{"id":1667,"date":"2017-07-19T15:56:50","date_gmt":"2017-07-19T13:56:50","guid":{"rendered":"http:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=1667"},"modified":"2017-07-20T18:11:19","modified_gmt":"2017-07-20T16:11:19","slug":"paul-leautaud","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=1667","title":{"rendered":"Paul L\u00e9autaud"},"content":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Paul L\u00e9autaud aux \u00e9ditions Sillage :<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/?p=160\"><em>In memoriam<\/em><\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/blockquote>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1833 alignright\" src=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/Le\u0301autaud.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"249\" srcset=\"https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/Le\u0301autaud.jpg 200w, https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/Le\u0301autaud-120x150.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/>1872\u202f: Naissance de Paul L\u00e9autaud \u00e0 Paris, le 18 janvier. Il est le fils unique d\u2019un couple non mari\u00e9, compos\u00e9 de Firmin L\u00e9autaud, r\u00e9gisseur et acteur de th\u00e9\u00e2tre, et de Jeanne Forestier, de vingt ans plus jeune que lui. Firmin L\u00e9autaud \u00e9tait auparavant en m\u00e9nage avec Fanny Forestier, s\u0153ur a\u00een\u00e9e de Jeanne, avec qui il eut une fille, H\u00e9l\u00e8ne. Jeanne Forestier abandonne son fils les jours suivant sa naissance.<\/p>\n<p>1874\u202f: Firmin L\u00e9autaud engage une bonne, Marie Pez\u00e9, qui fera \u00e9galement office de nourrice pour son fils. Elle s\u2019attache beaucoup \u00e0 l\u2019enfant et t\u00e2che d\u2019emp\u00eacher qu\u2019il ne soit t\u00e9moin des liaisons de son p\u00e8re.<\/p>\n<p>1876\u202f: Paul entre \u00e0 l\u2019\u00e9cole protestante. Sa m\u00e8re, devenue actrice, l\u2019emm\u00e8ne pour la premi\u00e8re fois au th\u00e9\u00e2tre, \u00e0 la Com\u00e9die-Fran\u00e7aise. Ce sera l\u2019une de leurs rares rencontres. Son p\u00e8re, devenu souffleur \u00e0 la Com\u00e9die-Fran\u00e7aise, l\u2019emm\u00e8ne r\u00e9guli\u00e8rement au th\u00e9\u00e2tre avec lui.<\/p>\n<p>1880\u202f: Son p\u00e8re se met en m\u00e9nage avec une jeune fille de seize ans, Louise Viale, et renvoie Marie Pez\u00e9, que cette relation scandalise. Fanny Forestier s\u2019occupe de son neveu, dont elle restera proche.<\/p>\n<p>1882\u202f: D\u00e9m\u00e9nagement \u00e0 Courbevoie. Paul entre \u00e0 l\u2019\u00e9cole communale et rencontre Adolphe Van Bever\u00a0; leur amiti\u00e9 durera jusqu\u2019au d\u00e9c\u00e8s de ce dernier, en 1927. D\u00e9c\u00e8s d\u2019H\u00e9l\u00e8ne, sa demi-s\u0153ur.<\/p>\n<p>1884\u202f: Naissance de Maurice, son demi-fr\u00e8re, issu de la relation entre son p\u00e8re et Louise Viale, qui finiront par se marier en 1895.<\/p>\n<p>1887\u202f: Paul obtient son certificat d\u2019\u00e9tudes. Il travaille comme apprenti \u00e0 la Compagnie des Indes\u00a0; son p\u00e8re confisque l\u2019essentiel de son salaire.<\/p>\n<p>1888\u202f: Il exerce divers emplois mineurs dans une fabrique de lessive, puis pour une marque d\u2019eau min\u00e9rale et une compagnie d\u2019assurances.<\/p>\n<p>1889\u202f: D\u00e9but d\u2019une liaison avec Jeanne Mari\u00e9, s\u0153ur de son ami d\u2019enfance L\u00e9on Mari\u00e9. Il travaille quelques mois pour le journal <em>La R\u00e9publique fran\u00e7aise<\/em>, dirig\u00e9 par Joseph Reinach et Jules Ferry.<\/p>\n<p>1890\u202f: Toujours sans emploi stable, il quitte la maison paternelle pour s\u2019installer un temps avec Jeanne Mari\u00e9 dans un petit logement qu\u2019elle occupe \u00e0 Paris, avant de s\u2019installer seul dans une mansarde de la rue Monsieur-le-Prince.<\/p>\n<p>1891\u202f: Il \u00e9crit quotidiennement une centaine de vers. Il continue de voir Jeanne Mari\u00e9, qui a pourtant rencontr\u00e9 un nouvel amant. Sans situation stable, il se laisse convaincre par son p\u00e8re de s\u2019enr\u00f4ler. Engag\u00e9 volontaire pour trois ans dans les chasseurs \u00e0 pied, il entre \u00e0 la caserne de Courbevoie, o\u00f9 il occupe un emploi de bureau.<\/p>\n<p>1892\u202f: Apr\u00e8s avoir pass\u00e9 trois mois au Val-de-Gr\u00e2ce pour des troubles cardiaques, il est r\u00e9form\u00e9 pour sa mauvaise vue. Rupture d\u00e9finitive avec Jeanne Mari\u00e9. Il trouve une place dans une ganterie\u00a0; son salaire lui permet de quitter le domicile de son p\u00e8re, avec qui la relation est plus que jamais difficile, et de louer une chambre \u00e0 Paris. Il fait para\u00eetre une revue \u00e0 l\u2019existence \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, <em>Les Ind\u00e9pendants<\/em>, avec Adolphe Van Bever et le soutien financier de sa marraine, Blanche Boissard, actrice \u00e0 la Com\u00e9die-Fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>1893\u202f: Il publie des po\u00e8mes dans <em>Le Courrier fran\u00e7ais<\/em> sur son amour malheureux pour Jeanne Mari\u00e9. D\u00e9but de l\u2019\u00e9criture de son <em>Journal litt\u00e9raire<\/em>.<\/p>\n<p>1894\u202f: D\u00e9couverte de Stendhal, qui deviendra l\u2019un de ses auteurs de pr\u00e9dilection et dont il \u00e9ditera plusieurs textes au <em>Mercure de France<\/em>. Il trouve une place de troisi\u00e8me clerc dans l\u2019\u00e9tude du notaire Barberon.<\/p>\n<p>1895\u202f: Publication d\u2019une \u00e9l\u00e9gie dans la revue du <em>Mercure de France<\/em>. Il tombe amoureux de la pupille de son p\u00e8re, Georgette.<\/p>\n<p>1896\u202f: En juin, parution de son <em>Essai de sentimentalisme<\/em> dans la revue du <em>Mercure<\/em> <em>de France<\/em>. Il devient un proche de son directeur, Alfred Vallette.<\/p>\n<p>1897\u202f: Parution du deuxi\u00e8me <em>Essai de sentimentalisme<\/em> en avril dans le <em>Mercure<\/em>. Il fr\u00e9quente les milieux litt\u00e9raires et rencontre Mallarm\u00e9, Rodenbach et Remy de Gourmont. Il noue une amiti\u00e9 avec Paul Val\u00e9ry. Au <em>Mercure<\/em>, il fait la connaissance de Rachilde, Jean de Tinan et Jarry.<\/p>\n<p>1898\u202f: D\u00e9but d\u2019une liaison avec Blanche Blanc.<\/p>\n<p>1900\u202f: Parution de <em>Po\u00e8tes d\u2019aujourd\u2019hui<\/em>, <em>1880<\/em><em>&#8211;<\/em><em>1900<\/em>, anthologie con\u00e7ue avec Adolphe Van Bever.<\/p>\n<p>1902\u202f: En automne, son premier roman, <em>Le Petit Ami<\/em>, est publi\u00e9 dans la revue du <em>Mercure<\/em>. Il quitte l\u2019\u00e9tude Barberon pour une place lucrative chez un liquidateur judiciaire, M.\u00a0Lemarquis.<\/p>\n<p>1903\u202f: Georgette, qu\u2019il a continu\u00e9 de voir en d\u00e9pit de sa liaison avec Blanche Blanc, quitte la France pour l\u2019Angleterre, ce qui l\u2019affecte profond\u00e9ment. Parution en volume du<em> Petit Ami<\/em>. Son p\u00e8re meurt le 27 f\u00e9vrier.<\/p>\n<p>1904\u202f: D\u00e9but d\u2019une amiti\u00e9 avec Marcel Schwob. Relation ambigu\u00eb avec Marguerite Moreno.<\/p>\n<p>1905\u202f: Publication de <em>In Memoriam<\/em> en deux livraisons dans la revue du<em> Mercure de France<\/em>. Il signe pour la premi\u00e8re fois, dans cette m\u00eame revue, une chronique th\u00e9\u00e2trale du nom de Maurice Boissard.<\/p>\n<p>1906\u202f: Publication de <em>Amours<\/em> dans le <em>Mercure de France<\/em>. Il a le projet de regrouper <em>In Memoriam<\/em> et <em>Amours<\/em> sous le titre <em>Le Pass\u00e9 ind\u00e9fini<\/em>. Apr\u00e8s avoir r\u00e9ussi \u00e0 amasser un peu d\u2019argent en participant \u00e0 des liquidations importantes, il quitte son emploi aupr\u00e8s de M.\u00a0Lemarquis et se consacre exclusivement \u00e0 son activit\u00e9 litt\u00e9raire.<\/p>\n<p>1907\u202f: Son capital s\u2019\u00e9puisant plus vite que pr\u00e9vu, il cherche une nouvelle situation. Il commence \u00e0 r\u00e9diger r\u00e9guli\u00e8rement des chroniques dramatiques pour le <em>Mercure de France<\/em>. Remy de Gourmont lui propose une place d\u2019employ\u00e9 aux \u00e9ditions du <em>Mercure<\/em>, qu\u2019il accepte apr\u00e8s beaucoup d\u2019h\u00e9sitations. Il renonce au dernier moment \u00e0 faire para\u00eetre <em>Le Pass\u00e9 ind\u00e9fini<\/em>, qu\u2019il juge inachev\u00e9.<\/p>\n<p>1909\u202f: La relation avec Blanche se d\u00e9grade.<\/p>\n<p>1911\u202f: Sa passion pour les animaux le conduit \u00e0 rencontrer Anne Cayssac, avec qui il aura une relation sentimentale orageuse \u00e0 partir de 1914 et qu\u2019il surnommera le Fl\u00e9au.<\/p>\n<p>1912\u202f: Sa relation avec Blanche se termine. Il recueille des dizaines de chats et de chiens dans son pavillon de la rue Gu\u00e9rard, \u00e0 Fontenay-aux-Roses, rachet\u00e9 \u00e0 Blanche qui y avait fond\u00e9 une pension de famille. Il y vivra jusqu\u2019en janvier 1956, quelques semaines avant sa mort.<\/p>\n<p>1914\u202f: Le d\u00e9but de la guerre ne suscite en lui aucun \u00e9lan patriotique. \u00c0 l\u2019approche des troupes allemandes, il fuit Paris avec Anne Cayssac et se r\u00e9fugie \u00e0 Pornic. Retour \u00e0 Paris en d\u00e9cembre.<\/p>\n<p>1915\u202f: Du fait de la guerre, son salaire au <em>Mercure <\/em>se trouve nettement diminu\u00e9. Grandes difficult\u00e9s financi\u00e8res.<\/p>\n<p>1916\u202f: D\u00e9c\u00e8s de sa m\u00e8re.<\/p>\n<p>1920\u202f: Suite aux r\u00e9clamations de lecteurs et \u00e0 des plaintes de Rachilde, L\u00e9autaud perd son poste de chroniqueur th\u00e9\u00e2tral dans la revue du <em>Mercure<\/em>, mais Alfred Vallette cr\u00e9e pour lui la <em>Gazette d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui<\/em>.<\/p>\n<p>1921\u202f: Sur proposition de Jacques Rivi\u00e8re, L\u00e9autaud obtient la rubrique th\u00e9\u00e2trale de la <em>Nouvelle Revue Fran\u00e7aise<\/em>. Il d\u00e9missionne deux ans plus tard, refusant de supprimer un passage d\u2019une de ses chroniques.<\/p>\n<p>1922\u202f: Colette, qui travaille pour l\u2019\u00e9diteur Ferenczi, F\u00e9lix F\u00e9n\u00e9on, aux \u00e9ditions de la Sir\u00e8ne, ou encore Bernard Grasset demandent des textes \u00e0 L\u00e9autaud. Il ne leur en \u00e9crit pas. Rencontre pour la premi\u00e8re fois Marie Dormoy dans les bureaux du <em>Mercure<\/em>.<\/p>\n<p>1923\u202f: Il accepte de prendre la rubrique th\u00e9\u00e2trale des <em>Nouvelles litt\u00e9raires<\/em>. Il d\u00e9missionne apr\u00e8s quelques mois plut\u00f4t que d\u2019accepter de supprimer une phrase antimilitariste qui d\u00e9pla\u00eet \u00e0 la r\u00e9daction.<\/p>\n<p>1924\u202f: Relation tumultueuse avec Anne Cayssac. La mort du mari de cette derni\u00e8re les rapproche bri\u00e8vement.<\/p>\n<p>1925\u202f: L\u00e9autaud trompe Anne Cayssac avec une femme nettement plus jeune que lui. Il met un terme \u00e0 cette liaison lorsqu\u2019Anne Cayssac la d\u00e9couvre.<\/p>\n<p>1927\u202f: Mort de son ami Adolphe Van Bever.<\/p>\n<p>1929\u202f: Publication de <em>Passe<\/em><em>&#8211;<\/em><em>temps<\/em>.<\/p>\n<p>1930\u202f: Premier projet de contrat avec Vallette pour la publication du <em>Journal<\/em>. Il fait la connaissance de l\u2019abb\u00e9 Mugnier.<\/p>\n<p>1931\u202f: Rencontre Julien Benda.<\/p>\n<p>1932\u202f: Aragon est poursuivi pour son po\u00e8me <em>Front rouge<\/em>. L\u00e9autaud signe une p\u00e9tition des Surr\u00e9alistes en sa faveur. Marie Dormoy, directrice de la biblioth\u00e8que litt\u00e9raire Jacques Doucet depuis la mort du collectionneur en 1929, tente de le convaincre de vendre son <em>Journal litt\u00e9raire<\/em> \u00e0 la biblioth\u00e8que.<\/p>\n<p>1933\u202f: Signature d\u2019un contrat avec le <em>Mercure<\/em> pour la publication de son <em>Journal litt\u00e9raire<\/em>. En janvier, d\u00e9but d\u2019une longue liaison avec Marie Dormoy, qu\u2019il fr\u00e9quente parall\u00e8lement \u00e0 Anne Cayssac.<\/p>\n<p>1934\u202f: Parution d\u2019une br\u00e8ve suite d\u2019aphorismes sous le titre <em>Amour<\/em>. Ils sont principalement tir\u00e9s du <em>Journal particulier<\/em> qu\u2019il tient de sa relation avec Marie Dormoy.<\/p>\n<p>1935\u202f: Mort d\u2019Alfred Vallette. Georges Duhamel devient le directeur du <em>Mercure de France<\/em>. Vivement encourag\u00e9 par Marie Dormoy, L\u00e9autaud travaille \u00e0 la mise au net de son <em>Journal<\/em> afin qu\u2019il puisse \u00eatre dactylographi\u00e9, et pr\u00e9pare pour le <em>Mercure<\/em> un choix d\u2019extraits des ann\u00e9es 1905, 1906 et 1907.<\/p>\n<p>1938\u202f: L\u00e9autaud accepte, \u00e0 la demande de Jean Paulhan, de reprendre la chronique dramatique dans la <em>Nouvelle Revue Fran\u00e7aise<\/em>. Georges Duhamel abandonne la direction du <em>Mercure de France\u00a0<\/em>; il est remplac\u00e9 par Jacques Bernard.<\/p>\n<p>1939\u202f: Ses chroniques paraissent en janvier dans la <em>N.R.F.<\/em>, mais cessent trois mois plus tard, suite \u00e0 un conflit avec une partie de l\u2019\u00e9quipe de la revue. Fin de sa liaison avec Marie Dormoy, qui restera sa plus proche amie et l\u2019accompagnatrice infatigable de la publication du <em>Journal<\/em>.<\/p>\n<p>1940\u202f: Publication d\u2019extraits du <em>Journal <\/em>au<em> Mercure de France<\/em>. Il reprend la chronique dramatique de la <em>N.R.F<\/em>. \u00e0 la demande de Drieu la Rochelle.<\/p>\n<p>1941\u202f: Une seule des ses chroniques dramatiques est autoris\u00e9e \u00e0 la publication par Drieu la Rochelle. L\u00e9autaud est licenci\u00e9 du <em>Mercure<\/em> par Jacques Bernard. Sans ressources, il vit dans un grand d\u00e9nuement.<\/p>\n<p>1942\u202f: Jean Loize organise, dans sa galerie, une exposition pour le soixante-dixi\u00e8me anniversaire de L\u00e9autaud. La publication de quelques extraits du <em>Journal<\/em> dans la <em>N.R.F.<\/em> et dans <em>Com\u0153dia<\/em>, ainsi qu\u2019une petite pension attribu\u00e9e par le minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation nationale, lui permettent de survivre.<\/p>\n<p>1943\u202f: Marie Dormoy parvient enfin \u00e0 faire acheter par la biblioth\u00e8que Jacques Doucet une premi\u00e8re partie du manuscrit du <em>Journal<\/em>. L\u00e9autaud re\u00e7oit 45.000 francs. La deuxi\u00e8me partie sera rachet\u00e9e en 1950, pour 110.000 francs.<\/p>\n<p>1944\u202f: Son pacifisme et son anti-patriotisme lui font regarder avec m\u00e9fiance l\u2019enthousiasme qui suit la Lib\u00e9ration.<\/p>\n<p>1945\u202f: L\u00e9autaud est tr\u00e8s affect\u00e9 par la mort de Paul Val\u00e9ry. Arrestation de Jacques Bernard, directeur du <em>Mercure<\/em> durant l\u2019Occupation. L\u00e9autaud refusera de t\u00e9moigner \u00e0 charge durant son proc\u00e8s.<\/p>\n<p>1947\u202f: La publication de la revue du <em>Mercure<\/em> reprend\u00a0; des extraits du <em>Journal<\/em> y sont publi\u00e9s.<\/p>\n<p>1948\u202f: Il fait para\u00eetre \u00e0 compte d\u2019auteur une courte brochure intitul\u00e9e <em>Petit D\u00e9bat litt\u00e9raire<\/em>, des suites d\u2019une dispute avec Georges Duhamel.<\/p>\n<p>1949\u202f: Mort d\u2019Anne Cayssac en avril. Quelques mois plus tard, L\u00e9autaud br\u00fble certains de ses manuscrits, parmi lesquels une version remani\u00e9e d\u2019<em>In Memoriam<\/em>, ainsi que de nombreuses lettres.<\/p>\n<p>1950-1951\u202f: Les entretiens radiophoniques de L\u00e9autaud avec Robert Mallet rencontrent un tr\u00e8s vif succ\u00e8s et le font conna\u00eetre du grand public. Quarante-trois entretiens sont r\u00e9alis\u00e9s, au lieu des dix initialement pr\u00e9vus. Gallimard en publie la transcription en 1951. Cette r\u00e9ussite inattendue am\u00e9liore nettement sa situation financi\u00e8re.<\/p>\n<p>1952\u202f: Pour ses quatre-vingts ans, le<em> Mercure <\/em>lui rend hommage en lui d\u00e9diant un num\u00e9ro sp\u00e9cial.<\/p>\n<p>1954\u202f: D\u00e9but de l\u2019\u00e9dition compl\u00e8te du <em>Journal litt\u00e9raire<\/em> avec un premier volume qui para\u00eet en automne. Les ventes sont tr\u00e8s bonnes. La publication, en dix-neuf volumes, s\u2019\u00e9talera jusqu\u2019en 1966.<\/p>\n<p>1955\u202f: Proc\u00e8s avec la maison d\u2019\u00e9dition Plon au sujet d\u2019un manuscrit vol\u00e9. L\u00e9autaud est d\u00e9fendu par l\u2019avocat Maurice Gar\u00e7on. Son \u00e9tat de sant\u00e9 se d\u00e9grade.<\/p>\n<p>1956\u202f: Il continue de s\u2019affaiblir, et sa vue baisse dangereusement. Sur l\u2019avis de son m\u00e9decin, il se r\u00e9sout \u00e0 quitter son pavillon de Fontenay-aux-Roses, qu\u2019il habitait depuis 1912. Il confie ses deux derniers chats \u00e0 des amis et se rend \u00e0 la Vall\u00e9e-aux-Loups, maison de sant\u00e9 dirig\u00e9e par le docteur Le Savoureux, o\u00f9 il meurt dans son sommeil le 22 f\u00e9vrier.<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong><a id=\"biblio\"><\/a>Rep\u00e8res bibliographiques<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u0152uvres litt\u00e9raires<\/strong><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>Le Petit Ami<\/em>, Paris, Mercure de France, 1903.<\/p>\n<p><em>Chronique dramatique. \u00ab\u00a0Ma Pi\u00e8ce pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e\u00a0\u00bb<\/em> (sous le pseudonyme de Maurice Boissard), Abbeville, F. Paillard (impr.), 1923.<\/p>\n<p><em>Chronique dramatique. \u00ab\u00a0Madame Cantili\u00a0\u00bb<\/em>, suivi de <em>Mots, propos et anecdotes <\/em>(sous le pseudonyme de Maurice Boissard), Paris, La Centaine, 1925.<\/p>\n<p><em>Chroniques. \u00ab\u00a0L<\/em><em>\u202f<\/em><em>\u2019Alphabet des lettres\u00a0\u00bb<\/em>, Paris, La Cit\u00e9 des livres, 1925.<\/p>\n<p><em>Vill\u00e9giature<\/em>, suivi de <em>Un livre sur Paris<\/em> (sous le pseudonyme de Maurice Boissard), Paris, \u00c9ditions de la Belle page, 1926.<\/p>\n<p><em>Le Th\u00e9\u00e2tre de Maurice Boissard, 1907<\/em><em>&#8211;<\/em><em>1923<\/em>, Paris, Gallimard, 1926.<\/p>\n<p><em>Gazette d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui. Petit suppl\u00e9ment \u00e0 une gazette scandaleuse<\/em>, Paris, La Centaine, 1928.<\/p>\n<p><em>M\u00e9lange. Souvenirs de Basoche. M\u00e9nagerie intime. Amour. Femmes, etc.<\/em>, Paris, \u00c9ditions de la Belle Page, 1928.<\/p>\n<p><em>Passe<\/em><em>&#8211;<\/em><em>temps<\/em>, Paris, Mercure de France, 1929.<\/p>\n<p><em>Amour<\/em>, Paris, \u00c9ditions Spirale, 1934.<\/p>\n<p><em>Amour\u00a0: aphorismes<\/em>, Paris, Mercure de France, 1939.<\/p>\n<p><em>Notes retrouv\u00e9es<\/em>, Paris, J. Haumont, 1942.<\/p>\n<p><em>Propos d\u2019un jour<\/em>, Paris, Mercure de France, 1947.<\/p>\n<p><em>Entretiens avec Robert Mallet <\/em>(retranscription d\u2019entretiens radiophoniques), Paris, Gallimard, 1951.<\/p>\n<p><em>\u0152uvres. Le Petit Ami, <\/em>pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019<em>Essais<\/em> et suivi de<em> In Memoriam <\/em>et <em>Amours<\/em>, Paris, Mercure de France, 1956.<\/p>\n<p><em>Le Th\u00e9\u00e2tre de Maurice Boissard<\/em>, 2 tomes (I\u00a0: 1907-1914. II\u00a0: 1915-1941), Paris, Gallimard, 1958.<\/p>\n<p><em>Bestiaire<\/em>, Paris, Grasset, 1959.<\/p>\n<p><em>Po\u00e9sies<\/em>, Paris, Le B\u00e9lier, 1963.<\/p>\n<p><em>Le Petit Ouvrage inachev\u00e9<\/em>, Paris, Le B\u00e9lier, 1964.<\/p>\n<p><strong>Essais<\/strong><\/p>\n<p><em>Po\u00e8tes d\u2019aujourd\u2019hui, 1880<\/em><em>&#8211;<\/em><em>1900<\/em>, anthologie, Paul L\u00e9autaud et Adolphe Van Bever (\u00e9ds.), Paris, Mercure de France, 1900. Deux \u00e9ditions augment\u00e9es para\u00eetront au Mercure de France\u00a0: en 1908 (2 vol.) et en 1929 (3 vol.).<\/p>\n<p><em>Henri de R\u00e9gnier<\/em>, biographie, Paris, E. Sansot, 1904.<\/p>\n<p><em>Adolphe Van Bever<\/em>, Paris, Champion, 1927.<\/p>\n<p><em>Marly<\/em><em>&#8211;<\/em><em>le<\/em><em>&#8211;<\/em><em>Roy et environs<\/em>, Paris, \u00c9ditions du B\u00e9lier, 1945.<\/p>\n<p><strong>Journal<\/strong><\/p>\n<p>L<em>\u202f<\/em>\u2019\u00e9dition de r\u00e9f\u00e9rence du <em>Journal<\/em> de L\u00e9autaud a paru au Mercure de France, en 19 volumes, sous le titre <em>Journal litt\u00e9raire 1893<\/em><em>&#8211;<\/em><em>1956<\/em>, entre 1954 et 1966.<\/p>\n<p>De nombreux fragments en avaient \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s en revue, notamment dans la revue du <em>Mercure<\/em> et dans la <em>N.R.F. <\/em>Certains fragments avaient fait l\u2019objet de publication en plaquette. Citons\u00a0:<\/p>\n<p><em>Journal litt\u00e9raire, fragments sur Remy de Gourmont, 1897<\/em><em>&#8211;<\/em><em>1905<\/em>, Paris, Champion, 1926.<\/p>\n<p><em>Georgette. Journal litt\u00e9raire, 1903, <\/em>suivi de <em>Petites notes sur Alfred Vallette <\/em>et de<em> Fagus<\/em>, Bruxelles, \u00c9ditions de la \u00ab\u00a0Nouvelle revue Belgique\u00a0\u00bb, 1942.<\/p>\n<p><em>Journal litt\u00e9raire, fragment, 1946<\/em>, Paris, L<em>\u202f<\/em>\u2019Originale, 1948.<\/p>\n<p>Son <em>Journal particulier<\/em>, rendant compte de sa vie intime et tenu \u00e0 part, a fait l\u2019objet de plusieurs publications\u00a0:<\/p>\n<p><em>Journal particulier<\/em>, 2 tomes (I\u00a0: 1917-1924. II\u00a0: 1925-1950), Monte-Carlo, \u00c9ditions du Cap, 1956.<\/p>\n<p><em>Journal particulier\u00a0: 1933<\/em>, Paris, Mercure de France, 1985.<\/p>\n<p><em>Le Fl\u00e9au\u00a0: journal particulier, 1917<\/em><em>&#8211;<\/em><em>1930, suivi d\u2019un fragment in\u00e9dit, 1932<\/em>, Paris, Mercure de France, 1989.<\/p>\n<p><em>Journal particulier\u00a0: 1935<\/em>, Paris, Mercure de France, 2012.<\/p>\n<p><strong>Correspondance<\/strong><\/p>\n<p><em>Lettres \u00e0 Paul Val\u00e9ry, Rachilde, Marcel Schwob, Adolphe Paupe, Ch.<\/em><em>&#8211;<\/em><em>H. Hirsch, Remy de Gourmont, Marie Laurencin, Andr\u00e9 Gide, Andr\u00e9 Billy, Paul Morisse, Andr\u00e9 Rouveyre, Guillaume Apollinaire, etc. 1902<\/em><em>&#8211;<\/em><em>1918<\/em>, Paris, \u00c9ditions Mornay, 1929.<\/p>\n<p><em>Lettres \u00e0 ma m\u00e8re<\/em>, Paris, Mercure de France, 1956.<\/p>\n<p><em>Lettres \u00e0 Marie Dormoy<\/em>, Paris, Albin Michel, 1966.<\/p>\n<p><em>Paul L\u00e9autaud <\/em><em>&#8211;<\/em><em> Andr\u00e9 Billy. Correspondance 1912<\/em><em>&#8211;<\/em><em>1955<\/em>, Paris, Le B\u00e9lier, 1968.<\/p>\n<p><em>Correspondance g\u00e9n\u00e9rale de Paul L\u00e9autaud. 1878<\/em><em>&#8211;<\/em><em>1956<\/em>, Marie Dormoy (\u00e9d.), Paris, Flammarion, 1971.<\/p>\n<p><strong>\u00c9tudes critiques<\/strong><\/p>\n<p>Suar\u00e8s, Andr\u00e9, <em>Portrait de Paul L\u00e9autaud<\/em>, Paris, Librairie universelle, 1951.<\/p>\n<p>Dormoy, Marie, <em>L\u00e9autaud<\/em>, Paris, Gallimard, 1958.<\/p>\n<p>Dormoy, Marie, <em>Paul L\u00e9autaud. Images et textes<\/em>, Paris, Mercure de France, 1969.<\/p>\n<p>Dormoy, Marie, <em>La Vie secr\u00e8te de Paul L\u00e9autaud<\/em>, Paris, Flammarion, 1971.<\/p>\n<p>Mahieu, Raymond, <em>Paul L\u00e9autaud\u00a0: la recherche de l\u2019identit\u00e9, 1872<\/em><em>&#8211;<\/em><em>1914<\/em>, Paris, Minard, 1974.<\/p>\n<p>Harding, James, <em>Lost illusions\u00a0: Paul L\u00e9autaud and his world<\/em>, Londres, Allen\u00a0&amp; Unwin, 1974.<\/p>\n<p>Silve, \u00c9dith, <em>Paul L\u00e9autaud et le <\/em>Mercure de France<em>\u00a0: chronique publique et priv\u00e9e\u00a0: 1914<\/em><em>&#8211;<\/em><em>1941<\/em>, Paris, Mercure de France, 1985.<\/p>\n<p>Francq, Henri G. <em>Portrait of a misanthrope<\/em>, Sherbrooke, Naaman, 1987.<\/p>\n<p>Sagaert, Martine, <em>Paul L\u00e9autaud<\/em>, Lyon, La Manufacture, 1988.<\/p>\n<p>Delerm, Philippe, <em>Maintenant, foutez<\/em><em>&#8211;<\/em><em>moi la paix\u00a0!<\/em>, Paris, Mercure de France, 2005.<\/p>\n<p>Koster, Serge, <em>L\u00e9autaud tel qu\u2019en moi<\/em><em>&#8211;<\/em><em>m\u00eame<\/em>, Paris, L\u00e9o Scheer, 2010.<\/p>\n<p>Mentionnons \u00e9galement les <em>Cahiers Paul L\u00e9autaud<\/em>, publication de l\u2019Association pour l\u2019\u00e9tude de Paul L\u00e9autaud et des revues litt\u00e9raires de son \u00e9poque, n\u00b0\u00a01-n\u00b0\u00a048, Paris, 1987-2010.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Paul L\u00e9autaud aux \u00e9ditions Sillage : In memoriam 1872\u202f: Naissance de Paul L\u00e9autaud \u00e0 Paris, le 18 janvier. Il est le fils unique d\u2019un couple non mari\u00e9, compos\u00e9 de Firmin L\u00e9autaud, r\u00e9gisseur et acteur de th\u00e9\u00e2tre, et de Jeanne Forestier, de vingt ans plus jeune que lui. 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