{"id":553,"date":"2016-08-10T19:00:39","date_gmt":"2016-08-10T17:00:39","guid":{"rendered":"http:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=553"},"modified":"2016-08-10T19:01:09","modified_gmt":"2016-08-10T17:01:09","slug":"egerton-castle-preface-au-roman-du-prince-othon","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=553","title":{"rendered":"Egerton Castle &#8211; Pr\u00e9face au Roman du prince Othon (de Stevenson)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 Sir Frederick Pollock, Baronnet, Ma\u00eetre \u00e8s Arts, Docteur en Droit, Membre correspondant de l\u2019Institut de France, Professeur de jurisprudence \u00e0 l\u2019universit\u00e9 d\u2019Oxford, etc., etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est \u00e0 vous, mon cher Sir Frederick, \u00e0 l\u2019ami et \u00e0 l\u2019homme de lettres, que je d\u00e9die ce volume. Quelle que soit votre opinion comme critique sur le r\u00e9sultat de ce travail, je sais qu\u2019il aura au moins un m\u00e9rite \u00e0 vos yeux, celui d\u2019\u00eatre un tribut d\u2019admiration pour un \u00e9crivain dont vous appr\u00e9ciez si hautement le g\u00e9nie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je prends donc plaisir \u00e0 inscrire votre nom en t\u00eate d\u2019un ouvrage qui, malgr\u00e9 ses difficult\u00e9s sans cesse renouvel\u00e9es, a \u00e9t\u00e9 plein de charme pour moi, et dont vous, linguiste savant, m\u2019avez fait voir tous les \u00e9cueils, sans toutefois chercher s\u00e9rieusement \u00e0 me dissuader de l\u2019entreprise. Ne serait-ce que pour cela, je vous devrais une dette de reconnaissance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vous vous souvenez, sans doute, de l\u2019id\u00e9e premi\u00e8re dont je vous fis part, touchant ce travail. J\u2019avais d\u00e9j\u00e0 essay\u00e9 ma plume \u00e0 la traduction d\u2019un chapitre pris au hasard dans ce livre si original, si d\u00e9licat, et si parfaitement inconnu en France, petit essai que M. Charles Baxter, \u00e0 l\u2019occasion de son dernier voyage \u00e0 Samoa, devait soumettre \u00e0 l\u2019auteur lui-m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De tous ses premiers ouvrages, <i>Prince Otto<\/i> \u00e9tait peut-\u00eatre celui pour lequel Stevenson conservait le plus d\u2019affection, celui qu\u2019il consid\u00e9rait comme le plus parfait au point de vue purement litt\u00e9raire. La d\u00e9dicace du roman m\u00eame, les lettres de l\u2019auteur, et plus d\u2019un passage de ses <i>Souvenirs<\/i> en font foi. D\u2019autre part, c\u2019est peut-\u00eatre celui de ses livres qui a eu le moins de succ\u00e8s populaire. Nous n\u2019avons pas \u00e0 nous en \u00e9tonner. Il faut un lecteur au palais raffin\u00e9 pour appr\u00e9cier la saveur d\u00e9licate, un esprit orn\u00e9 pour jouir du style si \u00e9pur\u00e9 et des motifs si subtilement encha\u00een\u00e9s, de cette gracieuse histoire. Cette classe de lecteurs est n\u00e9cessairement peu nombreuse. C\u2019est ainsi que nous voyons les r\u00e9cits d\u2019aventure de Stevenson, tels <i>que L\u2019\u00cele au Tr\u00e9sor<\/i>\u00a0; ses histoires fantaisistes\u00a0: <i>Le Club du suicide<\/i>, <i>Le Dynamiteur<\/i>, et autres <i>Nouvelles Mille et Une Nuits<\/i>, ou bien encore <i>Le Cas \u00e9trange du Dr. Jekyll<\/i>, traduits d\u00e9j\u00e0 dans plusieurs langues, tandis que c\u2019est \u00e0 peine si nous entendons jamais citer <i>Le Prince Othon<\/i> \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai sous les yeux un essai fort int\u00e9ressant sur <i>Le Roman \u00e9trange en Angleterre<\/i>, de Th.\u00a0Bentzon. Apr\u00e8s avoir pass\u00e9 en revue plusieurs autres ouvrages de Robert Louis Stevenson\u00a0: \u00ab\u00a0On voit \u2013 fait remarquer cet \u00e9crivain, fort savant en tout ce qui concerne notre litt\u00e9rature moderne \u2013 que pour un romancier dans le mouvement, M. Stevenson a des principes vieux style.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00bb\u00a0Dans <i>Prince Otto<\/i>, o\u00f9 les questions philosophiques et politiques s\u2019entrem\u00ealent \u00e0 beaucoup de paradoxes, l\u2019auteur de <i>New Arabian Nights<\/i> nous prouve qu\u2019il a lu <i>Candide<\/i>, et qu\u2019il se souvient aussi d\u2019Offenbach. Vous chercheriez en vain sur une carte la principaut\u00e9 de Gr\u00fcnewald, bien que sa situation soit indiqu\u00e9e entre le grand-duch\u00e9 aujourd\u2019hui \u00e9teint de G\u00e9rolstein et la Boh\u00eame maritime. En revanche, le nom du premier ministre Gondremark vous rappelle un acteur de <i>La Vie Parisienne<\/i>. Dans ce badinage s\u00e9rieux, un peu trop d\u00e9lay\u00e9, on voit le <i>Prince Othon<\/i>, un gentil prince en porcelaine de Saxe, m\u00e9riter le m\u00e9pris de son peuple par sa conduite indigne d\u2019un souverain, conduite pourtant d\u2019un galant homme tr\u00e8s chevaleresque, mais trop \u00e9pris de la chasse, des petits vers fran\u00e7ais et d\u2019une jeune \u00e9pouse qui, finalement, pr\u00eate les mains \u00e0 son incarc\u00e9ration dans une forteresse, pour \u00eatre plus libre de jouer le r\u00f4le de Catherine II, ou de S\u00e9miramis. Vous y verrez aussi comment les t\u00e9moignages d\u2019h\u00e9ro\u00efsme de la jolie S\u00e9raphine se bornent \u00e0 un coup de couteau donn\u00e9 au premier ministre qui, jaloux de gouverner en son nom, voudrait \u00eatre un favori dans toute la force du terme, et comment la proclamation de la R\u00e9publique met fin, soudain, \u00e0 ces complots de cour, \u00e0 ces intrigues, \u00e0 ces drames secrets\u00a0; comment le Prince et la Princesse, fugitifs et d\u00e9poss\u00e9d\u00e9s, \u00e0 pied, sans le sou, se rencontrent dans la campagne, oublient leurs d\u00e9sastres, leurs grandeurs, et se mettent tout simplement \u00e0 s\u2019aimer, ravis, en somme, de cette chute qui les a jet\u00e9s aux bras l\u2019un de l\u2019autre pour jamais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00bb\u00a0La r\u00e9conciliation de Leurs Altesses sur le grand chemin est un des rares duos d\u2019amour que nous ayons rencontr\u00e9s au cours des romans qui nous occupent. Il est charmant, ce duo, car l\u2019esprit enfin y fait tr\u00eave, l\u2019esprit moqueur, l\u00e9ger, glacial et trop tendu, dont M. Stevenson abuse.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je vous cite ce passage en entier, car c\u2019est la seule allusion, courte ou longue, que j\u2019aie pu trouver en France, \u00e0 un livre qui certes m\u00e9rite d\u2019y \u00eatre mieux connu. De plus, cette notice isol\u00e9e qui, en somme, n\u2019est qu\u2019\u00e0 demi favorable, indique que m\u00eame \u00ab\u00a0Th. Benzon\u00a0\u00bb, critique comp\u00e9tent comme vous le savez, a gliss\u00e9 trop rapidement sur un ouvrage dont l\u2019allure un peu fran\u00e7aise e\u00fbt d\u00fb exciter plus fortement son int\u00e9r\u00eat. Elle y voit surtout des reflets de <i>Candide<\/i>. J\u2019y verrais, moi, plus volontiers l\u2019influence du genre introspectif, de la \u00ab\u00a0sensibilit\u00e9\u00a0\u00bb un peu alambiqu\u00e9e, mais si finement nuanc\u00e9e de Sterne. Or, <i>Le Voyage sentimental<\/i> e\u00fbt pu tout aussi bien appartenir \u00e0 la litt\u00e9rature fran\u00e7aise, que <i>Le Voyage autour de ma chambre<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Les admirateurs du <i>Prince Othon<\/i>, m\u2019\u00e9crivait un jour M. Sydney Colvin, sont peut-\u00eatre un groupe moins nombreux, mais ceux-l\u00e0 sont les vrais Stevensoniens.\u00a0\u00bb Nous avons l\u00e0 l\u2019opinion d\u2019un critique distingu\u00e9. Stevenson lui-m\u00eame avait pressenti qu\u2019en \u00e9crivant ce livre il s\u2019adressait \u00e0 un cercle restreint. Qu\u2019en dit-il dans une lettre, dat\u00e9e d\u2019Hy\u00e8res, en 1884, lettre que M. Edmund Gosse a eu l\u2019amabilit\u00e9 de me communiquer\u00a0? \u00ab\u00a0Mon roman d\u2019Othon, qui a \u00e9t\u00e9 si pr\u00e8s de me massacrer, n\u2019est m\u00eame pas encore achev\u00e9, bien que (Dieu soit lou\u00e9\u00a0!) la fin en soit si proche maintenant que, encore quelques jours de sant\u00e9 tol\u00e9rable, et j\u2019esp\u00e8re voir enfin le toit couronner l\u2019\u00e9difice. J\u2019y ai mis bien du travail, et par cons\u00e9quent je ne m\u2019attends pas \u00e0 lui voir trouver grande faveur aupr\u00e8s du public.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il m\u2019avait donc sembl\u00e9 que cette entreprise de rendre un de ses livres favoris dans une langue que lui-m\u00eame il aimait, admirait et connaissait si bien, ne pourrait que plaire \u00e0 Stevenson, et j\u2019attendais, avant de la poursuivre plus loin, d\u2019avoir son opinion sur ma version de ce chapitre bizarre\u00a0: <i>O\u00f9 il est trait\u00e9 d\u2019une vertu chr\u00e9tienne<\/i>, que j\u2019avais choisi comme sp\u00e9cimen.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">H\u00e9las\u00a0! il ne devait pas en \u00eatre ainsi. Au bout de quelques semaines, la nouvelle nous parvint de la mort, au sein de son \u00eele des mers du Sud, de cet artiste admirable. Pendant quelque temps j\u2019abandonnai l\u2019id\u00e9e de publier cette traduction, pensant que, priv\u00e9e du cachet sp\u00e9cial que la sanction de l\u2019auteur aurait pu lui donner, elle ne pourrait plus pr\u00e9senter le m\u00eame int\u00e9r\u00eat pour le lecteur. Plus tard, cependant, dans une lettre qu\u2019il m\u2019envoya des antipodes, M. Charles Baxter, vieil ami de Stevenson, et maintenant l\u2019un de ses ex\u00e9cuteurs testamentaires, m\u2019engagea vivement \u00e0 y songer de nouveau. Je me remis \u00e0 l\u2019\u0153uvre, et si <i>Le Roman du Prince Othon<\/i>, annonc\u00e9 d\u00e9j\u00e0 depuis plus d\u2019une ann\u00e9e, n\u2019a pas paru plus t\u00f4t, la faute ne m\u2019en revient pas\u00a0; il est achev\u00e9 depuis bien des mois.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le hasard voulut que ce f\u00fbt \u00e0 l\u2019ombre d\u2019une de ces anciennes Residenzen d\u2019Allemagne, autrefois palais de petits princes r\u00e9gnants, mais ne conservant plus rien de princier que la physionomie de ses fa\u00e7ades genre rocaille, de ses jardins \u00e0 terrasses, de ses all\u00e9es savamment dispos\u00e9es pour imiter dans un espace restreint les grands parcs \u00e0 la fran\u00e7aise, de ses grilles armori\u00e9es qui s\u00e9parent la ville endormie de la petite cour ennuy\u00e9e, et qui rappellent \u00e0 l\u2019imagination l\u2019\u00e9poque oubli\u00e9e o\u00f9 chaque principicule teuton t\u00e2chait d\u2019avoir son petit Saint-Germain, son Versailles en miniature, ce fut l\u00e0, dis-je, que, pendant quelques semaines de printemps, pass\u00e9es dans ce milieu ancien r\u00e9gime (qui e\u00fbt fort bien pu, au temps de sa prosp\u00e9rit\u00e9, \u00eatre la capitale d\u2019Othon lui-m\u00eame), je m\u2019amusai \u00e0 traduire l\u2019histoire charmante que Stevenson avait plac\u00e9e dans un cadre semblable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi que je l\u2019ai d\u00e9j\u00e0 dit, la t\u00e2che de ma traduction \u00e9tait attrayante d\u00e8s l\u2019abord\u00a0; elle ne le devint que plus pendant l\u2019ex\u00e9cution. La traduction d\u2019un chef-d\u2019\u0153uvre de style peut se comparer \u00e0 la reproduction par la gravure d\u2019un tableau de ma\u00eetre. Dans les deux cas, la transformation est astreinte \u00e0 une multitude de conventions artistiques, et le r\u00e9sultat, en somme, ne peut jamais \u00eatre qu\u2019une esp\u00e8ce de compromis. Mais cette copie est un travail rempli de r\u00e9v\u00e9lations. Tout admirateur passionn\u00e9 de l\u2019art d\u00e9licat de Stevenson que j\u2019\u00e9tais d\u00e9j\u00e0, je n\u2019avais jamais mesur\u00e9 compl\u00e8tement la perfection technique de sa m\u00e9thode, la subtilit\u00e9 de ses nuances, avant d\u2019avoir essay\u00e9 de les reproduire dans une autre langue, quelque famili\u00e8re que p\u00fbt m\u2019\u00eatre cette derni\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De fait, la prose de Stevenson \u2013 travaill\u00e9e, \u00e9tudi\u00e9e, cisel\u00e9e, un peu pr\u00e9cieuse m\u00eame, prose o\u00f9 ainsi que dans un po\u00e8me parachev\u00e9, les mots se parent de couleurs nouvelles et inimitables, et prennent une force inaccoutum\u00e9e, selon la place que leur assigne dans la p\u00e9riode le g\u00e9nie de l\u2019\u00e9crivain \u2013 n\u2019est pas traduisible dans le sens rigoureux du mot. En pareil cas, il y a deux m\u00e9thodes \u00e0 suivre\u00a0: l\u2019une est celle de la traduction tout \u00e0 fait libre, adoptant la paraphrase partout o\u00f9 l\u2019\u00e9quivalent ne se rencontre pas ais\u00e9ment, ne cherchant qu\u2019\u00e0 rendre l\u2019effet g\u00e9n\u00e9ral, qu\u2019\u00e0 r\u00e9p\u00e9ter dans une autre langue l\u2019histoire imagin\u00e9e par l\u2019auteur, sans trop se pr\u00e9occuper de sa mani\u00e8re, de son style enfin. Avec cette m\u00e9thode, le r\u00e9sultat est un livre marqu\u00e9 plus sp\u00e9cialement au coin du talent litt\u00e9raire du traducteur lui-m\u00eame, mais dans lequel l\u2019individualit\u00e9 du mod\u00e8le se trouve singuli\u00e8rement d\u00e9guis\u00e9e. Si jamais vous vous sentez la curiosit\u00e9 de voir jusqu\u2019o\u00f9 peut aller la divergence d\u2019effets de n\u2019importe quel passage d\u2019un seul et m\u00eame ouvrage original traduit par deux \u00e9crivains diff\u00e9rents, comparez les versions fran\u00e7aises du <i>Club du Suicide<\/i>, publi\u00e9es respectivement par Calmann L\u00e9vy et par la maison Hetzel. La premi\u00e8re est celle de M. Louis Despr\u00e9aux, la seconde est d\u2019un \u00e9crivain anonyme. Toutes deux sont excellentes de style et de vigueur\u00a0; mais mettez-les en regard, et c\u2019est \u00e0 peine si vous pourrez croire qu\u2019elles sont vraiment bas\u00e9es sur le m\u00eame texte. Il est vrai, d\u2019autre part, que ceci est une question qui touche fort peu le lecteur ordinaire, lequel g\u00e9n\u00e9ralement s\u2019int\u00e9resse surtout aux sc\u00e8nes qu\u2019on fait d\u00e9rouler sous ses yeux, et se pr\u00e9occupe assez peu du style de l\u2019\u0153uvre premi\u00e8re, tant que celui du traducteur ne le choque pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019autre m\u00e9thode, plus ardue, est de viser au m\u00eame r\u00e9sultat litt\u00e9raire tout en serrant l\u2019original dans son caract\u00e8re national, dans ses excentricit\u00e9s de style m\u00eame, d\u2019aussi pr\u00e8s que le comporte le g\u00e9nie de la langue. Pour les admirateurs de Stevenson (et leur nombre semble augmenter rapidement en France), j\u2019aime \u00e0 croire qu\u2019une traduction serr\u00e9e, m\u00eame au prix d\u2019un effet un peu exotique parfois, doit pr\u00e9senter un int\u00e9r\u00eat tout particulier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne puis pr\u00e9voir quelle faveur pourra trouver aupr\u00e8s du lecteur cette curiosit\u00e9 litt\u00e9raire\u00a0: une traduction fran\u00e7aise par un auteur anglais, mais je ne crois pas avoir perdu mon temps en essayant de rendre dans une langue qui s\u2019y pr\u00eate si bien un des ouvrages les plus caract\u00e9ristiques de Robert Louis Stevenson et, \u00e0 mon avis, le chef-d\u2019\u0153uvre de ce g\u00e9nie, maintenant, h\u00e9las\u00a0! et si pr\u00e9matur\u00e9ment \u00e9teint.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Egerton Castle, 1897.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 Sir Frederick Pollock, Baronnet, Ma\u00eetre \u00e8s Arts, Docteur en Droit, Membre correspondant de l\u2019Institut de France, Professeur de jurisprudence \u00e0 l\u2019universit\u00e9 d\u2019Oxford, etc., etc. C\u2019est \u00e0 vous, mon cher Sir Frederick, \u00e0 l\u2019ami et \u00e0 l\u2019homme de lettres, que je d\u00e9die ce volume. 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