{"id":1695,"date":"2017-07-20T15:25:00","date_gmt":"2017-07-20T13:25:00","guid":{"rendered":"http:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=1695"},"modified":"2017-07-20T18:34:37","modified_gmt":"2017-07-20T16:34:37","slug":"stefan-zweig","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=1695","title":{"rendered":"Stefan Zweig"},"content":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Stefan Zweig aux \u00e9ditions Sillage :\u00a0<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/?p=363\"><em>Le Bouquiniste Mendel<\/em><\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1853 alignright\" src=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/zweig2.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"214\" srcset=\"https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/zweig2.jpg 200w, https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/zweig2-140x150.jpg 140w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/>1881 : Fils de Moritz Zweig, industriel juif ayant fait fortune dans le textile, et d\u2019Ida Brettauer, fille d\u2019un banquier, Stefan Zweig na\u00eet le 28 novembre \u00e0 Vienne, en Autriche.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1891 : Il entre au Maximilian Gymnasium, lyc\u00e9e r\u00e9put\u00e9 qu\u2019il d\u00e9crit comme un bagne. \u00c9lev\u00e9 dans l\u2019atmosph\u00e8re cosmopolite et bourgeoise de la Vienne imp\u00e9riale, Zweig se passionne tr\u00e8s jeune pour la litt\u00e9rature, la philosophie et les beaux-arts. Il d\u00e9couvre Hugo von Hofmannsthal et Rainer Maria Rilke, influences constantes dans ses po\u00e8mes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1898 : Il fait para\u00eetre son premier texte, un po\u00e8me, <em>Rosenknospen <\/em>(<em>Bouton de rose<\/em>), dans la revue de Karl Emil Franzos, <em>Die Zukunft<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1900 : En d\u00e9pit de r\u00e9sultats passables, Zweig obtient son baccalaur\u00e9at avec une distinction en allemand et en histoire. Il s\u2019engage ensuite dans des \u00e9tudes universitaires\u00a0de philosophie et d\u2019histoire de la litt\u00e9rature. Il est associ\u00e9 au mouvement avant-gardiste Jeune Vienne, cercle litt\u00e9raire fr\u00e9quent\u00e9 par Arthur Schnitzler, Felix Salten, Peter Altenberg et Hugo von Hofmannsthal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1901 : Parution du recueil <em>Silberne Saiten <\/em>(<em>Cordes d\u2019argent<\/em>) dans lequel Zweig regroupe une cinquantaine de ses meilleurs po\u00e8mes. Il n\u2019en permettra jamais la r\u00e9impression. Sa premi\u00e8re nouvelle, <em>Im Schnee <\/em>(<em>Dans la neige<\/em>), est publi\u00e9e dans le journal viennois <em>Die Welt<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1902 : Rencontre \u00e0 Bruxelles le po\u00e8te alors m\u00e9connu \u00c9mile Verhaeren. Il deviendra son traducteur et biographe mais aussi son ami et inspirateur. Grand admirateur de l\u2019oeuvre de Verlaine, il traduit et pr\u00e9face une \u00e9dition de ses po\u00e8mes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1903 : Zweig s\u00e9journe \u00e0 Berlin o\u00f9 il s\u2019initie \u00e0 la vie de boh\u00e8me et d\u00e9couvre les romans de Dosto\u00efevski et la peinture d\u2019Edvard Munch.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1904 : De retour \u00e0 Vienne, il soutient sa th\u00e8se sur Hippolyte Taine. Il est re\u00e7u docteur en philosophie. En voyage \u00e0 Paris, Zweig se lie d\u2019amiti\u00e9 avec Jules Romains ; par la suite ils \u00e9criront ensemble une adaptation de <em>Volpone<\/em>, pi\u00e8ce de Ben Jonson. Parution du recueil de nouvelles <em>Die Liebe der Erika Ewald <\/em>(<em>L\u2019Amour d\u2019Erika Ewald<\/em>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1907 : Publication des po\u00e8mes <em>Die fru\u0308hen Kr\u00e4nze <\/em>(<em>Les Guirlandes pr\u00e9coces<\/em>) et de la pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre <em>Tersites <\/em>(<em>Thersite<\/em>). Zweig voyage dans toute l\u2019Europe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1910 : Se rend en Inde. Parution d\u2019<em>Emile Verhaeren<\/em>, qui contribuera \u00e0 faire conna\u00eetre le po\u00e8te.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1911 : Rencontre Romain Rolland. D\u00e9but d\u2019une profonde amiti\u00e9, d\u2019une admiration r\u00e9ciproque et d\u2019une longue correspondance. S\u00e9jours aux \u00c9tats-Unis, \u00e0 Cuba, au Mexique. Publication de la pi\u00e8ce <em>Das Haus am Meer <\/em>(<em>La Maison au bord de la mer<\/em>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1914 : La Premi\u00e8re Guerre mondiale \u00e9clate. Jug\u00e9 inapte au combat, Zweig est enr\u00f4l\u00e9 dans les services de propagande. Fervent pacifiste, il voit dans le conflit l\u2019\u00e9croulement d\u2019un monde ; ses \u00e9crits en resteront profond\u00e9ment marqu\u00e9s. D\u00e9but d\u2019une idylle avec Friderike von Winternitz, \u00e9crivaine, journaliste et traductrice rencontr\u00e9e en 1912. M\u00e8re de deux filles, elle se s\u00e9pare de son mari. Zweig l\u2019\u00e9pousera en 1920.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1916 : Publication de la pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre <em>Jeremias <\/em>(<em>J\u00e9r\u00e9mie<\/em>), violente protestation antimilitariste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1919 : Zweig quitte Vienne pour Salzbourg en compagnie de Friderike. Il y restera quinze ans et y \u00e9crira ses plus c\u00e9l\u00e8bres nouvelles parmi lesquelles <em>Verwirrung der Gefu\u0308hle <\/em>(<em>La Confusion des sentiments<\/em>, 1926) et <em>Vierundzwanzig Stunden aus dem Leben einer Frau <\/em>(<em>Vingt-quatre heures de la vie d\u2019une femme<\/em>, 1927). Apr\u00e8s la guerre sa villa deviendra un havre de paix o\u00f9 se succ\u00e8dent amis, \u00e9crivains et penseurs du monde entier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1920 : <em>Drei Meister <\/em>(<em>Trois Ma\u00eetres<\/em>), essai sur Balzac, Dickens et Dosto\u00efevski.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1922 : Le recueil de nouvelles <em>Amok <\/em>assied sa notori\u00e9t\u00e9, lui \u00e9pargnant ainsi les difficult\u00e9s financi\u00e8res de l\u2019apr\u00e8s-guerre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1925 : Publication de <em>Der Kampf mit dem D\u00e4mon <\/em>(<em>Le Combat avec le d\u00e9mon<\/em>), essai sur Kleist, H\u00f6lderlin et Nietzsche, et du recueil de nouvelles <em>Angst <\/em>(<em>La Peur<\/em>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1927 : Consid\u00e9r\u00e9 comme son chef d\u2019oeuvre sc\u00e9nique, <em>Volpone<\/em>, adaptation du dramaturge anglais Ben Jonson co\u00e9crite avec Jules Romains, re\u00e7oit un accueil international\u00a0chaleureux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1928 : Parution de <em>Drei Dichter ihres Lebens <\/em>(<em>Trois po\u00e8tes de leur vie<\/em>), essai sur Stendhal, Casanova et Tolsto\u00ef, et d\u2019une biographie de Joseph Fouch\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1931 : <em>Die Heilung durch den Geist <\/em>(<em>La Gu\u00e9rison par l\u2019esprit<\/em>), essai sur Freud, Mesmer et Mary Bake-Eddy. La d\u00e9marche romanesque de Zweig, ses intuitions psychologiques surprenantes, sont marqu\u00e9es par les th\u00e9ories de Freud avec qui il correspondra longuement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1932 : Succ\u00e8s de la publication de <em>Marie-Antoinette<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1933 : Les nazis prennent le pouvoir en Allemagne ; les ouvrages du \u00ab juif \u00bb Zweig sont br\u00fbl\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1934 : Publication de <em>Triumph und Tragik des Erasmus von Rotterdam<\/em>, (<em>\u00c9rasme, Grandeur et d\u00e9cadence d\u2019une id\u00e9e<\/em>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1935 : Face \u00e0 la mont\u00e9e du p\u00e9ril nazi, et contre l\u2019avis de ses proches, il s\u2019exile \u00e0 Londres, o\u00f9 il travaille \u00e0 une biographie de Marie Stuart qui para\u00eet la m\u00eame ann\u00e9e. Il ne fera plus que de brefs passages \u00e0 Vienne. Zweig s\u2019\u00e9loigne de Friderike, qui refuse de le rejoindre en Angleterre, jugeant ses craintes infond\u00e9es, et entame une liaison avec sa secr\u00e9taire, de pr\u00e8s de trente ans sa cadette, Charlotte Elisabeth Altmann.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1937 : <em>Der begrabene Leuchter <\/em>(<em>Le Chandelier enterr\u00e9<\/em>), recueil de nouvelles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1938 : Il termine la r\u00e9daction d\u2019une biographie de Magellan, assailli de tourments qui pr\u00e9figurent une grave d\u00e9pression. D\u00e9chu de sa nationalit\u00e9 autrichienne suite \u00e0 l\u2019Anschluss, il est devenu un r\u00e9fugi\u00e9 politique apatride ; il sera finalement naturalis\u00e9 anglais deux ans plus tard. Divorce de Friderike pour \u00e9pouser Charlotte Altmann, qui tombe peu apr\u00e8s gravement malade. Elle sera affect\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 sa mort par de graves crises d\u2019asthme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1939 : Parution de <em>Ungeduld des Herzens <\/em>(<em>La Piti\u00e9 dangereuse<\/em>), consid\u00e9r\u00e9 comme son seul roman achev\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1940 : Accompagn\u00e9 de sa femme, il quitte d\u00e9finitivement l\u2019Angleterre et rejoint les \u00c9tats-Unis, abandonnant notes et manuscrits inachev\u00e9s. Il finit par s\u2019installer \u00e0 Rio de Janeiro, ville qu\u2019il connaissait pour s\u2019y \u00eatre rendu en 1936. Sa condition d\u2019expatri\u00e9 lui p\u00e8se lourdement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1941 : Zweig donne une s\u00e9rie de conf\u00e9rences \u00e0 travers l\u2019Am\u00e9rique du Sud, revient bri\u00e8vement \u00e0 New York puis s\u2019\u00e9tablit \u00e0 Petropolis, au Br\u00e9sil, en qu\u00eate de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9. Il \u00e9crit <em>Brasilien, Ein Land der Zukunft <\/em>(<em>Le Br\u00e9sil, Terre d\u2019avenir<\/em>), hommage enthousiaste au pays et \u00e0 ses habitants. Parall\u00e8lement, il ach\u00e8ve la r\u00e9daction de son autobiographie, <em>Die Welt von Gestern <\/em>(<em>Le Monde d\u2019hier<\/em>), o\u00f9 en analyste de l\u2019\u00e9chec d\u2019une civilisation, il retrace l\u2019\u00e9volution de l\u2019Europe, confrontant son destin \u00e0 celui d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration et d\u2019une culture perdues. Il \u00e9crit <em>Schachnovelle <\/em>(<em>Le Joueur d\u2019\u00e9checs<\/em>), qui sera publi\u00e9 \u00e0 titre posthume.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1942 : Moralement d\u00e9truit par son exil et les suites de la guerre, Zweig se suicide avec son \u00e9pouse, le 23 f\u00e9vrier. Il laisse cette lettre :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00a0<\/em><em>Avant de quitter la vie de ma propre volont\u00e9 et avec ma lucidit\u00e9, j\u2019\u00e9prouve le besoin de remplir un dernier devoir : adresser de profonds remerciements au Br\u00e9sil, ce merveilleux pays qui m\u2019a\u00a0<\/em><em>procur\u00e9, ainsi qu\u2019\u00e0 mon travail, un repos si amical et si hospitalier. De jour en jour, j\u2019ai appris \u00e0 l\u2019aimer davantage et nulle part ailleurs je n\u2019aurais pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e9difier une nouvelle existence, maintenant\u00a0<\/em><em>que le monde de mon langage a disparu pour moi et que ma patrie spirituelle, l\u2019Europe, s\u2019est d\u00e9truite elle-m\u00eame. Mais \u00e0 soixante ans pass\u00e9s il faudrait avoir des forces particuli\u00e8res pour recommencer sa vie de fond en comble. Et les <\/em><em>miennes sont \u00e9puis\u00e9es par les longues ann\u00e9es d\u2019errance. Aussi, je pense qu\u2019il vaut mieux mettre fin \u00e0 temps, et la t\u00eate haute, \u00e0 une existence o\u00f9 le travail intellectuel a toujours \u00e9t\u00e9 la joie la plus pure et la libert\u00e9 individuelle le bien supr\u00eame de ce monde. Je salue tous mes amis. Puissent-ils voir encore l\u2019aurore apr\u00e8s la longue nuit ! Moi je suis trop impatient, je pars avant eux. <\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Stefan Zweig aux \u00e9ditions Sillage :\u00a0 Le Bouquiniste Mendel 1881 : Fils de Moritz Zweig, industriel juif ayant fait fortune dans le textile, et d\u2019Ida Brettauer, fille d\u2019un banquier, Stefan Zweig na\u00eet le 28 novembre \u00e0 Vienne, en Autriche. 1891 : Il entre au Maximilian Gymnasium, lyc\u00e9e r\u00e9put\u00e9 qu\u2019il d\u00e9crit comme un bagne. \u00c9lev\u00e9 dans [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-1695","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1695","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1695"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1695\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1854,"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1695\/revisions\/1854"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/editions-sillage.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1695"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}