paris, Stock\/Ch\u00eane, 1972).<br \/>\n <i>Crucifixion en rose<\/i>\u00a0:<br \/>\n \u2013 Tome 1\u00a0: <i>Sexus<\/i>, trad. de Jean-Claude Lefaure, Paris, \u00c9ditions de la Terre de Feu, 1949, 2 vol. (nouvelle \u00e9dition, trad. r\u00e9vis\u00e9e de Georges Belmont, Paris, Buchet-Chastel, 1968).<br \/>\n \u2013 Tome 2\u00a0: <i>Plexus<\/i>, trad. d\u2019\u00c9lisabeth Guertic, Paris, Corr\u00eaa, 1952 (\u00e0 noter que la premi\u00e8re \u00e9dition en anglais est post\u00e9rieure d\u2019un an \u00e0 la traduction fran\u00e7aise).\u2013 Tome 3\u00a0: <i>Nexus<\/i> (troisi\u00e8me partie de la <i>Crucifixion en rose<\/i>), trad. de Roger Giroux, Paris, Corr\u00eaa\/Buchet-Chastel, 1960 (\u00e0 noter que la premi\u00e8re \u00e9dition en anglais est post\u00e9rieure de quelques mois \u00e0 la traduction fran\u00e7aise).<br \/>\n \u00c0 ces trois tomes peut s\u2019ajouter <i>Nexus 2<\/i>\u00a0:<i> vacances \u00e0 l\u2019\u00e9tranger<\/i>, quatri\u00e8me partie de la <i>Crucifixion en rose<\/i>, laiss\u00e9e inachev\u00e9e par l\u2019auteur et publi\u00e9e \u00e0 titre posthume (in\u00e9dite en anglais), trad. de Christian S\u00e9ruzier, Paris, Autrement, 2004.<br \/>\n <i>Le Sourire au pied de l\u2019\u00e9chelle<\/i> (\u00e9d. bilingue), trad. de Georges Belmont, Paris, Corr\u00eaa, 1953.<br \/>\n <i>Tropique du Cancer<\/i>, trad. de Paul Rivert (pseudonyme d\u2019Henri Fluch\u00e8re), Paris, Deno\u00ebl, 1945.<br \/>\n <i>Tropique du Capricorne<\/i>, trad. de Jean-Claude Lefaure, Paris, Ch\u00eane, 1946 (nouvelle \u00e9dition, trad. r\u00e9vis\u00e9e de Georges Belmont, Paris, Stock\/Ch\u00eane, 1972).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Essais, \u00e9tudes, r\u00e9cits<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Aller-retour New York<\/i>, trad. de Dominique Aury, Lausanne, Guilde du Livre, 1956.<br \/>\n <i>Blaise Cendrars<\/i>, trad. de Fran\u00e7ois Villi\u00e9, Paris, Deno\u00ebl, 1951.<br \/>\n <i>Essais in\u00e9dits<\/i>\u00a0:<br \/>\n \u2013 Tome 1\u00a0: <i>Art et outrage<\/i>, trad. de Sophie Bastide-Foltz, Paris, Christian Bourgois, 1997 (comprend la traduction d\u2019<i>Art and Outrage<\/i>, ainsi qu\u2019un choix de textes parfois in\u00e9dits en France, dont \u00ab Ordnung \u00bb, directement \u00e9crit en fran\u00e7ais).<br \/>\n \u2013 Tome 2\u00a0: <i>L\u2019Oiseau mouche<\/i>, trad. de Jean Guiloineau, Paris, Christian Bourgois, 1997 (comprend surtout des textes tir\u00e9s de <i>Stand Still Like the Hummingbird<\/i>).<br \/>\n <i>Un \u00eatre \u00e9toilique<\/i>, trad. anonyme, \u00c9pinal, Hors jeu, 2002 (extrait du recueil <i>Max and the White Phagocytes<\/i>, mais ne figure pas dans la traduction fran\u00e7aise de ce recueil).<br \/>\n <i>Hamlet<\/i> (en collaboration avec Michael Fraenkel), trad. de Roger Giroux et Tanette Prigent, Paris, Corr\u00eaa, 1956.<br \/>\n <i>Insomnia<\/i> <i>(ou le Diable en libert\u00e9)<\/i>, trad. de Georges Belmont et Hortense Chabrier, Paris, Stock, 1974.<br \/>\n <i>Jours heureux \u00e0 Die<\/i> (\u00e9d. bilingue), trad. de Albert Maillet, Lyon, La Fosse aux ours, 2007.<br \/>\n <i>Jours tranquilles \u00e0 Clichy<\/i>, trad. de G\u00e9rard Robitaille, Paris, Eric Losfeld, 1967 ; nouvelle traduction de Brice Matthieussent, Paris, Christian Bourgois, 1991.<br \/>\n <i>J\u2019suis pas plus con qu\u2019un autre<\/i>, texte \u00e9crit directement en fran\u00e7ais, Paris, Buchet-Chastel, 1976.<br \/>\n <i>Les Livres de ma vie<\/i>, trad. de Jean Rosenthal, Gallimard, 1957.<br \/>\n Traduction des volumes du <i>Book of Friends<\/i>\u00a0:<br \/>\n \u2013 Tome 1\u00a0: <i>Le Livre des amis\u00a0: hommage \u00e0 des amis d\u2019antan<\/i>, trad. de Georges Belmont et Janine H\u00e9risson, Paris, Stock, 1976.<br \/>\n \u2013 Tomes 2 et 3\u00a0: <i>Mon v\u00e9lo et autres amis<\/i>, suivi de <i>Joey<\/i>, trad. de Jean Guiloineau, Paris, Christian Bourgois, 1995.<br \/>\n <i>Le Monde de D.H. Lawrence<\/i>, trad. d\u2019Agn\u00e8s Catineau, Paris, Buchet-Chastel, 1986.<br \/>\n <i>Le Monde du sexe<\/i>, trad. anonyme, Paris, Corr\u00eaa, 1952.<br \/>\n <i>Une nation lunatique<\/i>, trad. de Fabrice H\u00e9lion, in <i>Quatre Visions de l\u2019Am\u00e9rique<\/i>, Paris, Buchet-Chastel, 1978.<br \/>\n <i>L\u2019Obsc\u00e9nit\u00e9 et la loi de r\u00e9flexion<\/i>, trad. de D. Kotchouhey, Paris, Seghers, 1949 ; nouvelle traduction in <i>Souvenir, Souvenirs<\/i>, trad. d\u2019Andr\u00e9 Michel, Paris, Gallimard, 1953.<br \/>\n <i>Opus pistorum<\/i>, trad. de Brice Matthieussent, Paris, Presses de la Renaissance, 1984<br \/>\n <i>Peindre c\u2019est aimer \u00e0 nouveau<\/i>, trad. de Georges Belmont, Paris, Buchet-Chastel, 1962.<br \/>\n <i>Premiers regards sur la Gr\u00e8ce<\/i>, trad. de Carine Chichereau, Paris, Arl\u00e9a, 1999.<br \/>\n <i>Qu\u2019allez-vous faire pour Alf ?<\/i>, trad. de Georges Villa, in <i>Miller et l\u2019amour<\/i>, Georges Villa, Paris, Corr\u00eaa, 1947.<br \/>\n <i>Rimbaud<\/i>, trad. de Fr\u00e9d\u00e9ric Roger-Cornaz, Lausanne, Mermod, 1952 ; traduction d\u2019une nouvelle \u00e9dition du texte original\u00a0: <i>Le Temps des assassins<\/i>, trad. de Fr\u00e9d\u00e9ric Jacques Temple, Paris, P.-J. Oswald, 1970.<br \/>\n <i>USA, ladies and gentlemen<\/i>, en collaboration avec les photographes Andr\u00e9 Cromphout et Michel Waxmann, Bruxelles, Complexe, 1980.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Recueils<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Le Cauchemar climatis\u00e9<\/i>, trad. de Jean Rosenthal, Paris, Gallimard, 1954 (traduction int\u00e9grale du recueil <i>The Air-Conditioned Nightmare<\/i>, augment\u00e9e de la traduction de textes in\u00e9dits en fran\u00e7ais).<br \/>\n <i>Dimanche apr\u00e8s la guerre<\/i>, trad. de Georges Belmont, Paris, Ch\u00eane, 1955 (contient des textes extraits des recueils <i>Max and the White Phagocytes<\/i>, <i>Sunday after the War<\/i> et <i>Wisdom of the heart<\/i>).<br \/>\n <i>Jours tranquilles \u00e0 Brooklyn<\/i>, trad. d\u2019Henriette Nizan, Georges Belmont, Jean-Pierre Cerquant, Paris, Filipacchi, 1978 (recueil contenant <i>Insomnia<\/i> et deux textes in\u00e9dits en fran\u00e7ais).<br \/>\n <i>Max et les Phagocytes<\/i>, trad. de Jean-Claude Lefaure, Paris, \u00c9ditions du Ch\u00eane, 1947 (ce volume contient la traduction d\u2019extraits de <i>Max and the White Phagocytes<\/i>, <i>Sunday after the War<\/i> et <i>Wisdom of the Heart<\/i> ; nouvelle \u00e9dition, trad. r\u00e9vis\u00e9e de Georges Belmont, Paris, Stock\/Ch\u00eane, 1979).<br \/>\n <i>L\u2019\u0152il qui voyage<\/i>, trad. de Martine Leroy, Paris, Hachette, 1982 (ce volume comprend la traduction de 5 des 15 textes du recueil <i>The Cosmological Eye<\/i>).<br \/>\n <i>Printemps noir<\/i>, trad. de Paul Rivert (pseudonyme d\u2019Henri Fluch\u00e8re), Paris, Gallimard, 1946 (traduction int\u00e9grale du recueil <i>Black Spring<\/i>).<br \/>\n <i>Souvenir, Souvenirs<\/i>, trad. d\u2019Andr\u00e9 Michel, Paris, Gallimard, 1953.<br \/>\n <i>Virage \u00e0 quatre-vingts<\/i>, trad. de Georges Belmont et Hortense Chabrier, Paris, Stock\/Ch\u00eane, 1973 (ce recueil comprend la traduction des trois textes figurant dans le recueil <i>On Turning Eighty<\/i>, auxquels s\u2019ajoute un quatri\u00e8me\u00a0: \u00ab Sur la mort de Mishima \u00bb).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Posthumes<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Crazy Cock<\/i>, trad. d\u2019Alain Defoss\u00e9, Paris, Belfond, 1991.<br \/>\n <i>Moloch ou Ce monde de gentils<\/i>, trad. d\u2019Alain Defoss\u00e9, Paris, Belfond, 1993.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Th\u00e9\u00e2tre<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Transit<\/i>, adaptation de <i>Just Wild About Harry<\/i> par Georges Belmont et Hortense Chabrier, Paris, Stock, 1977.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aquarelles<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Aquarelles<\/i>, trad. de Carine Chichereau, Paris, Arl\u00e9a, 1999.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Entretiens<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Entretiens de Paris avec Georges Belmont<\/i>, trad. de Georges Belmont, Paris, Stock, 1970.<br \/>\n <i>Flash-Back, entretiens \u00e0 Pacific Palisades avec Christian de Bartillat<\/i>, Paris, Stock\/Ch\u00eane, 1976.<br \/>\n <i>Henry Miller par lui-m\u00eame, entretiens avec Robert Snyder<\/i>, trad. de France-Marie Watkins, Ottawa, Stank\u00e9, 1978.<br \/>\n <i>Ma vie et moi<\/i>, [entretiens avec Bradley Smith], trad. de Georges Belmont, Paris, Stock\/Ch\u00eane, 1972.<br \/>\n <i>Ultimes entretiens, entretiens avec Pascal Vrebos<\/i>, Paris, Belfond, 1991 (ouvrage accompagn\u00e9 d\u2019un CD).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Correspondance<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Henry Miller a entretenu des correspondances tr\u00e8s nombreuses. Nous nous contentons d\u2019indiquer ici les principales d\u2019entre elles.<br \/>\n Avec Lawrence Durrell\u00a0: <i>Correspondance (1935-1980)<\/i>, trad. de Bernard Willerval et Fr\u00e9d\u00e9ric Jacques Temple, Paris, Buchet-Chastel, 2004.<br \/>\n Avec Blaise Cendrars\u00a0: <i>Correspondance\u00a0: 1934-1979\u00a0: 45 ans d\u2019amiti\u00e9<\/i>, Paris, Deno\u00ebl, 1995 (correspondance \u00e9crite directement en fran\u00e7ais).<br \/>\n Avec John Cowper Powys\u00a0: <i>Correspondance priv\u00e9e<\/i>, trad. de Nordine Haddad, Paris, Crit\u00e9rion, 1994.<br \/>\n Avec Joseph Delteil\u00a0: <i>Correspondance priv\u00e9e\u00a0: 1935-1978<\/i>, partiellement traduit de l\u2019anglais par Fr\u00e9d\u00e9ric Jacques Temple, Paris, Belfond, 1980.<br \/>\n Avec Ana\u00efs Nin\u00a0: <i>Correspondance passionn\u00e9e\u00a0: 1923-1953<\/i>, trad. de B\u00e9atrice Commeng\u00e9, Paris, Stock, 1989 (mentionnons \u00e9galement les <i>Lettres \u00e0 Ana\u00efs Nin<\/i>, trad. de Pierre Alien, Paris, Christian Bourgois, 1967).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00c9tudes critiques<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Blinder, Caroline, <i>A Self-Made Surrealist\u00a0: Ideology and Aesthetics in the work of Henry Miller<\/i>, Rochester, Camden House, 2000.<br \/>\n Brassa\u00ef, <i>Henry Miller, grandeur nature<\/i>. Tome 1\u00a0: <i>Henry Miller grandeur nature<\/i>, Paris, Gallimard, 1975. Tome 2\u00a0: <i>Henry Miller, rocher heureux<\/i>, Paris, Gallimard, 1978.<br \/>\n Commeng\u00e9, B\u00e9atrice, <i>Henry Miller, ange, clown, voyou<\/i>, Paris, Plon, 1991.<br \/>\n Decker, James, <i>Henry Miller and Narrative Form\u00a0: Constructing the Self, Rejecting Modernity<\/i>, New York, Routledge, 2005.<br \/>\n Jackson, Roger, Shifreen, Lawrence, <i>Henry Miller\u00a0: A Bibliography of Primary Sources (vol.\u00a01)<\/i>, Ann Arbor, Shifreen and Jackson, 1993.<br \/>\n Jackson, Roger, Ashley, William, <i>Henry Miller\u00a0: A Bibliography of Primary Sources (vol.\u00a02)<\/i>, Ann Arbor, Jackson, 1994.<br \/>\n Jackson, Roger, Ashley, William, <i>Henry Miller\u00a0: A Personal Archive<\/i>, Ann Arbor, Jackson, 1994.<br \/>\n Jackson, Roger, <i>Henry Miller and the Nudies\u00a0: A Bibliography for Readers and Collectors<\/i>, Ann Arbor, Jackson, 1996.<br \/>\n Jong, Erica, <i>Henry Miller ou Le Diable en libert\u00e9<\/i>, trad. de Georges Belmont, Paris, Grasset, 1994.<br \/>\n Nin, Ana\u00efs, <i>Cahiers secrets<\/i>, trad. de B\u00e9atrice Commeng\u00e9, Paris, Stock, 1987.<br \/>\n Orend, Karl, <i>The Brotherhood of Fools And Simpletons\u00a0: Gods and Devils in Henry Miller\u2019s Utopia<\/i>, Paris, Alyscamps Press, 2005 (cet ouvrage consacr\u00e9 \u00e0 la relation entre Miller et Conrad Moricand contient notamment la traduction en anglais d\u2019une partie de la correspondance de ce dernier, ainsi que ses deux pamphlets contre Miller).<br \/>\n Perl\u00e8s, Alfred, <i>Mon ami, Henry Miller<\/i>, trad. d\u2019Anne Bernadou, Paris, Julliard, 1956.<br \/>\n Robitaille, G\u00e9rard, <i>Le P\u00e8re Miller. Essais indiscrets<\/i>, Paris, Losfeld, 1971.<br \/>\n Temple, Fr\u00e9d\u00e9ric Jacques, <i>Henry Miller<\/i>, Paris, \u00c9ditions Universitaires, 1965 (nouvelle \u00e9dition augment\u00e9e\u00a0: Paris, Buchet-Chastel, 2004).<br \/>\n Collectif, \u00ab Henry Miller \u00bb, n\u00b0 97 de la revue <i>L\u2019Arc<\/i>, Le Revest-Saint-Martin, \u00c9d. Le Jas, 1985.<br \/>\n Collectif, \u00ab Henry Miller \u00bb, n\u00b0 750 de la revue <i>Europe<\/i>, Paris, 1991.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Signalons \u00e9galement l\u2019existence depuis 2004 de <i>Nexus, The International Henry Miller Journal<\/i>, \u00e9dit\u00e9 par Roger Jackson, \u00e0 Ann Arbor (site Internet\u00a0: <a href=\"http:\/\/nexusmiller.org\/index.html\" target=\"_blank\">http:\/\/nexusmiller.org\/index.html<\/a>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, William Ashley, co-auteur de la <i>Bibliography of Primary Sources<\/i>, a publi\u00e9 de cet ouvrage une version en ligne qu\u2019il qualifie de work in progress\u00a0: <a href=\"http:\/\/home.pacbell.net\/washley\/hmbiblio\/index.html\" target=\"_blank\">http:\/\/home.pacbell.net\/washley\/hmbiblio\/index.html<\/a>.<\/p>\n<hr \/>\n<h3 style=\"text-align: center;\">Note de l&rsquo;\u00e9diteur<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Henry Miller a plus de cinquante ans quand, \u00e0 l\u2019occasion d\u2019un voyage sur la c\u00f4te californienne, il d\u00e9couvre Big Sur, terre vierge, montagneuse, falaises abruptes tombant \u00e0 pic dans l\u2019Oc\u00e9an. Il est imm\u00e9diatement conquis \u2013 comme le seront Richard Brautigan, Hunter S. Thompson ou Jack Kerouac \u2013 et il d\u00e9cide de s\u2019installer dans la r\u00e9gion. Il vivra dix-huit ans \u00e0 Big Sur, de 1944 \u00e0 1962.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1947, il y ach\u00e8te une petite maison avec l\u2019argent que lui procurent les ventes de ses livres en France, o\u00f9, \u00e0 la diff\u00e9rence des \u00c9tats-Unis, aucun n\u2019est interdit. C\u2019est \u00e0 la fin de cette ann\u00e9e qu\u2019il invite Conrad Moricand \u00e0 s\u00e9journer chez lui, dans la maison exigu\u00eb o\u00f9 il vit avec sa femme, Janina Martha Lepska, enceinte de leur fils Tony, et leur petite fille de deux ans, Valentine. Le s\u00e9jour de Moricand durera trois mois, de janvier \u00e0 mars 1948, et se terminera dans les circonstances que relate Miller dans <i>Un diable au paradis<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Miller avait rencontr\u00e9 Conrad Moricand \u00e0 Paris par l\u2019interm\u00e9diaire d\u2019Ana\u00efs Nin, probablement en 1935 (et non en 1936 comme il l\u2019affirme). Le personnage jouissait d\u2019une certaine notori\u00e9t\u00e9 en tant qu\u2019astrologue dans les cercles litt\u00e9raires et politiques. N\u00e9 en 1887, descendant d\u2019une famille suisse fortun\u00e9e, il fr\u00e9quenta le Montmartre et le Montparnasse des ann\u00e9es 1910 et 1920. M\u00e9c\u00e8ne, collectionneur, il y rencontra Modigliani, Van Dongen, Picasso, Cendrars, Kisling, Cocteau et Max Jacob \u2013 il resta tr\u00e8s li\u00e9 \u00e0 ce dernier. Il fit office d\u2019astrologue aupr\u00e8s de personnalit\u00e9s aussi diverses que Georges Mandel, Ren\u00e9 Allendy ou Paul Morand (qui le consulta en 1933 \u00e0 propos de son \u00e9ventuelle \u00e9lection \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise\u2026). \u00c0 partir de 1919, il publia divers trait\u00e9s d\u2019astrologie, notamment aux \u00e9ditions de la Sir\u00e8ne, o\u00f9 Cendrars occupa un temps les fonctions de directeur litt\u00e9raire, et aux \u00e9ditions Au sans pareil (certains de ses po\u00e8mes furent publi\u00e9s \u00e0 titre posthume ; quant au manuscrit de ses m\u00e9moires, il n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9). Au milieu des ann\u00e9es 1930, il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 tomb\u00e9 dans la mis\u00e8re qu\u2019il devait conna\u00eetre jusqu\u2019\u00e0 sa mort ; Ana\u00efs Nin, puis Miller, fascin\u00e9s par sa personnalit\u00e9, son \u00e9rudition, tr\u00e8s impressionn\u00e9s par ses talents d\u2019astrologue, l\u2019aid\u00e8rent de leur mieux, lui offrant des subsides et lui procurant des commandes d\u2019horoscopes. S\u00e9par\u00e9s par la guerre, ils renou\u00e8rent une correspondance apr\u00e8s la fin de celle-ci.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est difficile de juger la relation qui unit Miller \u00e0 Moricand d\u2019apr\u00e8s les seuls dires de Miller dans <i>Un diable au paradis<\/i>. La r\u00e9daction du texte d\u00e9bute six ans apr\u00e8s leur rupture, et il est publi\u00e9 deux ans apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de Moricand, survenu en ao\u00fbt 1954. Les lettres que Miller lui envoie dans les ann\u00e9es 1930 t\u00e9moignent de la grande admiration qu\u2019il lui voue, plus grande qu\u2019il ne veut peut-\u00eatre l\u2019admettre dans <i>Un diable au paradis<\/i> \u2013 ce qui permet de mieux comprendre l\u2019invitation \u00e0 Big Sur, indiscutablement g\u00e9n\u00e9reuse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le portrait que trace Miller de son h\u00f4te n\u2019est cependant pas impartial, \u00e0 tel point que l\u2019\u00e9diteur fran\u00e7ais du texte obtint que le nom de Moricand soit remplac\u00e9 par celui de T\u00e9ricand dans la version fran\u00e7aise d\u2019<i>Un diable au paradis<\/i>. Moricand \u00e9crivit de son c\u00f4t\u00e9 deux pamphlets rageurs contre Miller, dat\u00e9s de 1948. Jamais \u00e9dit\u00e9s en fran\u00e7ais, ils ont \u00e9t\u00e9 traduits en anglais en 2005 dans <i>The Brotherhood of Fools And Simpletons<\/i> de Karl Orend.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est sans doute impossible d\u2019attribuer \u00e0 chacun des protagonistes du fiasco d\u00e9crit par Miller sa part de responsabilit\u00e9. Peut-\u00eatre cela n\u2019a-t-il d\u2019ailleurs qu\u2019un int\u00e9r\u00eat mineur. Mais la place qu\u2019occupent <i>Un diable au paradis<\/i> et Moricand dans l\u2019ensemble que constitue <i>Big Sur et les oranges de J\u00e9r\u00f4me Bosch<\/i> montre clairement que l\u2019\u00e9pisode de leur cohabitation n\u2019eut, pour Miller, rien d\u2019anodin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Est-ce justice ? C\u2019est presque exclusivement \u00e0 Miller que l\u2019on doit de se souvenir aujourd\u2019hui de Conrad Moricand, peintre rat\u00e9, mage, vagabond, illumin\u00e9.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Disponible aux \u00e9ditions Sillage : Un diable au paradis 1891\u00a0: Le 26 d\u00e9cembre, naissance \u00e0 New York de Henry Valentine Miller. Ses grands-parents sont allemands. Son p\u00e8re exerce le m\u00e9tier de tailleur \u00e0 Brooklyn. 1907\u00a0: \u00c0 seize ans, le jeune homme entre \u00e0 la Eastern District High School, o\u00f9 il rencontre Cora Seward, avec qui [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-770","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/770","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=770"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/770\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1246,"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/770\/revisions\/1246"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=770"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}