{"id":1559,"date":"2017-03-28T14:53:50","date_gmt":"2017-03-28T12:53:50","guid":{"rendered":"http:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=1559"},"modified":"2017-07-20T16:20:21","modified_gmt":"2017-07-20T14:20:21","slug":"dazai-osamu","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/editions-sillage.fr\/?page_id=1559","title":{"rendered":"Dazai Osamu"},"content":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Dazai Osamu aux \u00e9ditions Sillage :<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/?p=1552\">La Femme de Villon<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-1774 alignright\" src=\"http:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Dazai_Osamu-199x300.jpg\" alt=\"\" width=\"199\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Dazai_Osamu-199x300.jpg 199w, https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Dazai_Osamu-100x150.jpg 100w, https:\/\/editions-sillage.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Dazai_Osamu.jpg 220w\" sizes=\"auto, (max-width: 199px) 100vw, 199px\" \/>Dazai Osamu, de son vrai nom Shuji Tsushima, na\u00eet le 19 juin 1909 dans le village de Kanagi, au nord de Honshu, la plus grande \u00eele du Japon. Il est issu d\u2019une riche famille de propri\u00e9taires terriens\u00a0; son p\u00e8re est membre de la Chambre des pairs de 1912 \u00e0 sa mort, en 1923. Tr\u00e8s vite, le gar\u00e7on se montre brillant \u00e9l\u00e8ve et s\u2019illustre par ses talents d\u2019\u00e9criture. \u00c0 l\u2019\u00e2ge de dix-huit ans, tr\u00e8s affect\u00e9 par le suicide de l\u2019\u00e9crivain Akutagawa Ryunosuke, le jeune homme d\u00e9laisse ses \u00e9tudes, se met \u00e0 boire, fr\u00e9quente des prostitu\u00e9es. Il fait une premi\u00e8re tentative de suicide en d\u00e9cembre 1929. En octobre de l\u2019ann\u00e9e suivante, il est chass\u00e9 de sa famille pour s\u2019\u00eatre li\u00e9 avec la geisha Hatsuyo Oyama. Le m\u00eame mois, il tente \u00e0 nouveau de se suicider, par noyade, \u00e0 Kamakura, avec une jeune femme qu\u2019il vient de rencontrer\u00a0: si lui-m\u00eame est sauv\u00e9, sa compagne y laisse la vie. Une enqu\u00eate polici\u00e8re lanc\u00e9e contre lui est abandonn\u00e9e apr\u00e8s intervention de sa famille. En d\u00e9cembre, Dazai \u00e9pouse Hatsuyo Oyama.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n Son engagement au sein du Parti communiste japonais, alors interdit, lui vaut d\u2019\u00eatre bient\u00f4t arr\u00eat\u00e9\u00a0; son fr\u00e8re a\u00een\u00e9 lui refuse d\u00e9sormais son secours financier. Dazai doit mener une existence clandestine. Son fr\u00e8re parvient \u00e0 retrouver sa trace et accepte \u00e0 nouveau de le pensionner, \u00e0 condition qu\u2019il renonce \u00e0 toute activit\u00e9 politique et reprenne ses \u00e9tudes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n D\u00e9bute alors pour lui une p\u00e9riode d\u2019intense production litt\u00e9raire. En 1933 para\u00eet la nouvelle <em>Le Train<\/em>, o\u00f9 il exp\u00e9rimente pour la premi\u00e8re fois le <em>watakushi shosetsu<\/em>, genre autobiographique \u00e9crit \u00e0 la premi\u00e8re personne, dont il deviendra un des repr\u00e9sentants les plus \u00e9minents. Signalons que cette nouvelle est aussi la premi\u00e8re qu\u2019il signe de son nom de plume. En mars 1935, conscient qu\u2019il ne pourra obtenir son dipl\u00f4me, Dazai met le point final \u00e0 la nouvelle <em>Mes derni\u00e8res ann\u00e9es<\/em> et tente de se suicider par pendaison. Trois semaines apr\u00e8s cette tentative, il est op\u00e9r\u00e9 pour une appendicite aigu\u00eb\u00a0; il d\u00e9veloppe pendant sa convalescence une addiction \u00e0 la morphine qui le conduit en h\u00f4pital psychiatrique puis, \u00e0 l\u2019automne 1936, en cure de d\u00e9sintoxication. Dazai ayant appris que son \u00e9pouse l\u2019avait tromp\u00e9 avec son meilleur ami au cours de cette cure, les deux \u00e9poux font une tentative de suicide, \u00e0 laquelle tous deux survivent\u00a0; ils divorcent peu apr\u00e8s. Dazai se remarie avec une professeur de coll\u00e8ge, Michiko Ishihara. Ils auront ensemble deux filles, Sonoko (1941) et Satoko (1947\u00a0\u2013 elle fera une carri\u00e8re d\u2019\u00e9crivain sous le nom de Yuko Tsushima), et un gar\u00e7on, Masaki (1944).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n Souffrant de la tuberculose, Dazai est exempt\u00e9 de service \u00e0 l\u2019entr\u00e9e en guerre du Japon, et r\u00e9ussit, non sans difficult\u00e9s, \u00e0 faire accepter ses r\u00e9cits par la censure. Au sommet de sa popularit\u00e9, il publie apr\u00e8s-guerre ses r\u00e9cits les plus marquants, tels que la nouvelle <em>La Femme de Villon<\/em> (1947) ou le roman <em>Soleil couchant<\/em> (1947)\u00a0\u2013 celui-ci trouve son origine dans des carnets tenus par Shizuko Ota, admiratrice de l\u2019auteur, \u00e0 qui elle donnera un fils, Haruko, en 1947. Mais Dazai, qui sombre dans l\u2019alcoolisme, voit sa sant\u00e9 se d\u00e9t\u00e9riorer rapidement. Il quitte femme et enfants en 1948 pour s\u2019installer avec Tomie Yamazaki, jeune veuve de guerre exer\u00e7ant le m\u00e9tier d\u2019esth\u00e9ticienne. Il \u00e9crit alors le roman <em>La D\u00e9ch\u00e9ance d\u2019un homme<\/em>. Le 13 juin, Dazai et Tomie se suicident par noyade dans le canal Tamagawa. Les corps sont retrouv\u00e9s le 19 juin, jour de son trente-neuvi\u00e8me anniversaire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dazai Osamu aux \u00e9ditions Sillage : La Femme de Villon Dazai Osamu, de son vrai nom Shuji Tsushima, na\u00eet le 19 juin 1909 dans le village de Kanagi, au nord de Honshu, la plus grande \u00eele du Japon. 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