{"id":698,"date":"2016-08-17T18:51:04","date_gmt":"2016-08-17T16:51:04","guid":{"rendered":"http:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=698"},"modified":"2017-07-24T12:42:24","modified_gmt":"2017-07-24T10:42:24","slug":"ivan-tourgueniev","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=698","title":{"rendered":"Ivan Tourgu\u00e9niev"},"content":{"rendered":"<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ivan Tourgu\u00e9niev aux \u00e9ditions Sillage :<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/?p=592\">Dimitri Roudine<\/a><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/?p=369\">L&rsquo;Ex\u00e9cution de Troppmann<\/a><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/?p=586\">Fum\u00e9e<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/?p=1478\">Un Roi Lear des steppes<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-699\" src=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tourgueniev-1.jpg\" alt=\"tourgueniev\" width=\"154\" height=\"207\" srcset=\"https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tourgueniev-1.jpg 154w, https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tourgueniev-1-112x150.jpg 112w\" sizes=\"auto, (max-width: 154px) 100vw, 154px\" \/>1818\u00a0: Le 19 novembre, naissance \u00e0 Orel d\u2019Ivan Tourgu\u00e9niev, deuxi\u00e8me fils d\u2019un aristocrate peu fortun\u00e9, Serge Nikola\u00efevitch, et de Barbe P\u00e9trovna, propri\u00e9taire d\u2019un tr\u00e8s vaste domaine, sensiblement plus \u00e2g\u00e9e que son mari.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1821\u00a0: La famille s\u2019installe au village de Spassko\u00ef\u00e9, sur le domaine maternel. Au cours des deux ann\u00e9es suivantes, grand voyage en Europe. L\u2019enfance de Tourgu\u00e9niev n\u2019est peut-\u00eatre pas tr\u00e8s heureuse\u00a0: ses parents ne s\u2019entendent gu\u00e8re et sa m\u00e8re se comporte en tyran avec ses enfants ou ses serfs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1833\u00a0: L\u2019\u00e9t\u00e9, en vill\u00e9giature, Tourgu\u00e9niev tombe amoureux d\u2019une voisine, qui devient la ma\u00eetresse de son p\u00e8re \u2013 cet \u00e9pisode inspirera la nouvelle <i>Premier amour<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1833\u00a0: En octobre, il entre \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Moscou pour y \u00e9tudier la philologie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1834\u00a0: Automne-hiver\u00a0: il r\u00e9dige un po\u00e8me imit\u00e9 de Manfred. Le 11 novembre, mort de son p\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1835\u00a0: Tourgu\u00e9niev entre \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Saint-P\u00e9tersbourg. Il suit un cours d\u2019histoire donn\u00e9 par Gogol.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1838\u00a0: En mai, il prend la mer pour Stettin, accompagn\u00e9 de Porphyre Timof\u00e9\u00ef\u00e9vitch. Ce dernier, qu\u2019il consid\u00e8re comme son secr\u00e9taire et son ami, est un serf, fils naturel de son p\u00e8re. Il arrive \u00e0 Berlin o\u00f9 il \u00e9tudie la philosophie h\u00e9g\u00e9lienne. Il publie une nouvelle dans <i>Le Contemporain<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1839\u00a0: Il a une liaison avec Mme Tiouttchev, m\u00e8re de quatre enfants, qui meurt au printemps. Il rend visite \u00e0 sa m\u00e8re \u00e0 l\u2019automne et passe la fin de l\u2019ann\u00e9e \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1840\u00a0: Voyage en Italie puis retour \u00e0 Berlin o\u00f9 il se lie avec Michel Bakounine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1841\u00a0: Apr\u00e8s la fin de son second semestre \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Berlin, il revient \u00e0 Spassko\u00ef\u00e9 mais se querelle fr\u00e9quemment avec sa m\u00e8re qui refuse d\u2019\u00e9manciper Porphyre Timof\u00e9\u00ef\u00e9vitch. Il devient l\u2019amant d\u2019Avdotia Ivanov, couturi\u00e8re de sa m\u00e8re. Cette derni\u00e8re finit par la chasser. En octobre, il s\u00e9journe chez les Bakounine, pr\u00e8s de Moscou, et s\u2019\u00e9prend de Tatiana, la s\u0153ur de Michel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1842\u00a0: Relations platoniques et tumultueuses avec Tatiana Bakounine. En avril, \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg, il pr\u00e9pare sa ma\u00eetrise de philosophie. En mai, Avdotia Ivanov accouche d\u2019une fille, P\u00e9lagie. En juillet, renon\u00e7ant \u00e0 sa ma\u00eetrise, il passe l\u2019\u00e9t\u00e9 \u00e0 Berlin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1843\u00a0: En avril, parution de <i>Paracha<\/i>, long po\u00e8me narratif. En ao\u00fbt, rupture avec Tatiana Bakounine. Au mois de novembre, il fait la connaissance de Louis Viardot. Ils traduiront ensemble plusieurs \u0153uvres de Tourgu\u00e9niev. Il s\u2019\u00e9prend de Pauline, la femme de Viardot, c\u00e9l\u00e8bre cantatrice et s\u0153ur de la Malibran.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1844\u00a0: Tourgu\u00e9niev occupe un poste au minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur. Publication d\u2019Andr\u00e9 Kolossov dans <i>Le Contemporain<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1845\u00a0: Ayant d\u00e9missionn\u00e9 du Minist\u00e8re, il gagne la France et s\u00e9journe \u00e0 Courtavenel (Seine-et-Marne), dans le ch\u00e2teau des Viardot. En novembre, de retour \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg, il rencontre Dosto\u00efevski.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1846\u00a0: Travaille avec ardeur et publie en revue po\u00e8mes, nouvelles, comptes-rendus et traductions. Il entame une correspondance avec Pauline Viardot.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1847-1849\u00a0: Il est de retour \u00e0 Paris aupr\u00e8s de Pauline Viardot. On lui pr\u00e9sente Sand, M\u00e9rim\u00e9e, Musset, Chopin et Gounod. En f\u00e9vrier 1848, il assiste \u00e0 la chute de Louis-Philippe. En juin, il devient l\u2019amant de Pauline Viardot. Sa m\u00e8re cesse de lui envoyer de l\u2019argent. Il \u00e9crit et travaille davantage, publiant des po\u00e8mes, des chroniques, des comptes-rendus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1850\u00a0: Il termine le <i>Journal d\u2019un homme de trop<\/i>. En juin, apr\u00e8s trois ans d\u2019absence, il est de retour en Russie, au chevet de sa m\u00e8re malade et se brouille avec elle. Il retrouve sa fille P\u00e9lagie, \u00e0 laquelle il n\u2019avait jamais accord\u00e9 d\u2019attention. Il l\u2019appelle d\u00e9sormais Pauline et la confie \u00e0 Pauline Viardot, qui l\u2019\u00e9l\u00e8vera avec ses enfants. En novembre, mort de sa m\u00e8re\u00a0; l\u2019auteur est, au moins pour un temps, \u00e0 l\u2019abri de difficult\u00e9s financi\u00e8res.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1851\u00a0: Vie mondaine active \u00e0 Moscou et Saint-P\u00e9tersbourg. Liaison avec une servante de ses cousins, qu\u2019il rach\u00e8te et lib\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1852\u00a0: En mars, mort de Gogol. L\u2019article n\u00e9crologique qu\u2019il r\u00e9dige est jug\u00e9 trop subversif. L\u2019auteur est envoy\u00e9 en exil sur ses terres. En ao\u00fbt para\u00eet avec grand succ\u00e8s le recueil <i>M\u00e9moires d\u2019un chasseur<\/i>, qui contient des descriptions de la tr\u00e8s dure condition des serfs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1853\u00a0: En avril, s\u00e9jour clandestin \u00e0 Moscou, o\u00f9 il retrouve Pauline Viardot. Leur correspondance cesse apr\u00e8s cette rencontre. Il se lance dans un grand roman, <i>Deux g\u00e9n\u00e9rations<\/i>, dont il d\u00e9truira le manuscrit quatre ans plus tard. En d\u00e9cembre, il est autoris\u00e9 \u00e0 gagner Moscou et Saint-P\u00e9tersbourg.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1854\u00a0: Au printemps, br\u00e8ve idylle avec la fille de son cousin, Olga, qui inspirera le personnage de Tatiana dans <em>Fum\u00e9e<\/em>. Il publie <i>Moumou<\/i>, portrait inspir\u00e9 de sa m\u00e8re, dans <i>Le Contemporain<\/i>. L\u2019ann\u00e9e suivante para\u00eet sa pi\u00e8ce <i>Un mois \u00e0 la campagne<\/i>. Il h\u00e9berge le jeune L\u00e9on Tolsto\u00ef, qu\u2019il contribue \u00e0 lancer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1856\u00a0: Publication de <i>Roudine<\/i> dans <i>Le Contemporain<\/i>. Premi\u00e8re brouille avec Tolsto\u00ef. En juin, autoris\u00e9 \u00e0 gagner l\u2019\u00e9tranger, il se rend en France aupr\u00e8s des Viardot et rencontre Hugo, Lamartine et Leconte de Lisle. Apr\u00e8s deux mois idylliques, Pauline Viardot lui annonce une autre liaison. Ils rompent pour six ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1857\u00a0: Souffrant moralement et physiquement, Tourgu\u00e9niev d\u00e9truit en f\u00e9vrier tous ses travaux en cours. \u00c0 Londres, il rencontre Carlyle, Thackeray et Disra\u00ebli. En octobre, il gagne l\u2019Italie o\u00f9 il termine son roman <i>Nid de gentilhomme<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1858\u00a0: Son \u00e9tat de sant\u00e9 s\u2019am\u00e9liore. Il retourne \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg. Ses relations se d\u00e9t\u00e9riorent \u00e0 nouveau avec Tolsto\u00ef, qui lui reproche ses opinions progressistes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1859-1860\u00a0: Vie nomade entre l\u2019Europe et la Russie. Tourgu\u00e9niev, qui publie <i>Premier amour<\/i> et commence \u00e0 travailler \u00e0 <i>P\u00e8res et fils<\/i>, est au sommet de sa carri\u00e8re. Rupture avec <i>Le Contemporain<\/i> qui, devenu la tribune des jeunes radicaux, lui est hostile.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1861\u00a0: En f\u00e9vrier, abolition du servage. Retourne en Russie pour l\u2019\u00e9t\u00e9, puis revient \u00e0 Paris. Une nouvelle dispute avec Tolsto\u00ef manque de se terminer par un duel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1862\u00a0: En janvier, r\u00e9conciliation avec Tolsto\u00ef, suivie d\u2019une amiti\u00e9 distante. \u00c0 Londres, il retrouve Bakounine, \u00e9vad\u00e9 de Sib\u00e9rie, auquel il fournit une aide financi\u00e8re. La publication de <i>P\u00e8res et fils<\/i>, en mars, lui attire des r\u00e9actions hostiles de la part des \u00e9tudiants russes et de la critique progressiste\u00a0; Dosto\u00efevski est enthousiaste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1863\u00a0: Ses sympathies politiques lui valent d\u2019\u00eatre impliqu\u00e9 en Russie dans le proc\u00e8s des \u00ab\u00a0trente-deux\u00a0\u00bb. Il est notamment compromis par l\u2019aide qu\u2019il a apport\u00e9e \u00e0 Bakounine, mais sera mis hors de cause l\u2019ann\u00e9e suivante. Il rompt en revanche avec Bakounine, Herzen et leur entourage. Les controverses qui l\u2019opposent \u00e0 eux inspireront une part importante de <i>Fum\u00e9e<\/i>, des discours de Potouguine \u00e0 la description du cercle de Goubariov.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1864\u00a0: Il rejoint les Viardot \u00e0 Baden-Baden.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1865\u00a0: Probl\u00e8mes financiers cons\u00e9cutifs \u00e0 la constitution de la dot de sa fille, \u00e0 la construction d\u2019une maison \u00e0 Baden et \u00e0 la mauvaise gestion par son oncle du domaine de Spassko\u00ef\u00e9. En novembre, il entame la r\u00e9daction de <i>Fum\u00e9e<\/i>, qui l\u2019occupe pendant plus d\u2019un an.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1867\u00a0: La parution de <i>Fum\u00e9e<\/i> lui ali\u00e8ne les milieux religieux et patriotes, mais aussi slavophiles ou r\u00e9volutionnaires\u2026 L\u2019auteur a alors perdu beaucoup de son audience en Russie. Brouille d\u00e9finitive avec Dosto\u00efevski.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1868\u00a0: Travaille \u00e0 des <i>Souvenirs litt\u00e9raires<\/i> et compose des op\u00e9rettes avec Pauline Viardot.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1870\u00a0: La guerre \u00e9clate entre la France et la Prusse. Tourgu\u00e9niev suit les Viardot \u00e0 Londres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1871\u00a0: Il s\u2019installe avec les Viardot \u00e0 Paris, o\u00f9 il se lie avec Zola, les Goncourt et Flaubert, qui devient son ami intime.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1874\u00a0: Publication de <i>Terres vierges<\/i>, son dernier grand roman, qui est un \u00e9chec en Russie\u00a0: on lui reproche d\u2019avoir perdu le contact avec la r\u00e9alit\u00e9 du pays. Traduit en huit langues, ce roman conna\u00eet un immense succ\u00e8s dans le reste de l\u2019Europe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1875\u00a0: Malgr\u00e9 une quasi ruine, Tourgu\u00e9niev ach\u00e8te avec Louis Viardot une villa \u00e0 Bougival. Il rencontre Henry James, qui l\u2019admire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1878\u00a0: R\u00e9daction de po\u00e8mes en prose qui ne para\u00eetront qu\u2019\u00e0 titre posthume.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1879\u00a0: \u00c0 l\u2019occasion d\u2019un s\u00e9jour en Russie, il est salu\u00e9 par de jeunes \u00e9crivains et ovationn\u00e9 apr\u00e8s la repr\u00e9sentation d\u2019une de ses pi\u00e8ces. Il s\u2019\u00e9prend de la jeune actrice Marie Savine. En mai 1880, l\u2019annonce de la mort de Flaubert lui cause un chagrin tr\u00e8s vif. En juillet, il est de retour \u00e0 Bougival.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1881\u00a0: Au printemps, il s\u00e9journe une derni\u00e8re fois en Russie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1882\u00a0: Il commence \u00e0 souffrir d\u2019un cancer de la moelle \u00e9pini\u00e8re. Les Viardot sont aupr\u00e8s de lui durant le d\u00e9veloppement de sa maladie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1883\u00a0: Le 5 mai, d\u00e9c\u00e8s de Louis Viardot. Le 3 septembre, Tourgu\u00e9niev, veill\u00e9 par Pauline Viardot, s\u2019\u00e9teint \u00e0 Bougival. Le 9 octobre, ses obs\u00e8ques \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg rassemblent une foule consid\u00e9rable, en d\u00e9pit de l\u2019opposition des autorit\u00e9s.<\/p>\n<hr \/>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p><strong><a id=\"biblio\"><\/a>Bibiographie<\/strong><\/p>\n<p><em><strong>Fum\u00e9e<\/strong><\/em><\/p>\n<p><i>Fum\u00e9e<\/i> parut en avril 1867 dans le num\u00e9ro 3 de la revue <i>Le Messager russe<\/i>. Des coupes y avaient \u00e9t\u00e9 pratiqu\u00e9es, la plupart des personnages \u00e9tant inspir\u00e9s par des figures en vue. (C\u2019est notamment le cas pour le personnage d\u2019Ir\u00e8ne, pour le g\u00e9n\u00e9ral Ratmirov et son entourage, pour Goubariov et ses admirateurs.) <i>Fum\u00e9e<\/i> parut pour la premi\u00e8re fois en volume en novembre 1867, aux \u00e9ditions Sala\u00efev, \u00e0 Moscou, dans sa version int\u00e9grale.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p>Traductions de <i>Fum\u00e9e<\/i><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p><i>Fum\u00e9e<\/i>, trad. par A. Golitsyne, revue par Prosper M\u00e9rim\u00e9e et l\u2019auteur, Paris, Hetzel, 1868 (r\u00e9\u00e9d. Paris, Stock, 1986).<br \/>\n <i>Fum\u00e9e<\/i>, trad. par \u00c9dith Scherrer, in Romans et nouvelles complets, vol. II (voir infra).<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p>Note sur la traduction<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re traduction de <i>Fum\u00e9e<\/i> parut entre juillet et octobre 1867, en trois livraisons, dans <i>Le Correspondant<\/i>. Elle \u00e9tait l\u2019\u0153uvre du prince Augustin Golitsyne, Russe francis\u00e9 et catholique, tr\u00e8s proche des milieux j\u00e9suites et par ailleurs actionnaire du journal. Il n\u2019avait qu\u2019une connaissance approximative du fran\u00e7ais, et souhaitait supprimer des passages qu\u2019il trouvait os\u00e9s. Tourgu\u00e9niev avait obtenu de lui que Prosper M\u00e9rim\u00e9e relise de pr\u00e8s sa traduction, afin de restituer les passages manquants, de corriger les contresens, les erreurs et les fautes de syntaxe \u2013 la correspondance des deux \u00e9crivains t\u00e9moigne d\u2019une lutte men\u00e9e pied \u00e0 pied.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le prince Golitsyne ne tint pour finir presque aucun compte de leurs avis. Le 23 septembre, M\u00e9rim\u00e9e \u00e9crivait \u00e0 l\u2019une de ses proches, Mme de Montijo\u00a0: \u00ab\u00a0Je passe mon temps ici \u00e0 corriger les \u00e9preuves d\u2019un roman de mon ami Tourgu\u00e9neff, qu\u2019a traduit un prince Galitzine pour <i>Le Correspondant<\/i>. Vous savez que c\u2019est un journal ultra-catholique. Le prince Galitzine supprime les passages un peu scabreux et moi je les r\u00e9tablis. Je ne sais \u00e0 qui de nous deux restera la victoire, mais j\u2019esp\u00e8re bien scandaliser les douairi\u00e8res qui lisent <i>Le Correspondant<\/i>.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les corrections de Tourgu\u00e9niev et de M\u00e9rim\u00e9e ne furent int\u00e9gr\u00e9es au texte qu\u2019en mars 1868, lors de la publication en volume de <i>Fum\u00e9e<\/i> par l\u2019\u00e9diteur Hetzel, sans mention de traducteur. Le prince Golitsyne refusa que son nom soit associ\u00e9 \u00e0 la publication d\u2019une version non tronqu\u00e9e. C\u2019est la traduction Hetzel, l\u00e9g\u00e8rement remani\u00e9e, que nous reproduisons ici.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Dimitri Roudine<\/strong><\/em><\/p>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p><i>Roudine<\/i> parut dans les num\u00e9ros de janvier et f\u00e9vrier 1856 du <i>Contemporain<\/i> et fut repris en 1860 dans l\u2019\u00e9dition de ses <i>\u0152uvres compl\u00e8tes<\/i>, chez N. A. Osnovski \u2013 Tourgu\u00e9niev ajouta \u00e0 cette occasion un second \u00e9pilogue.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p>Traductions de <i>Dimitri Roudine<\/i><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<p><i>Dimitri Roudine<\/i>, suivi du <i>Journal d\u2019un homme de trop<\/i> et de <i>Trois rencontres<\/i>, trad. par Louis Viardot en collaboration avec l\u2019auteur, Paris, Hetzel, 1862.<br \/>\n <i>Roudine<\/i>, suivi d\u2019<i>Hymne au triomphe de l\u2019amour<\/i>, trad. par Marc Semenoff, Paris, Plon, 1924.<br \/>\n <i>Roudine<\/i>, suivi de <i>Assia<\/i> et de <i>Pounine et Babourine<\/i>, trad. par Michel-Rostislav Hofmann, Paris, Bordas, 1949.<br \/>\n <i>Roudine<\/i>, trad. par \u00c9dith Scherrer, dans <i>Romans et nouvelles complets<\/i> (voir <i>infra<\/i>).<\/p>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Bibliographie<\/em><\/strong><\/p>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p>\u0152uvres en russe<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\" style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p><i>Polnoe sobranie socinenij i pisem<\/i>, 30 vol., <i>Socinenija<\/i>, 12 vol., <i>Pis\u2019ma<\/i>, 18 vol., Moscou, Acad\u00e9mie des Sciences de Russie, 1978-2000.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p>\u0152uvres en fran\u00e7ais<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<i>Nouveaux po\u00e8mes en prose<\/i>, trad. Charles Salomon, Paris, Schiffrin, 1930.<br \/>\n \u00ab\u00a0Po\u00e8mes en prose\u00a0\u00bb, trad. Charles Salomon, in <i>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9tudes des Hautes-Alpes<\/i>, Gap, 1931\u00a0; r\u00e9\u00e9d. Paris, Didier, 1946.<br \/>\n <i>Th\u00e9\u00e2tre complet<\/i>, trad. Georges Daniel, Paris, L\u2019Arche, 2 vol., 1964.<br \/>\n <i>Romans et nouvelles complets<\/i>, trad. Fran\u00e7oise Flamant, Henri Mongault et \u00c9dith Scherrer, Paris, Gallimard, Biblioth\u00e8que de la Pl\u00e9iade, 3 vol., 1981-1986.<\/p>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p>Correspondance<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Lettres \u00e0 Madame Viardot<\/i>, trad. par Ely Halp\u00e9rine-Kaminsky, Paris, Fasquelle, 1907.<br \/>\n <i>Lettres in\u00e9dites \u00e0 Pauline Viardot et \u00e0 sa famille<\/i>, Henri Granjard et Alexandre Zviguilsky (\u00e9d.), Lausanne, L\u2019\u00c2ge d\u2019homme, 1972.<br \/>\n <i>Nouvelle Correspondance in\u00e9dite<\/i>, A. Zviguilsky (\u00e9d.), 2 vol., Paris, Librairie des cinq continents, 1971-1972.<br \/>\n Gustave Flaubert, Ivan Tourgu\u00e9niev, <i>Correspondance<\/i>, Paris, Flammarion, 1989.<\/p>\n<div class=\"auteurtitre\" style=\"text-align: justify;\">\n<p>Ouvrages critiques<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<div class=\"textecourantjustif\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Seeley Frank Friedeberg, <i>Turgenev\u00a0: A Reading of his Fiction<\/i>, Cambridge, Cambridge University Press, 1991.<br \/>\n Costlow Jane Tussey, <i>Worlds within Worlds\u00a0: the Novels of Ivan Turgenev<\/i>, Princeton, Princeton University Press, 1990.<br \/>\n Nabokov Vladimir, \u00ab\u00a0Tourgu\u00e9niev\u00a0\u00bb, in <i>Litt\u00e9ratures II<\/i>, Paris, Fayard, 1985.<br \/>\n Schapiro Leonard, <i>Turgenev, His Life and Times<\/i>, Oxford, Oxford University Press, 1978.<br \/>\n Granjard Henri, <i>Ivan Tourgu\u00e9niev et les courants politiques et sociaux de son temps<\/i>, Paris, Institut d\u2019\u00e9tudes slaves de l\u2019Universit\u00e9 de Paris, 1954.<br \/>\n Parturier Maurice, <i>Une amiti\u00e9 litt\u00e9raire, Prosper M\u00e9rim\u00e9e et Tourgu\u00e9niev<\/i>, Paris, Hachette, 1952.<br \/>\n Bourget Paul, \u00ab\u00a0Tourgu\u00e9niev\u00a0\u00bb, in <i>Nouveaux Essais de psychologie contemporaine<\/i>, Paris, Lemerre, 1886\u00a0; r\u00e9\u00e9d. in <i>Essais de psychologie contemporaine<\/i>, Paris, Gallimard, 1993.<br \/>\n De Vog\u00fc\u00e9 Eug\u00e8ne-Melchior, <i>Le Roman russe<\/i>, Paris, Plon, Nourrit et Cie, 1886\u00a0; r\u00e9\u00e9d. Lausanne, L\u2019\u00c2ge d\u2019homme, 1971.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 signaler \u00e9galement, les <i>Cahiers Ivan Tourgu\u00e9niev, Pauline Viardot et Maria Malibran<\/i>, Paris, Association des amis d\u2019Ivan Tourgu\u00e9niev, Pauline Viardot et Maria Malibran, premier volume publi\u00e9 en 1977.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ivan Tourgu\u00e9niev aux \u00e9ditions Sillage : Dimitri Roudine L&rsquo;Ex\u00e9cution de Troppmann Fum\u00e9e Un Roi Lear des steppes 1818\u00a0: Le 19 novembre, naissance \u00e0 Orel d\u2019Ivan Tourgu\u00e9niev, deuxi\u00e8me fils d\u2019un aristocrate peu fortun\u00e9, Serge Nikola\u00efevitch, et de Barbe P\u00e9trovna, propri\u00e9taire d\u2019un tr\u00e8s vaste domaine, sensiblement plus \u00e2g\u00e9e que son mari. 1821\u00a0: La famille s\u2019installe au village [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-698","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/698","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=698"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/698\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2022,"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/698\/revisions\/2022"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=698"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}