{"id":653,"date":"2016-08-12T13:56:22","date_gmt":"2016-08-12T11:56:22","guid":{"rendered":"http:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=653"},"modified":"2016-10-14T18:37:44","modified_gmt":"2016-10-14T16:37:44","slug":"henrich-von-kleist","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=653","title":{"rendered":"Henrich von Kleist"},"content":{"rendered":"<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Henrich von Kleist aux \u00e9ditions Sillage :<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/?p=471\">Sur le th\u00e9\u00e2tre de marionnettes<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-655\" src=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/kleist-1.jpg\" alt=\"kleist\" width=\"150\" height=\"186\" srcset=\"https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/kleist-1.jpg 150w, https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/kleist-1-121x150.jpg 121w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/>Le 18 octobre 1777, naissance d\u2019Heinrich von Kleist \u00e0 Francfort, dans une famille noble de militaires. Apr\u00e8s la mort de son p\u00e8re en 1788, il fait son entr\u00e9e au coll\u00e8ge fran\u00e7ais de Berlin. Quatre ans plus tard, il est nomm\u00e9 caporal dans la garde prussienne \u00e0 Potsdam. Il d\u00e9cidera de quitter l\u2019arm\u00e9e au bout de sept ans, en 1799, avec le grade de lieutenant, pour suivre des cours \u00e0 l\u2019universit\u00e9. La philosophie et les math\u00e9matiques le passionnent, peut-\u00eatre parce que ces disciplines le guident dans son \u00ab plan de vie \u00bb, \u00e0 la recherche d\u2019un certain absolu. Kleist se fiance en 1800 avec Wilhelmine von Zenge et travaille comme subalterne \u00e0 l\u2019ambassade de France \u00e0 Berlin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il abandonne ses \u00e9tudes un an plus tard, au moment o\u00f9 il d\u00e9couvre les \u00e9crits de Kant. Il rompt avec sa fianc\u00e9e en 1802 et se rend \u00e0 Weimar, o\u00f9 il rend visite \u00e0 Goethe, Schiller et \u00e0 son ami Ludwig Wieland, fils de l\u2019auteur, traducteur et \u00e9diteur Christoph Martin Wieland, qui le soutient. Mais il faut encore attendre un an pour que Kleist donne les premi\u00e8res sc\u00e8nes de\u00a0<i>Robert Guiscard, duc des Normands\u00a0<\/i>et sa premi\u00e8re trag\u00e9die : <i>La Famille Schroffenstein<\/i>. Durant l\u2019ann\u00e9e 1803 il voyage \u00e0 travers l\u2019Europe ; au mois d\u2019octobre, pris de d\u00e9couragement, il br\u00fble les manuscrits de\u00a0<i>Robert Guiscard\u00a0<\/i>et se rend \u00e0 Paris afin de s\u2019engager dans l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise, pensant trouver la mort au combat. On sait peu de choses de ses activit\u00e9s durant l\u2019ann\u00e9e qui suit ; il passe en tout cas l\u2019hiver 1803-1804 \u00e0 Mayence, malade, d\u00e9pressif, chez un m\u00e9decin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fin 1804 il reprend un poste de fonctionnaire au d\u00e9partement d\u2019administration des territoires de la couronne. Les ann\u00e9es 1805 et 1806 sont marqu\u00e9es par la solitude mais aussi par un important travail litt\u00e9raire : il r\u00e9dige la version d\u00e9finitive de sa com\u00e9die\u00a0<i>La Cruche cass\u00e9e<\/i>, commence la nouvelle\u00a0<i>Michel Kohlhaas\u00a0<\/i>et compose l\u2019essai sur\u00a0<i>Sur l\u2019\u00e9laboration progressive des id\u00e9es par la parole<\/i>. D\u00e9but 1807, Kleist est arr\u00eat\u00e9 \u00e0 Berlin pour espionnage par les troupes napol\u00e9oniennes et conduit en captivit\u00e9 en France. Lib\u00e9r\u00e9 en juillet, il s\u2019installe \u00e0 Dresde o\u00f9 il \u00e9crit deux de ses chefs-d\u2019oeuvre,\u00a0<i>La Marquise d\u2019O\u2026\u00a0<\/i>et la trag\u00e9die\u00a0<i>Penth\u00e9sil\u00e9e<\/i>. Il fonde avec Adam Heinrich M\u00fcller, critique litt\u00e9raire et th\u00e9oricien politique, le journal\u00a0<i>Ph\u00f6bus<\/i>, dont le premier num\u00e9ro para\u00eet en \u00a0janvier 1808. Goethe refuse l\u2019invitation \u00e0 collaborer au journal, dans les pages duquel paraissent les \u00e9pisodes de\u00a0<i>La Marquise d\u2019O\u2026\u00a0<\/i>ainsi que des fragments de\u00a0<i>Robert Guiscard<\/i>.\u00a0<i>Ph\u00f6bus\u00a0<\/i>ne conna\u00eetra que douze num\u00e9ros, et cesse de para\u00eetre en f\u00e9vrier 1809.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Kleist se rend ensuite \u00e0 Prague alors que la France et l\u2019Autriche sont en guerre. Il y r\u00e9dige\u00a0<i>La Bataille d\u2019Arminius<\/i>, oeuvre de propagande antinapol\u00e9onienne. Entre 1810 et 1811 il publie\u00a0<i>Sur le th\u00e9\u00e2tre de marionnettes<\/i>,\u00a0<i>La Petite Catherine von Heilbronn\u00a0<\/i>et\u00a0<i>Le Prince de Hombourg<\/i>, drame patriotique compos\u00e9 en l\u2019honneur des Hohenzollern. Il fait la rencontre de la musicienne Henriette Vogel, atteinte d\u2019un cancer \u00e0 un stade avanc\u00e9, avec qui il \u00e9change une correspondance enflamm\u00e9e. Les deux amants se suicident le 21 novembre 1811 au bord du lac Wannsee.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Henrich von Kleist aux \u00e9ditions Sillage : Sur le th\u00e9\u00e2tre de marionnettes Le 18 octobre 1777, naissance d\u2019Heinrich von Kleist \u00e0 Francfort, dans une famille noble de militaires. Apr\u00e8s la mort de son p\u00e8re en 1788, il fait son entr\u00e9e au coll\u00e8ge fran\u00e7ais de Berlin. 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