{"id":683,"date":"2016-08-17T17:18:38","date_gmt":"2016-08-17T15:18:38","guid":{"rendered":"http:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=683"},"modified":"2017-07-20T18:53:51","modified_gmt":"2017-07-20T16:53:51","slug":"ambrose-bierce","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=683","title":{"rendered":"Ambrose Bierce"},"content":{"rendered":"<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ambrose Bierce aux \u00e9ditions Sillage :<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/?p=494\"><em>Le Club des parenticides<\/em><\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">A<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-684\" src=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/bierce-1.jpg\" alt=\"bierce\" width=\"150\" height=\"194\" srcset=\"https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/bierce-1.jpg 150w, https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/bierce-1-116x150.jpg 116w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/>mbrose Gwinett Bierce na\u00eet le 24 juin 1842 \u00e0 Horse Cave Creek dans le comt\u00e9 de Meigs (Ohio). Il est le dernier d\u2019une fratrie de dix enfants. Son p\u00e8re, Marcus Aurelius Bierce, est un calviniste intransigeant et un amateur de Byron.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lorsque la guerre de S\u00e9cession \u00e9clate, Bierce, \u00e2g\u00e9 de dix-neuf ans, s\u2019engage dans le neuvi\u00e8me r\u00e9giment de volontaires de l\u2019Indiana. Il y gagne la r\u00e9putation d\u2019un excellent soldat et est promu officier dans l\u2019\u00e9tat-major du g\u00e9n\u00e9ral Hazen. Sa carri\u00e8re militaire s\u2019interrompt le 23 juin 1864, lors de la bataille de Kenesaw Mountain, au cours de laquelle il est bless\u00e9 \u00e0 la t\u00eate. Bierce est d\u00e9mobilis\u00e9 quelques mois plus tard.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 douanier dans l\u2019Alabama, il \u00e9migre en Californie en 1866. \u00c0 San Francisco, il devient le prot\u00e9g\u00e9 de James T. Watkins, r\u00e9dacteur en chef du <i>News-Letter &amp; California Advertiser<\/i>. Quand Watkins \u00e9migre \u00e0 New York, Bierce le remplace au poste de r\u00e9dacteur en chef \u2013 il n\u2019a alors que 26 ans. Il s\u2019\u00e9panouit dans ce milieu aux m\u0153urs parfois violentes (\u00e0 telle enseigne qu\u2019il ne tarde pas \u00e0 porter un revolver sur lui) et est bient\u00f4t reconnu comme la plume la plus ac\u00e9r\u00e9e de l\u2019Ouest.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1871, ann\u00e9e de son mariage avec Mary Ellen Day, Bierce publie sa premi\u00e8re nouvelle, <i>La Vall\u00e9e hant\u00e9e<\/i>, dans l\u2019<i>Overland Monthly<\/i> (o\u00f9 para\u00eetront plus tard les premiers r\u00e9cits de Jack London). Il s\u2019installe l\u2019ann\u00e9e suivante en Angleterre o\u00f9 il travaille pour la r\u00e9daction londonienne du <i>Fun<\/i> et fr\u00e9quente les salons litt\u00e9raires, sans y \u00eatre toujours appr\u00e9ci\u00e9. C\u2019est \u00e0 Londres qu\u2019il gagne le sobriquet de Bitter Bierce, \u00ab\u00a0Bierce l\u2019amer\u00a0\u00bb, et que na\u00eet la l\u00e9gende de disciple du diable qui lui restera attach\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De retour en Californie en 1874, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 bri\u00e8vement chercheur d\u2019or dans les \u00ab\u00a0Collines noires\u00a0\u00bb du Dakota, il conna\u00eet une p\u00e9riode sombre, marqu\u00e9e par des difficult\u00e9s financi\u00e8res, la mort d\u2019un de ses fils au cours d\u2019un duel et la rupture avec son \u00e9pouse qui le quitte en 1891, fatigu\u00e9e de son temp\u00e9rament acrimonieux, de ses infid\u00e9lit\u00e9s et de son penchant pour l\u2019alcool. En 1901, son second fils, alcoolique et phtisique, d\u00e9c\u00e8de \u00e0 son tour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1887, alors qu\u2019il est r\u00e9dacteur au journal <i>Wasp<\/i> qui publie les premi\u00e8res d\u00e9finitions de son futur <i>Dictionnaire du diable<\/i>, publi\u00e9 en 1906, il fait la rencontre de William Randolph Hearst, propri\u00e9taire du <i>San Francisco Examiner<\/i>. C\u2019est le d\u00e9but d\u2019une collaboration de vingt ans, \u00e9maill\u00e9e de disputes et de d\u00e9missions. Dans ses articles, Bierce s\u2019en prend avec virulence aux eccl\u00e9siastiques hypocrites, aux politiciens corrompus, aux mauvais po\u00e8tes et aux actrices aux m\u0153urs l\u00e9g\u00e8res. Ses diatribes, habilement aiguill\u00e9es par Hearst, s\u2019\u00e9tendent aux f\u00e9ministes, aux socialistes, aux syndicalistes, aux ath\u00e9es, mais aussi aux \u00e9crivains r\u00e9gionalistes, aux ministres de tous les cultes\u00a0; immanquablement il finit par s\u2019attirer de nombreuses inimiti\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il consacre \u00e9galement beaucoup de son temps \u00e0 son activit\u00e9 de nouvelliste. Il collige ses \u00e9crits dans diff\u00e9rents recueils\u00a0: <i>Au c\u0153ur de la vie. Histoires de soldats et de civils<\/i> en 1891, suivi par <i>De telles choses sont-elles possibles\u00a0?<\/i> et <i>Histoires n\u00e9gligeables<\/i> en 1893.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1896, devenu <i>persona non grata<\/i> \u00e0 l\u2019Ouest, Bierce part pour la c\u00f4te Est. Il entre au service de Hearst \u00e0 Washington et devient le correspondant de l\u2019<i>American<\/i> de New York. Apr\u00e8s ses <i>Contes fantastiques<\/i> (1899), il fait publier ses \u0153uvres compl\u00e8tes entre 1909 et 1912 par un ami \u00e9diteur, l\u2019excentrique Walter Neale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1913, Bierce rompt avec Hearst et avec son fr\u00e8re Albert, son dernier soutien. \u00c2g\u00e9 de 71 ans, alcoolique, asthmatique, il se rend au Mexique, alors plong\u00e9 dans la guerre civile, avec l\u2019intention de se joindre \u00e0 l\u2019arm\u00e9e de Pancho Villa. Il dispara\u00eet apr\u00e8s avoir \u00e9crit une derni\u00e8re lettre dans laquelle il affirme son d\u00e9sir de trouver la mort sur le front. La fin de sa vie reste \u00e9nigmatique.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ambrose Bierce aux \u00e9ditions Sillage : Le Club des parenticides Ambrose Gwinett Bierce na\u00eet le 24 juin 1842 \u00e0 Horse Cave Creek dans le comt\u00e9 de Meigs (Ohio). Il est le dernier d\u2019une fratrie de dix enfants. 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